waouh ! époustouflant !
dis donc il pèse combien ton tyrannosaure ?
faut être costaud pour porter ça !
Exemple d’un autre grand jeu à la rivière :
la vallée des dinosaures.
J’ai construit une quinzaine de bestioles :
marionnettes, automates… (les photos sont
mauvaises parce que grand jeu de nuit,
avec peu d’éclairages pour garder un peu
de mystère)
Le diplodocus, caché derrière des arbres,
à côté de la petite cascade (il a fallu 4 ados
pour lever et manipuler le bestiot)
Le tyranosaure :
dont finallement la meilleur photo que j’ai
est celle que j’avais pris sur l’école :
et ici une photo rien que des pieds :
Le vélociraptor :
dont voici 2 photos lors de la construction
où l’on voit mieux :
le tricératops dans son œuf :
etc…
Les enfants arrivent vers 21 heures : il
sont accueillis par un drôle d’aventurier :
il leur explique qu’ici, il y a des années, a
disparu un célèbre archéologue…
Enfants et parents, qui ont amené leur lampes
de poches, me suivent à travers la forêt
jusqu’à la rivière : où les attendent 3 pré ados
(2 françaises et une néerlandaises) qui
distribuent des carnets d’aventure :
Les gens s’installent sur les moquettes,
entourés des enceintes cachées
(bruitages de forêt vierges, d’animaux
mystérieux) . Les jeunes
filles prennent les micros et commencent
à expliquer qu’ici, il y a des millions d’années,
il y avait un océan…. comme le démontre
les (vrais) fossiles que l’on trouve en quantité
autour de la rivière, sur les strates empilées…
Dans les carnets, écrits par le savant disparu,
qui explique qu’il y aurait ici des dinosaures
qui aurait survécu, il manque des informations :
certains poids, tailles ou info sur tel ou
tel dino, que les enfants peuvent rajouter
au fur et à mesure que les actrices parlent
des bestiots…
Puis la poursuite (vous savez, le type d’éclairage
qu’on voit en spectacle qui fait un rond de
lumière) commence à suivre les paroles
des filles. Et peu à peu apparaissent les
animaux : ça commence par le ptérosaure
là haut dans son arbre, qui attend sa maman
(un automate)
En parallèle, l’aventurier se déplace et
va voir de prêt les animaux : en fait, mon
personnage permet de synchroniser toute
l’équipe : les filles suivent mon rythme
(sinon elles lisent trop vite, même les
scènes où elles doivent jouer : “Tourne
l’éclairage vers la rivière : j’ai vu quelque
chose bouger !” etc…)
ainsi, quand j’approche d’eux, les enfants
qui manipulent les dinosaures, savent que
ça va être à eux.
On s’était rendu compte aux répétitions
de jour que les talkie-walkie ne suffisaient
pas pour tous se coordonner parfaitement.
Après les bestioles dans l’arbre et les
fourrets, côté spectateurs, je traverse la
rivière : la poursuite me suit : apparaît
dan l’eau un scorpion des mers (marionnette
flottante manipulée par un fil invisible)
Le scorpion
est effrayé par un dinosaure
(là, la manipulation se fait par dessous,
par un nageur en combinaison de plongée
et un tubas :
(gamine super courageuse, de nager dans
la rivière, de nuit, dans une eau pas très
chaude, sans repère visuel…)
Elle était invisible, parce que la nuit l’eau
est sombre et qu’il y a un nuage de fumée
balancée à son départ…
Je continue à me déplacer : cette fois, je
suis de l’autre côté de la rivière, sur la
plage :
En fait, chaque animal à nécessité un aménagement
pour lui. Par exemple l’œuf ci dessus : j’ai
enterré une dizaine de mètres de tuyau où
courent un fil de fer qui permet de faire éclore
le petit dinosaure.
Le vélociraptor, lui, à nécessité de creuser
une tranchée :
Mais pas seulement : il m’a fallu déplacer
aussi des plantes pour que, vu des spectateurs,
on ne puisse pas se douter qu’il y a une tranchée :
qu’il y ait “raccord” entre devant et derrière.
La tranchée donne sur un tunnel :
Il y a la même tranchée en face, pour
d’autres dinosaures :
Des spectateurs rien n’est visible :
Quelques autres animaux télécommandés :
et des petits dinosaures :
Je vous raconte pas l’impact qu’un tel jeu-spectacle
peut avoir sur des enfants : la nuit, la forêt,
le bruit de la cascade, les éclairages, les
animaux qui apparaissent un à un, alors
qu’on est collée au chaud prêt de papa ou
maman… et pour finir, le tyranausore qui
apparaît dans le dos, à moins de 5 mètres…
Et gros impact sur les enfants organisateurs,
habillés de noir de la tête au pied, cachés
ici et là… avec un de ces niveaux de stress…
Une soirée de plus qui me légitime encore
plus sur le camping, qui participe de ce que
je peux mettre en place ce type d’événement
avec l’accord du proprio…
Mais ce sont des mois de prépa…
à part la spéléo, tout ce que propose triblibli est totalement autorisé même en colo et accueil de loisirs, sans BE ou BP
Non ! Ce délire sécuritaire va bien au delà des
‘textes de lois”, d’interdits nationaux” :
une très grande part des interdits d’un lieu
sont propres à ce lieu, aux adultes de ce lieu !
C’est même la plus grande part de ce délire
sécuritaire ! Dans “la tête des gens”.
Et dans l’autocensure.
Sinon, qu’Est-ce que tu racontes ????
Il y a quand même des endroits (les terrains d’aventure ayant pour partie permis de faire perdurer ces pratiques de je fais “vraiment” seul) où ça se fait
Les terrains d’aventure, sont morts et enterrés.
Par volonté générale (politique, attente des parents)
Il y en aurait un dernier qui vivoterait
quelque part en France mais c’est tout.
Ce type d’accueil n’a eu aucune influence
sur les accueils actuels ! Qui sont l’antithèse
de ce qu’on put être ces t a !
Qui dans le sociocul connaît ce terme de
“terrain d’aventure” ? L’histoire de ce type
d’accueil ??? Leur philosophie ????
En France, c’est l’immédiat opposé qui a
été choisi pour accueillir les enfants : les
centres de loisirs, les colos… l’exact opposé
de cette idée de laisser un terrain d’expérience
aux enfants, une véritable autonomie,
la possibilité d’essayer…
Ce que tu dis n’a aucun sens : il n’y a en
France aucun héritage des terrains d’aventure
dans la prise en charge institutionnelle des
enfants.
Certains crétinissimes se flattent d’avoir en
France cette exception qu’est l’animation
sociocul, les centres de loisirs, les colos,
les animateurs Bafa…. C’est sans doute ce qui se fait de pire
en Europe s’agissant des enfants.
Et oui, j’ai un gros véhicule.
Pour la spéléo, j’ai un guide 🙂 mais je suis le seul a oser le proposer au tout petit.
à part la spéléo, tout ce que propose triblibli est totalement autorisé même en colo et accueil de loisirs, sans BE ou BP. Il y a quand même des endroits (les terrains d’aventure ayant pour partie permis de faire perdurer ces pratiques de je fais “vraiment” seul) où ça se fait, il faut juste en avoir conscience et préparer ça consciencieusement. C’est vrai aussi que cette capacité là ne s’apprend pas en bafa non plus…
J’ai la même question pour le matos, entre la machine à bulles, les marionnettes de tyrex et autre, la machine qui te fout des coups dès qu’elle tourne (ça c’est un truc géant), et le reste, tu te fais livrer en super puma ?
La question c’est de trouver le juste milieu comme le dit moilapa.
Du moment que tu toi tu sentes bien dans ce que tu fais et que les enfants aussi, quel soucis ??
Chaque animateur est différent.
Je travaille en accueil de loisirs avec des 3 – 12 ans et je m’autorise quelque liberté sinon on ne pourrai plus rien faire.
On va dans la forêt, on monte au arbre, on fait des cabane, je fais utilisé des scies, des opinel aux enfants.
Les enfants manipules aussi cutter et pisto-colle (autant des 4-5 ans que les grands).
Je leur fait faire de la slackline, de la spéléo (même pour les 4 ans, je suis le seul ici a le faire)….
y’a pas plein d’exemples et j’ai pas pour autant eu d’accident.
Je réfléchi avant, pendant et après.
sur le comment faire, l’amener, faire participer les enfants.
moi ce qui m’impressionne c’est le matériel que tu possède moilapapa. Tu te déplace en semi remorque ? 😀
Bin, déjà, sur ce “danger”, il y a quelque
chose de culturelle avec cette notion.
De relatif.
Ce qui semble totalement impensable en
colo aujourd’hui, était du “normal” hier.
Par exemple quand je compare avec les
colos des années 70 : non seulement les
mômes avaient presque tous un couteau
dans les colos où j’étais, mais cela faisait
partie de la liste que l’organisateur demandait
aux familles, entre tant de chaussettes et
de pull…
Aujourd’hui, si un anim’ trouve un couteau
dans la valise d’un marmot, il sera à deux
doigts d’appeler le FBI.
Je ne parle même pas de radeaux, de jeux à la
rivière, de grimper dans les arbres, etc…
Y a t-il une corelation établie entre le
nombre d’accident en colo et la surenchère
de lois, interdits, décrets ?
Est-ce que l’on en arrive pas à un niveau
où ce délire sécuritaire devient contradictoire
avec les belles théories revendiquées dans
les différents projets écrits ?
encore une fois : voir ces travaux de
la sécuritée routière aux moment où
les mômes arrivent au collège, maintes
fois citée sur le forum…
Sur le côté relatif : si je compare ce grand
jeu à la rivière, telle que je l’ai préparé
et mis en place, avec le fait de jouer au
foot dans la cour de l’école goudronnée :
ce n’est pas le foot que je “retiendrais”
pour le “moins dangereux”…
Sinon : sur le point de vue “conséquences
pénales” pour l’animateur : effectivement
on est déjà pas en colo.
Et c’est ce que je cherche dans l’animation
en camping : pouvoir encore créer, inventer,
jouer, sans qu’un trou du cul viennent baliser
jusqu’à la façon de chier de chacun…
Le côté un peu “flou” , “bancale” de
ces situations ne changera rien au fait que
si l’on cherche une responsabilité celle de
l’animateur pourra être interrogée…
La question étant la conscience de ces enjeux
pour l’animateur. Le fait de choisir.
La présence des parents, le “les enfants
sont sous la responsabilité de leurs parents”
jouant en partie dans ce questionnement.
Sinon :
Qu’est- ce que l’on maîtrise ?
Quelles risques est-on prêt à prendre (ce
qui sous-entend que l’on connaît ces risques)
Que reste t-il à faire si l’on pense avec cette
logique délirante du tout sécuritaire ?
Que veux t-on pour ces mômes : des bulles
à l’abris de tout microbe ? Loin de la vie ?
Que veulent les parents ?
Est-ce qu’un animateur Bafa est prêt (armer)
pour animer hors acm, en camping ?
Certainement pas.
Salut Moilapa,
Merci de ces partages, enrichissants et plaisants à lire, dans le contenu et le visuel.
Par rapport au jeu familial que tu as mis en place, quelle a été ta réflexion/position par rapport à tous les jeux “à risques” proposés ? je pense notamment à la tyrolienne et autres traversées de gué.
Mon expérience étant pratiquement tournée uniquement vers les colos, je me suis dit “mais moi, en terme de responsabilité en cas d’accident, proposer ce type d’activités sans Brevet fédéral, sans casque, sans ….c’est impossible !”
Cela m’intéresse de connaitre ta posture. Te sens tu plus libre parce que c’est en camping ? parce que les parents sont à proximité ? Est ce déjà arrivé que l’on te reproche un accident suite à une jeu de ce type proposé ?
Merci.
Mercredi
Le mercredi : jour de grand jeu familial.
Si grand jeu le soir : après-midi d’installation
(et non de préparation)
Si l’après-midi : matinée d’installation.
Et très souvent la veille aussi.
Exemple : le grand jeu aventure :
Ca se passe à la rivière dans un espace
que j’ai aménagé au fil des mois :
il y a tout un parcours en carrés de moquettes :
que les enfants parcourent comme ils
veulent (les plus petits suivis par un adulte,
le parent le plus souvent, sinon une des gamines
de mon groupe de pré-ados).
‘faut juste pas marcher sur les rouges !
Ce sont des parcours qui se séparent, se
croisent, traversent la rivière de 7 façons
différentes…
On peut par exemple passer sur ce pont :
ou celui-ci :
ou ce pont flottant :
ou avec la tyrolienne :
Mais là, ‘faut pas avoir le vertige… et ne
pas lâcher le bidule, parce qu’il y a pas de
système qui vous retient…
On peut encore traverser la rivière sur les
cailloux :
Là, soit on choisit de continuer sur les faux
cailloux en plastazote, soit on prend le chemin
vers la forêt ou on emprunte le “bateau” :
jusqu’à la petite cascade.
On peut aussi emprunter le tunnel :
ou le slack :
ou on peut aussi disparaître sous terre en
empruntant le tunnel (j’en reparlerais dans
le spectacle de grande illusion)
Même si on est à la rivière, dans une forêt,
tout peu se faire pied nu.
Et ici, la machine de la mort, deux bras
qui tournent sur eux mêmes et qui ne doivent
pas nous toucher :
A peu près 60-70 enfants, à partir de 3 ans…
Et pour l’anim’, une bonne maîtrise des
câbles métalliques, des sangles et des cordes
d’escalade.
autres types d’animation qui attirent
pas mal les mômes pour cet après-midi:
– école de magie
– école de farces et attrapes
– école de maquillage…
Il pourrait sembler paradoxale de parler
“d’école” durant les grandes vacances, sur
un camping, quand en plus l’école est l’une
des références négative sur laquelle on
s’appuie pour construire le sens de ses
interventions…
Or cela ne l’est pas,
(à la condition que l’animateur ait cette
conviction que le “modèle scolaire” est un
modèle en négatif)
D’abord parce que ça rassure l’enfant : c’est
un univers qu’il connaît, qu’il y à ses repères,
des réflexes…
et plein d’autres raisons que je ne “déroulerais”
pas ici…
Si l’école pour certains enfants est souffrance,
lieu d’humiliation, de logique d’échec, voilà
une bonne raison d’appeler son atelier de
magie “école de magie”. Ou école de farces
et attrapes : avec cette idée première toujours
de “mettre en valeur”… On ajoute au mot
école un autre mot, promesse d’autre chose…
L’atelier est un jeu, du plaisir, on n’est pas
à devoir, sous les yeux d’un adulte, réussir
ou perdre… il s’agit de jouer.
Si l’on doit jouer à fond sur le côté “professeur”
pour par exemple la magie, il ne peut mettre
en difficulté des enfants, vis à vis par exemple
du groupe. Il est bienveillant, très certainement
un peu décalé, voir un peu barjot… il est
possiblement le cancre devenu maître,
celui qui maîtrise (la magie, les farces…)
Et il fait réussir les autres.
Il est d’une certaine façon une autre logique
du rapport à l’Autre, qui ne soit pas fait
de domination, de violence : l’idée que
le “vrai maître d’école” n’est pas forcément
le “modèle unique” que cet enfant sera
amené à rencontrer…
Il ne s’agit pas de prétendre “revanche”,
vis à vis de l’enfant violenter par le système
scolaire, il s’agit dans ces ateliers-jeux de
faire attention par contre de ne pas reproduire
les violences subies…
Tous vont réussir bien entendu. Tous sont
gagnants. Il n’y a pas de classement.
Sur cette atelier farce et attrapes : vous
n’imaginez pas combien certains mômes sont
à fond dans ces blagues… Voilà une activité
originale, qui à peu de risque d’avoir été
proposée ailleurs, et qui attirent pas mal
d’enfants… Il suffit juste de bien bien bosser
son atelier, sa préparation. Et il y a mille
choses à faire ici…
Sur “l’école de maquillage” :
l’après-midi, les mômes viennent maquiller :
on peut commencer par des poupées à
coiffer, puis s’essayer sur d’autres enfants.
La plupart des enfants viendront pour maquiller
ses poupées… et d’autres pourront être
intéressés pour venir maquiller en soirée.
Si vous avez déjà animé en camping, et
que vous vous êtes retrouvés à devoir
maquiller un soir, quelque soit votre
maîtrise du maquillage, votre rapidité à
faire un maquillage, vous savez combien il
est très difficile de convenir à tout le monde :
même en ne pensant que 4 mn par gamin,
à raison d’une centaine de gamins…
Bref, là vous avez douze gamins (gamines ?)
qui maquillent d’autres enfants, les parents
sont donc plus cools : leurs enfants font
pour leurs enfants…
mardi soir
Les mardis et jeudis soirs, il y a des concerts.
Je n’ai pas besoin d’être là : il y a une
personne qui s’occupe de gérer ces soirées.
Je peux proposer de la “contre programmation”.
Ce sont des soirées idéales pour le Nerf
dont je parle plus haut. Comme je peux
travailler à de la prépa. Voir faire ce que
je veux de ma soirée : rien ne m’oblige à
être là. Si ce n’est le plaisir…
En même temps, savoir se reposer, prendre
du temps pour soi, c’est aussi construire
cette qualité d’animation : combien d’animateurs
sont au bout de quelques jours incapables
d’animer, d’être à l’écoute… parce que
épuisés, incapables de gérer leur fatigue
sur une distance de deux mois…
mardi après-midi :
Exemple : un atelier cirque.
Trapèze, slack, boule d’équilibre, diabolos,
kiwidos principalement.
l’avantage (encore) d’un tel atelier, c’est
que l’on peut toucher des publics différents.
Des touts petits (qui vont papillonner d’un
atelier à l’autre, en réussissant à rester concentrer
10 secondes sur la boule, avant de vouloir
essayer le slack sur 5 secondes, puis le
trapèze pour se balancer 4 autres secondes…
même si il y a d’autres enfants et qu’il
faut parfois attendre son tour…
Comme les gamins sont en autonomie
(à l’exception de la boule) il y a toujours
des grands pour apprendre la patience
aux petits, voir à devenir leur “teneur” attitré
notamment sur le slack…) au pré ados
garçons ou filles, voir aux dos.
Attirés bien souvent par le slack…
Mais ici les ados ne sont pas une cible :
il y a très peu de chance qu’ils aient envie
de faire ce spectacle là.
Je suis dans le passage : des enfants arrivent
et repartent toute l’après-midi. Reviennent…
Une partie qui avait prévue et attendue
l’atelier, d’autres qui “passaient par là”
qui voient des enfants s’amuser sans
adulte qui avec un diabolo, qui sur le trapèze…
Ils m’arrivent de laisser en place le matériel
et de continuer en soirée.
Les tapis servent autant pour se réceptionner
que pour se faire des chatouilles : là aussi
des groupes d’enfants se forment : quand
ils ont trop chauds, ils partent à la piscine,
je les voie revenir deux heures plus tard,
etc…
Certains demandent mon aide, ma présence.
D’autres n’en ont pas besoin.
Sur le trapèze, au delà des quelques figures
“classiques”, j’ai filmé au fil des années les
enfants à qui j’ai appris le trapèze :
les enfants ont a dispo mon ordi : ils regardent
une figure, retournent au trapèze…
C’est un des temps où les différentes nationalité
se mélangent aisément… Pas besoin de
parler pour faire du slack, regarder les autres…
Ce mardi après-midi, ça peut être aussi
l’occasion de proposer des activités qui
vont plaire aux pré ados : j’essaie dans ma
semaine de proposer au moins deux activités
à un public précis : les footeux, les enfants
formatés par les clubs sportifs, où plus
généralement ceux qui ont envie de toute
sorte de confrontation, compétition…
Bref : c’est là que je mets en pratique ce
que je dis plus bas (aller vers les publics
vers lesquels on ne va pas spontanément)
Dans ces activités qui ne correspondent pas
forcément à notre propre sensibilité, notre
‘philosophie” de ce que pourrait être ce
“vivre ensemble”…
Outre les constructions de Nerf et les soirées
Nerf dont j’ai déjà parlé sur le post sur le
plastazote :
il y a eu aussi cette été le problème de mon
collègue qui s’occupait du sport qui a explosé
en route…
Vis à vis de ces gamins, qui pour certains
sont aussi ceux qui m’aident des heures
durant sur les grands événements pour
l’éclairage, la manutention… il me fallait
répondre à des envies…
Outre les “foot” et autres “water polo”,
volley et ping-pong que je refilais à des
vacanciers tout content de les animer…
j’ai aussi mis en place ce qui est pour moi
l’exemple même de ce que j’exècre :
ce fameux football…
Comment je m’y suis pris pour “évacuer”
tout ce qu’il peut y avoir là de détestable !
Déjà, c’est “baby-foot humain pour toute
la famille”…
Sur le “city-sport” où j’ai accroché des
cordes, dans lesquelles se déplacent des
tuyaux en pvc pour l’eau :
Ce qui va niveler considérablement les niveaux et éviter tout
contact : on ne se déplace que latéralement…
Ensuite, je mets deux ballons sur le terrain,
ce qui limite encore le contrôle que peuvent
avoir les plus footeux (ballons façon ballons
de plage que j’ai volontairement sous gonflés)
Ensuite, tous les deux buts, on change de
place, ceux qui attendent sur le bord remplace :
mais pour ceux qui restent sur le terrain,
on ne change pas juste de place : on change
aussi souvent d’équipe : marquer un but
à un moment et se retrouver ensuite dans
cette équipe qui a pris un but, puis de nouveau…
il est juste impossible de compter les points.
Et sur une soirée comme celle-là, j’ai aussi
bien des petites filles de 5 ans que des ados,
des papas, et quelques rares mamans (souvent
plus spectatrices)… et cette petite de 5 ans
va réellement participer, avoir le ballon :
non pas par charité chrétienne mais parce
que les conditions, la taille du terrain déjà
limité, font que tous vont avoir le ballon…
Ca devient un jeu, et on est plus dans le sport…
Donc, la fourrure : en gros : on a le matériau
mais pas forcément l’objet fini :
Certains vont se faire leurs monstres
un autre type de public leur housse pour téléphone portable :
d’autres encore leur hamster :
ou leur chaton :
leur dino :
d’autres encore leur sac
Tout collé au pistolet, même la fermeture éclaire :
etc…
Plein plein de choses à partir d’un matériau… et potentiellement
toutes sortes de publics.
mardi
sur les activités manuelles encore,
notamment pour l’animateur enfants :
pour que sur ces ateliers ne se retrouvent
pas toujours les mêmes 10 gamins quand
sur le camping il y a 500 ou 1000 personnes :
– l’idée première donc de cibler des groupes
différents à chaque fois : selon les âges,
les sexes, les sensibilités… quit à se faire
un peu violence, parce qu’il est confortable
et rassurant de s’en tenir à un public…
– Mais on peut aussi installer des ateliers
qui touchent un public très large : par exemple
des adultes comme des enfants…
Comme la stéatite : les adultes seront attirés
par le travail de sculpture, quand les enfants
avec les petits bouts feront des bijoux,
des petis jouets, pendentifs…
J’en parle ailleurs dans le forum : ça
ressemble à du marbre vert, gris, rose…
Ou l’atelier cuir : là, ça peut être un atelier
sac pour tous les participants, mais avec
d’un côté le travail du cuir et de sa précision,
et pour les enfants des sacs en skaï bien plus
facile à travailler.
Ce sont des ateliers qui attirent les adultes,
parce qu’ils sont faits pour eux : mais il
suffit de pas grand chose pour y faire une
place aussi aux enfants. Notamment en
cherchant des techniques et idées qui
permettent de passer outre certaines
difficultés en apparence rédhibitoires…
– Une autre façon de procéder : l’atelier
multi activités (j’y reviendrai à jeudi)
– Ou encore choisir une matière et non un
objet ou un type d’objets à fabriquer.
. Ce qui permet, au contraire de
l’atelier multi-activités, d’avoir un nombre
limité de matières et matériaux, techniques
et explications.
Pour le cas du cuir, non seulement on
peut faire des sacs, mais aussi des ceintures
de cow-boys, des masques de super héros…
Autre exemple super intéressant : la fourrure :
— en cours de rédaction —
Ah ! Celle là, elle est bonne !
Un habitué qui me propose de venir
bosser sur son claé !
‘faut pas avoir peur…
Alors si ça se fait, je vais pas manquer
de raconter ça sur le forum…
De la même façon que si ça se fait avec
l’un de nos universitaires cet été…
Lundi
Un lundi sur deux, en pleine saison, je
fais une soirée mousse.
Sur ce camping, c’était une première (en
partie parce que c’est le genre de soirée
cataloguée, en partie à raison, beauf-camping
municipal, qui ne colle pas avec les attentes
du public de ce type de camping…
En fait, j’ai vécu pas mal de soirées mousse
en camping, et effectivement il peut y avoir
à “redire” sur certains points…
Mais c’est aussi quelque chose que je savais
potentiellement proche de ce que je veux
mettre en place. Dans le côté totalement
enfantin, voir régressif dans le bon sens du
terme…
Quelque chose à faire tourner autour des
enfants, à ce qu’il y a de totalement enfantin
à jouer avec de la mousse, s’assoir dedans…
Sauf que ce type de soirée est organisée
par des intervenants : donc contrôle sur
rien du tout…
Du coup, j’ai acheté une machine (plus de
3000 euros quand même : 3240 euros pour
être précis, et encore avec une bonne
ristourne)
Et j’ai fait à ma façon… sur le coup soirée
très enfants, et parents… et j’ai perdu les
ados, normalement un public incontournable
sur ce genre d’événements.
Avant même que la soirée commence,
l’espace a été occupé par une centaine de
gamins.
Attirés notamment par les essais des 4
pré ados qui s’occupaient de l’éclairage et
des effets : tout ce qui est lazers qui courent
au sol, bidules qui bougent, appareil à
fumée, à bulles, … les gamins adorent.
Et au moins, le soir venu les plus petits pouvaient
être dans la mousse, y nager dedans, sans
risque de se faire écraser…
Je voulais vraiment que même des petits
de 4-5 ans puissent y jouer, sans risque
d’être bousculés…
Sur le coup, la journée est vite câlée :
dés que je me lève, j’installe la machine
(dans le passage bien entendu) :
pour faire de la pub, si des fois des vacanciers
n’étaient pas au courant qu’il allait se passer
quelque chose…
Un atelier manuel enfants jusqu’à à peu
près midi, et puis jusqu’à 21 h je ne m’occupe
plus que de l’installation.
Avec le groupe des pré ados pour m’aider :
tous les éclairages en hauteur, branchements
de la machine, la sono, réalisation du “mur”
qui entour la piste de danse, travail sur
les musiques avec la pré ados qui allaient
faire la sono (une gamine de 12 ans qui
n’arrêtaient pas de râler après mes
choix musicaux :
– Bon ok : lundi, y a une soirée mousse :
tu fais la musique ; et je laisse faire la
playlist : grosse pression !!! )…
Encore une fois, je ne suis pas en animation
à proprement parlé… mais ce n’est pas gênant :
ce dont les parents vont se souvenir, c’est
de leurs petits faisant les foufous dans la
mousse, du plaisir partagé à redevenir un
enfant au milieu de la mousse…
Un grand jeu d’ailleurs plus qu’une vraie
soirée dansante…
Et pour une fois, personne n’a trouvé à
redire pour le choix des chansons : c’est
un peu comme avec les soirées maquillage :
si c’est l’anim qui maquille, aussi doué soit-il,
rapide à faire un maquillage, il y aura toujours
des déçus…
Quand on propose à des enfants (généralement
public de pré ados et ados filles) de passer
l’après-midi à s’entraîner à maquiller, puis
à maquiller le soir… on a plus de mécontents :
déjà parce que dix gamines débiteront
toujours plus qu’un anim’ seul, et en plus
ce sont leurs enfants qui font pour leurs
enfants.
Ajouter à ça la patience et le sérieux que
ces petites crevettes peuvent mettre à
maquiller, leur rapport avec les pitchouns
et pitchounettes…
encore une fois : rien d’extraordinaire, mais
toutes ces petites “touches” s’ajoutent les
unes aux autres, et petit à petit font la
semaine, la saison du camping, de ces
vacances…
Une autre activité qui n’est pas, de mon
point de vue, une animation (au sens
géré par un animateur) : le coloriage,
la peinture…
C’est une autre de ces activités qui ne
nécessite pas d’animateur : je laissais
sur une table de quoi dessiner (feutres,
papier…) et je rangeais le tout le soir.
Dans la journée, visiblement des enfants
(seuls ? Avec un parent ?) étaient venus
dessiner, découper…
Autre exemple dont j’ai déjà parlé sur
le site : la maquette :
J’avais commencé par faire le château,
pour tester des trucs. J’avais ensuite installé
le carton dessous… mais entre temps
j’avais eu des réponses à mes questions :
je n’avais donc pas envie de le finir.
Je travaillais dans le passage, et les vacanciers
venaient voir… j’ai laissé le matériel… quand
je suis revenu, une gamine avait construit
des ponts, des bidules… j’ai laissé laissé
faire dans cette idée : le matériel à dispo
et chacun qui y va de son bidule…
Puis finalement les enfants m’ont redonné
envie d’y participer…
Tu as dû avoir une enfance bien malheureuse…
Dimanche soir
C’est la seule soirée de la semaine où j’ai
les mains libres : pas de groupes de musiques,
de spectacle, grands jeux, repas en commun…
Et c’est la soirée où il peut ne rien y avoir :
avec cette idée que je développe un peu
plus bas, de ne pas toujours produire de
l’animation (de l’agitation), faire du bruit,
pour remplir des “vides”…
Et c’est un luxe de trouver un camping où
le proprio soit sur la même longueur d’onde
sur ce sujet : ils ont plutôt tendance à vouloir
créer de l’animation, tout le temps, et
surtout en soirée…
Ca laisse donc l’occasion aux familles de
se balader. C’est un soir où l’espace “grillades”
est très utilisé : les gens en profitent
pour manger ensemble.
Parfois des personnes organisent (improvisent)
des soirées, notamment autour du piano
ou d’une guitare.
Les gens s’assoient et discutent autour
d’un verre, pendant que les mômes papillonnent
autour…
C’est la soirée où je peux aussi mettre en
place des “attendus”, comme la soirée
piscine très appréciée des gamins, même si
ils ont passé 6 heures dans la journée dans
l’eau…
Ou sortir les jeux en bois, mettre un film
sur l’écran géant…
C’est l’un des rares soir où je peux aller
passer du temps avec les ados, dans leur
coin réservé, loin du centre du camping…
C’est surtout une soirée pour les enfants :
entre eux : cache-cache, jeux à l’air de jeux…
moilapa a écrit :
La différence est dans la possibilité de
pouvoir faire autrement dans le cas d’un
camping.
On peut aussi fonctionner différemment en ACM.
moilapa a écrit :
C’est impossible dans le cas des ACM :
à moins de se débarrasser en premier lieu
de l’idée même d’éducation, de se débarrasser
de toute cette logique des projets écrits […]
En ce qui concerne l’idée de mettre de côté certaines logiques je te rejoins, pas sur celle de l’abandon de l’écrit qui reste pour moi (en plus de l’action sur le terrain) l’un des deux points clefs pour formaliser une action.
Tu es le premier à le faire d’ailleurs, et tu cites fréquemment des auteurs, soit pour les questionner soit pour t’y référer, l’écrit a été, est et sera une part importante de l’évolution de ton (notre) action, plus qu’utile je dirais même qu’il est nécessaire.
moilapa a écrit :
[…] d’abandonner la logique de garderie où
l’enfant n’est pas une personne mais un
problème : que faire de son enfant quand
on est boulot, que l’on peut pas s’en
occuper : soit se débarrasser de l’idée
de “passage de responsabilité “avec les
parents de l’enfant…Toute chose impossible dans des centres
de loisirs ou colo : tant que l’enfant ne peut
aller et venir (soit pouvoir refuser la
structure, son organisation, les animateurs
et leurs animations…)Et ce qui l’est dans un camping.
Je ne suis pas d’accord, l’enfant ne peut pas refuser la structure, pas plus en ACM qu’ailleurs. Lorsqu’il quitte le club où va-t-il si ce n’est vers d’autres formes d’enfermement ? Ses parents ne lui laissent pas forcément plus de libertés. Il rejoint son groupe d’amis, oui, comme il peut le faire en ACM, sa liberté est feinte, tu le sais très bien, il est toujours sous la coupe des adultes.
Donc on peut discuter de la place de l’enfant dans la société, quand tu veux, mais la solution de ce problème (que je n’élude pas) en ACM ne se trouve pas en camping.
La différence est dans la possibilité de
pouvoir faire autrement dans le cas d’un
camping.
C’est impossible dans le cas des ACM :
à moins de se débarrasser en premier lieu
de l’idée même d’éducation, de se débarrasser
de toute cette logique des projets écrits,
d’abandonner la logique de garderie où
l’enfant n’est pas une personne mais un
problème : que faire de son enfant quand
on est boulot, que l’on peut pas s’en
occuper : soit se débarrasser de l’idée
de “passage de responsabilité “avec les
parents de l’enfant…
Toute chose impossible dans des centres
de loisirs ou colo : tant que l’enfant ne peut
aller et venir (soit pouvoir refuser la
structure, son organisation, les animateurs
et leurs animations…)
Et ce qui l’est dans un camping.
Et oui effectivement nombre de campings
fonctionnent s’agissant des enfants sur
ce modèle de la garderie : c’est ce qu’il faut
combattre : se servir des colos, des centres
de loisirs comme l’exemple négatif du rapport
à l’enfant…
Et si il faut chercher des repères dans l’histoire
de la prise en charge des gamins, peut être
faut-il étudier les “terrains d’aventure”…
Mais là aussi en se débarrassant de certaines
logiques. Ou par exemple un animateur ne
peut être un éducateur…
Ou de “la vie tout court” : de ce que l’on
vit chacun : avec sa famille, ses amis : quand
n’existe pas cette logique de l’Autre à
éduquer, y compris s’agissant d’enfants…
Savoir juste être parmi les autres : c’est
ça être animateur en camping : être l’une
des personnes “du village”.
dimanche après-midi
Je vais plus loin donner des exemples
d’animation totalement hors de portée de
bons nombre d’animateurs…
Mais cette animation de qualité en camping
n’a pas forcément besoin d’animateurs qui
animent depuis 20 ou 30 ans…
Par exemple : ce camping était un ancien vergé :
partout dans le camping il y a des arbres
fruités, cerises, poires, abricots, pommes,
reine-claude, mûres…
Et personnes jusque là n’avait utilisé cette
réalité de ce terrain là !
Alors donc “confection de tartes avec les
fruits du camping’…
Soit une soixante d’enfants et parents, avec
leurs petits paniers, qui se promènent dans
le camping, à la recherche des arbres…
combien de ces enfants avaient déjà ramassé
des fruits sur des arbres ?
On a fait six ou sept grosses tartes qui
ont été cuites dans le four à pizza…
une soixantaine de personnes, de tous
âges, autour d’une table, à couper, peler des
fruits… Des mamies, des touts petits, le
groupe de couillons qui sont revenus tout
fières avec des bananes (ils ont été faire
les yeux doux à l’épicière)…
Là encore, rien de spectaculaire… et pourtant…
De même pour les “classiques” de l’animation
camping : rien n’empêche d’en faire des
animations qui nous sont propres, que les
vacanciers n’ont pas déjà fait ici et là :
par exemple les fameux jeux piscine :
Déjà j’installe une slack au travers de l’une
des piscines : cela suffirait déjà à faire une
animation sympa… Ensuite je rajoute un
parcours de “ponts flottant”, avec des bidules
où il faut passer dessous, la machine de
la mort qui tourne et fait tomber les gens…
Les personnes devaient déjà traverser le slack
jusqu’au support orange (les 20 premières
minutes, personne n’y arrive : et au fur et
à mesure j’avance le “support” orange)
Finalement un adulte y arrive : et là il
passe sur le parcours (sur la photo, le
parcours et le support orange sont bien
plus espacés que durant le jeu) plus on est
lourd, plus le parcours est impossible :
là où les papas de 80 kg se cassaient la
figure les uns après les autres, leur petit
petit bout de choux de moins de six ans
était trop léger pour avoir une influence sur le parcours :
à 4 pattes comme si il étaient sur le sol.
Manque sur la photo le tunnel flottant à
la fin du jeu…
Encore une animation qui regroupe toute
la famille, et ici où les plus petits étaient
mis en avant…
Finalement, plus besoin de tenir sur le
slack : tout le monde traverse comme il
veut (facile en “cochon pendu” dessous)
Ca devient un peu n’importe quoi…
Les gens s’amusent, ça rigole, ça chambre
les papas et les ados…
Temps de l’animation : 1 heure. J’ai fini
mon après-midi.
Ce temps de travail, je l’ai eu en amont,
en arrivant un mois à l’avance, en construisant
parmi bien d’autres choses, le parcours
flottant, en préparant… les heures, elles
sont là.
Mais je peux aussi revenir à 4 heures pour
manger les tartes avec les autres,
distribuer aux familles qui passent par là, , mettre en
place un atelier cirque avec slack, trapèze,
grosse boule…
Je n’ai pas de compte à rendre sur le nombre
d’heures : ce n’est pas parce que je proposerai
8 heures d’animation dans la journée que
les familles seront satisfaites : je peux par exemple
passer la journée à installer le grand jeu
famille du soir, sans mettre en place d’animation :
parce qu’à la fin de la semaine, ce que
retiendront les vacanciers de cette journée,
c’est la magie du grand jeu… où le temps
passer en famille à la piscine, sur le terrain
de volley avec les amis nouvellement
rencontrés…
Sur certaines journées, je peux être en
“contact” avec le public 3, voir 4 heures.
Encore une fois, ce qui compte, c’est
l’ensemble de la semaine, du séjour : ce qu’en
diront les gens en partant…
Et vis à vis du propriétaire : et ce qui fera
qu’ils reviendront l’année suivante.
Sinon : les gens étaient entourés d’arbres
fruitiés, qui ployaient sous le poids des fruits,
qui pourrissaient au sol… sans jamais y faire
attention… il a suffit de cette animation
pour que les soirées on voit les familles
se balader d’arbres en arbres, cueillir…
Et les uns observant les autres, les nouveaux
arrivants curieux venant voir ce que ceux-ci
pouvaient bien fabriquer…
Une raison de plus de revenir l’année
prochaine sur ce terrain ?
XXYYZZ a écrit :
En effet c’est différent des animateurs de colos.
Ça n’a rien à voir avec le fait qu’il s’agisse d’une colo ou non, juste des choix pédagogiques différents. Ce que je lis sur ce sujet on peut le retrouver tout ou partie en séjour de vacances. La seule chose qui change c’est l’engagement professionnel.
moilapa a écrit :
La principale différence que vous allez trouver
si vous “venez” de l’animation sociocul
(colo, centre de loisirs…) c’est l’autonomie.
Cette fameuse autonomie que l’on retrouve
dans tous les documents écrits du sociocul
s’agissant des mômes mais quasiment
inexistante s’agissant des adultes-animateurs.
Et c’est la principale dificulté que j’observe
chez ces anim’ : ils ne sont juste pas préparer
à cela. Quand d’habitude un directeur et
un organisme sont là pour penser à leur place, organiser, planifier, gérer les familles…
Pourquoi on ne retrouve pas cette volonté d’autonomie chez les adultes dans tes interventions sur le forum alors ? En tout cas je note que tu mentionnes cette incohérence qui consiste à enfermer les adultes dans un moule pour qu’ils “libèrent” les enfants, c’est une chose qui n’apparaissait pas jusqu’alors dans ton discours, ou que je n’avais pas vue, et c’est agréable de le lire.
moilapa a écrit :
Mais encore une fois : ce type d’animateur
est extrêmement rare. Ceux qui à eux seuls,
comme la piscine, les soirées, peut faire
revenir les vacanciers (pierre angulaire de
tout camping !!!)
Plus que sa rareté c’est la nécessaire discrétion de son travail qui rend son existence impossible. Dès lors qu’on travaille à sa propre disparition on s’enferme dans une spirale ou toute réussite est aussi un échec. La notion même de “reconnaissance” que tu mentionnes plusieurs fois autour du passage sus-cité est pour moi un paradoxe inévitable.
moilapa a écrit :
Mon point de vue : bin, on est pas en colo !
[…]
Déjà : pas d’horaires réguliers. (et ça aussi
ça fait partie de ces contraintes
rassurantes) Pas de
matin : 10h-12h et a-m : 14-17H
Cela n’a pas de sens sur un camping.
Cela n’a pas de sens vis à vis d’enfants
en vacances… (et toujours en opposition
avec “le reste de l’année”…)
Je ne suis pas d’accord, les séjours de vacances et les horaires n’ont aucun lien fondamentaux.
Tu es le premier à dire que nombre de camping adoptent le même fonctionnement que la plupart des ACM, je ne comprends pas où tu veux en venir avec ce déni systématique des ACM qui n’a, dans TOUT ce que j’ai lu de tes interventions sur ce forum, aucun fondement rationnel. N’importe quel accueil de mineurs, n’importe quel lieu de rencontre (ouvert ou fermé) peut verser dans les dérives que tu décries, les clubs, villages vacances ou autres camping ne dérogent pas à la règle et je ne vois aucune raison de les juger différemment.
dimanche
premier atelier manuel : forcément la
construction de jouets (pour aller vite :
l’idée que l’objet aura une vie après l’atelier)
Et si possible quelque chose que les enfants
n’ont pas déjà fait, des matières et techniques
qu’il n’ont jamais vu… Sinon quel intérêt
d’être un animateur unique ? Une personne
unique, si c’est pour faire les mêmes ateliers
manuels, les mêmes jeux, les mêmes
spectacles, les mêmes animations que
les autres ? Comme la chasse au trésor
que l’enfant a déjà bouffé au centre de
loisirs…
Sur un camping, le pourcentage de familles
qui utilisent le “club-enfants” est très
faible.
Si le reste de l’année les parents (et enfants)
n’ont pas le choix (il faut que quelqu’un
encadre les enfants pendant que les parents
travaillent, notamment le mercredi) et utilisent
des services de garderie comme les
centres de loisirs, sur le camping les
familles qui ont besoin d’un système de
garderie sont minoritaires (en partie
parce qu’ils ont pu déjà tester une année
précédente et que ça leur a suffit !!!)
Il n’y a pas de nécessité de faire garder
l’enfant, puisque le parent ne travaille pas..
Et donc l’enfant a le choix ! Le choix d’aller
ou non au club enfants.
Si quelques enfants ont envie de ce type
de situation, où ils sont encadrés, la majorité
des enfants refusent ce club-enfants (tu
m’étonnes !!)
C’est ce qui arrive avec les centres de loisirs
et les pré-ados : quand ils accèdent à un
minimum d’autonomie, qu’ils accèdent à
la parole, leur choix est de fuir le centre
de loisirs. Et c’est ce qui arriverait avec les
moins de dix ans si ils avaient le choix
vis à vis du centre de loisirs….
Et c’est justement l’intérêt d’animer en
camping (avec le fait aussi d’avoir les
parents sur l’atelier) : que l’enfant puisse
refuser !!!
Si sur une colo ou un centre de loisirs, il
n’y a pas de nécessité à produire autre chose
que de la médiocrité s’agissant d’animation
(les mômes n’ont pas le choix : ils doivent
choisir d’aller dans un atelier !!) ici le point
de départ c’est : rien n’oblige l’enfant à venir !!!
C’est juste génial et terriblement motivant…
C’est pourquoi, ce dimanche matin, pour
le premier atelier (manuel, en direction de
mater’ et primaires) je suis dans le passage :
même si certaines familles qui ont vu le
planning ont pu être titillé par un “fabrication
de jouets” dimanche matin”, je vais voir
passer pas mal de monde qui “ne savait pas”
ou n’imaginait pas que cela serait “chouette”…
(les enfants ayant comme référence les
merdes du centre de loisirs)
Et là, c’est la petite saucisse en pyjama qui
était sur la route de l’épicerie pour acheter
le pain et les croissants, la famille qui
avait prévu d’aller visiter l’abbaye de St
Glinglin, ceux qui passaient en direction
de la piscine…
Et qui finalement arrivent sur l’atelier : être
dans le passage, c’est aussi montrer à tous
(même ceux qui ne sont pas concernés par
tel ou tel atelier) qu’il se passe des choses
de qualité…
Ce qui fait que les personnes arrivent quand
elles veulent : à moi de gérer le fait que
certains en soit à telle étape de leur construction
quand d’autres commencent…
S’agissant de ce qui peut être fait, des
matériaux et techniques à utiliser, il
y aune infinité de possibles…