La citoyennetĂ© ne signifie pas la mĂȘme chose pour tout le monde. Le mot lui-mĂȘme devient difficile Ă utiliser Ă cause de cela.
Par la nĂ©gative je dirais que quelquâun qui nâest pas citoyen est quelquâun qui ne peut pas participer Ă la vie politique qui le concerne. Aujourdâhui les Ă©trangers, par exemple, ou les enfants. Autrefois les femmes, les esclaves.
Dans ce cas, amener quelquâun Ă ĂȘtre citoyen, câest lâamener Ă comprendre et Ă participer Ă lâorganisation de la citĂ©.
Mais âcitoyennetĂ©â peut avoir dâautres significations. Bien souvent quand on parle dâanimation sur la citoyennetĂ© il sâagit dâencourager les enfants Ă respecter les rĂšgles et Ă ne pas se faire remarquer.
De façon gĂ©nĂ©rale ceux qui pensent comme ça diront plutĂŽt que la citoyennetĂ© signifie avoir des droits et des devoirs. HĂ©las bien souvent en animation les droits sont eux mĂȘmes des devoirs. Par exemple le droit de marcher, voire le droit de jouer, le droit de sâamuserâŠ
Au mieux ces âdroitsâ ne consistent quâĂ Ă©voluer dans les limites autorisĂ©es.
Tandis que dans la définition précédente, la citoyenneté consiste à modifier les limites.
Les animations sur la citoyennetĂ© quâon tâa demandĂ© sont donc des horreurs du genre montrer quâon respecte le tri sĂ©lectif, refaire un cadre autour du rĂšglement intĂ©rieur, rĂ©cupĂ©rer des dĂ©chets pour faire des activitĂ©s, aller une fois par an rendre visite Ă la maison de retraite, faire un affichage en braille, et biensĂ»r, last but not least, faire une grande fresque des droits et des devoirs des enfants.
Toutes ces dĂ©bilitĂ©s dont les enfants nâont absolument pas besoin ont pour thĂšme rĂ©el le civisme et non la citoyennetĂ©. Le civisme je dĂ©finirais ça comme une sorte de politesse vis Ă vis de la collectivitĂ©.