Symposium – Les rendez-vous de Courcelles

  • Ce sujet contient 51 réponses, 9 participants et a √©t√© mis √† jour pour la derni√®re fois par Shaaa, le il y a 7 ann√©es et 2 mois.
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  • #23208
    Semastien
      @seb-r

      moilapa a écrit :
      L√† o√Ļ j’ai une vision bien moins consommatrice du rapport entre les √™tres qu’une andouille comme s√©mastien, c’est que je ne veux pas croire que le grand parent instrumentalise ce temps pass√© avec l’enfant […]
      Il pense d’abord √† ce temps partag√©, √† ce que la richesse du temps partag√© va apporter √† l’enfant … et √† lui (voir ce que je dis sur la gratuit√© des actes) !!!

      Et donc ce n’est pas possible en colo de rechercher d’abord le temps partag√© avant m√™me qu’il soit question d’√©ducation ?

      moilapa a écrit :
      Ce qui fait l’int√©r√™t d’une rencontre, d’un temps partag√©, pour les personnes qui constituent un groupe √† un moment donn√©, c’est ce qui se passe entre elles, leurs interactions,

      Jusqu’ici je suis exactement sur la m√™me longueur d’onde.

      moilapa a écrit :
      et non les constructions en amont de l’un des deux protagonistes, cach√©es √©videmment √† la proie. C’est non seulement nocif, mais c’est surtout tr√®s con : c’est pr√©tendre lire dans l’avenir et le cerveau des autres…

      Ou alors on peut parler de pr√©paration mat√©rielle et de recherche de coh√©rence dans l’√©quipe p√©dagogique afin de pr√©parer l’arriv√©e des gamins.

      moilapa a écrit :
      L’animateur lui est dans la d√©marche d√©crite par ce bourriquot de s√©mastien, […] Il n’y a rien d’autre alors qui lie l’enfant et l’animateur que la volont√© (√©ducative) de l’adulte.

      Et pourtant, comme je te l’ai d√©j√† dis, c’est avant tout “la rencontre” (pour r√©utiliser ce terme qui me semble bien choisis), ou “la richesse humaine” que chacun tire du fait de l’existence m√™me de ces communaut√©s √©ph√©m√®res que sont les colos que, (personnellement, et je ne pense pas √™tre le seul) j’essaye de favoriser.

      moilapa a écrit :
      Peut-on dire qu’il s’agit d’une “continuit√©” de cette √©ducation parentale via un “contrat” avec le parent ?

      Plus pr√©cis√©ment, j’ai parl√© de “passation” je crois. On est un “relais” √©ducatif de fait (sans m√™me le vouloir, comme tu me suspectes).
      Petite parenth√®se : Quand j’ai cit√© tes arguments de 2008 en faveur des colos, c’est justement parce que c’√©tait un exemple “d’auto-√©ducation” du fait m√™me de la situation du gamin en colo (savoir faire son lit, s’ouvrir aux autres, …), et non pas par la volont√© de l’√©quipe p√©dagogique.

      Pour revenir au “passage du relais √©ducatif”, on peut “courir” dans l’autre sens que les parents √©videmment comme tu le dis, la recherche de coh√©sion (afin de donner des rep√®res stables aux enfants le temps du s√©jour) est d’abord du c√īt√© de l’√©quipe.

      moilapa a écrit :
      Dans le cadre d’une colo, un centre de loisirs, il ne s’agit que d’un
      contrat de gardiennage.

      Possible

      moilapa a écrit :
      Et √ßa, les bataillons de cr√©tions ne l’ont pas compris : ce n’est pas parce que l’on d√©crete qu’il y aura dans tel temps un “bonus √©ducactif” qu’il y existera : ce qui fait l’enrichissement d’une personne (ou pas) √©chappe √† cette volont√© √©ducative.

      Yep

      moilapa a écrit :
      L’√©ducateur, lui, n’a pas pour but premier de “vivre aupr√®s” : son but premier est l’√©ducation.

      Ça résume bien ton point de vue.
      C’est peut-√™tre aussi la raison qui fais qu’on parle d’animateur et non pas d’√©ducateur ?

      moilapa a écrit :
      La preuve c’est que cette volont√© existe avant la rencontre (le projet p√©da…)

      Tu marques un point.

      moilapa a écrit :
      Si l’√©ducation des enfants est (√©videmment) une sublimation de la pulsion sexuelle,

      Tu dois avoir des r√©f√©rences solides en psychologie, mais j’ai vraiment du mal avec ce genre de th√©ories (Freudienne non ?) qui voient l’Alpha et l’Omega s’expliquer par le cul et la bite.
      Ceci dis, c’est pas un reproche perso, certains grands pontes doivent encore sortir ce genre de “V√©rit√© r√©v√©l√©e” sans rougir.

      moilapa a écrit :
      On retrouve l√† l’id√©e fondatrice de cette “√©ducation populaire”, o√Ļ des gens “au dessus du peuple forc√©ment”

      Forcément ?

      moilapa a écrit :
      en sachant bien qu’il ne s’agira que de propositions, puisque je vais mettre en place un syst√®me qu’il ne leur permettra pas d’imposer)

      J’ai la m√™me volont√©, comme j’ai moins d’exp√©rience et que les contraintes ne sont pas les m√™mes dans ton cadre qu’en colo, c’est moins √©vident ūüėČ
      (Et devine quoi, c’est en formation BAFA que j’ai d√©couvert que ce fonctionnement √©tait possible en ACM !)

      moilapa a écrit :
      Parce qu’on ne peut pr√©tendre dire ce que sera une rencontre, un √©change avec des gens que l’on ne connait pas encore, le contexte √† un moment donn√© qui n’existe pas encore, comme l’√©tat d’esprit de ces personnes √† ce moment donn√©, les √©v√©nements ant√©rieurs qui feront que… ce que la singularit√© de chacune des personnes qui vont se rencontrer va cr√©er. C’est quelque chose qui ne peut √™tre pr√©dit, ni m√™me envisager.

      Pas prédit, ok, envisager, dans une moindre mesure oui.
      Apr√®s, quoiqu’on pense du projet p√©dagogique, et m√™me si on arrive avant tout avec des intentions p√©dagogiques (√† tord ou √† raison), c’est d’abord un document o√Ļ on retrouve ce qu’on cherche √† favoriser (l’√©ducation ? Les bons moments ? La libert√© ? …), √ßa ne signifie pas y arriver.
      C’est un document qui annonce les moyens mis en oeuvre pour arriver √† un objectif (souvent p√©dagogique, mais pas forc√©ment, √ßa peut √™tre justement favoriser un climat apais√© sans autre pr√©tention).

      moilapa a écrit :
      D’o√Ļ : la seule certitude, la seule r√©alit√© sur laquelle on peut travailler : c’est soi.
      C’est sur soi que l’on va travailler pour √™tre toujours plus capable de comprendre, de r√©agir le moins connement possible, d’essayer de ne pas blesser, essayer d’√™tre une “richesse” pour les Autres… tendre vers…

      Enti√®rement d’accord pour dire qu’on doit travailler sur soi avant tout. Mais en quoi est-ce antinomique d’un document (si mal nomm√© qu’il soit) o√Ļ l’on annonce et justifie les moyens mis en oeuvre pour tendre vers des objectifs que l’on s’est donn√© ? (Encore une fois, l’objectif peut se satisfaire d’un “favoriser l’√©change et le temps partag√©”).

      J’ai appr√©ci√© te lire sur ce dernier post (peut-√™tre parce que la probl√©matique est plus large que les seules colos) et ton questionnement est l√©gitime pour ce qui est de la primaut√© de la volont√© √©ducative sur les temps de vacances/loisirs.

      Il est dommage que tu te fermes √† la possibilit√© qu’il existe des colos o√Ļ l’intention premi√®re est d’abord de faire exister l’√©change et l’enrichissement mutuel. Mais l√† je ne suis plus dans le sujet de ce topic.
      Sur ce, pour ce type d’ACM, si j’ai envie de te titiller √† l’avenir, (il y a bien cette lecture sexualis√©e sur les rapports √©ducatifs notamment en colo qui m’intrigue) je reprendrais ton topic sur les colos qui serraient des sectes.

      Au plaisir de te lire (quand tu n’insultes pas √† tout va).

      #23237
      moilapa
        @moilapa

        Je te r√©pondrais bien : “oui, et pour pas gaspiller je les ai enfiler dans le cul de ta m√®re”, mais il s’agit en fait juste que d’un temps limit√© pour poster atteint…

        Cette “Responsabilisation” de l’enfance

        Quand je lis “rendre des enfants responsables”, je me dis qu’il manque quelque chose au bout de cette phrase :
        les rendre responsables de quoi ?
        – Les rendre responsables d’eux-m√™mes.
        Ce que j’entends alors : les rendre responsables d’√™tre des enfants.
        Soit √† la fois le r√©quisitoire et la justification de la peine √† venir (la peine √©tant ce √† quoi ils vont avoir droit en √©tant entre les mains d’adultes qui ont des projets pour eux…)
        Ils sont responsables, ils sont coupables…
        La question est : coupables de quoi en vérité ?
        Je vais d√©velopper…

        Sur les parents-grands et parents déjà :

        S’agissant du parall√®le fait entre les grands parents et l’animateur sur la question de l’√©ducation…
        La différence:
        – dans ce que ce n’est pas le but du grand-parent, dans les raisons qui poussent √†…
        Chez les grands parents (√©videmment il s’agit de g√©n√©raliser ce qui ne peut l’√™tre), il y a quelque de chose de tourner vers l’enfant (par commodit√© et raccourcis, je parlerais “d’amour filial”) l’envie d’abord de passer du temps avec cet enfant, de partager… et si √©ducation il y a, elle n’est pas un but, elle est ce qui peut surgir de… Comme d’une sortie au mus√©e… C’est la question de la diff√©rence entre l’√©ducation (par accident, du fait de vivre, qui √©merge de tout de vie du seul fait de vivre) et la volont√© √©ducative quand elle est seul objectif, et de fait d√©nuer de tout sens.
        L’envie de faire quelque chose pour cet enfant sans en attendre rien d’autre pour soi que l’amour de ce petit, du temps avec lui… ce qui pourrait se rapprocher d’une “gratuit√©”…
        L√† o√Ļ j’ai une vision bien moins consommatrice du rapport entre les √™tres qu’une andouille comme s√©mastien, c’est que je ne veux pas croire que le grand parent instrumentalise ce temps pass√© avec l’enfant : il ne se dit pas : en allant au mus√©e, il va apprendre que… Il pense d’abord √† ce temps partag√©, √† ce que la richesse du temps partag√© va apporter √† l’enfant … et √† lui (voir ce que je dis sur la gratuit√© des actes) !!!
        Ce qui fait l’int√©r√™t d’une rencontre, d’un temps partag√©, pour les personnes qui constituent un groupe √† un moment donn√©, c’est ce qui se passe entre elles, leurs interactions, et non les constructions en amont de l’un des deux protagonistes, cach√©es √©videmment √† la proie. C’est non seulement nocif, mais c’est surtout tr√®s con : c’est pr√©tendre lire dans l’avenir et le cerveau des autres… c’est une d√©marche perverse quand elle n’est pas dans un cadre o√Ļ les choses sont annonc√©es (comme le “jeu p√©dagogique” (qui ne veut rien dire) est une d√©marche perverse, de manipulation √©vidente, comme c’est clairement annonc√© dans le nom m√™me du forfait o√Ļ dans tout bon magazine pour instituteur…), elle est paresseuse.

        L’animateur lui est dans la d√©marche d√©crite par ce bourriquot de s√©mastien, celle du complot contre l’enfant, de l’instrumentalisation. Il n’y a rien d’autre alors qui lie l’enfant et l’animateur que la volont√© (√©ducative) de l’adulte. La volont√© de l’adulte sur l’enfant √† sa merci : l’enfant est l√† parce que le parent n’a pas le choix, doit faire garder son enfant (et non pas parce qu’il cherche un cr√©tin pr√©tendant l’√©duquer)
        Quand il y a gratuit√© dans les actes du grand-p√®re, l’√©ducateur est lui tr√®s int√©ress√© !!! Oh combien int√©r√©ss√© !!

        Peut-on dire qu’il s’agit d’une “continuit√©” de cette √©ducation parentale via un “contrat” avec le parent ?
        Non, √©videmment. Il est tr√®s facile de le d√©montrer en retournant la situation : en animation, on se trouve tr√®s facilement en d√©saccord avec l’√©ducation familiale.
        Pour grossir : √† un enfant √©lev√© dans une famille on lui a expliqu√© que les noirs √©taient des salauds, le centre de loisirs aura un autre discours : cette “continuit√© de fait” n’existe pas.
        Dans le cadre d’une colo, un centre de loisirs, il ne s’agit que d’un
        contrat de gardiennage.

        A une moindre mesure, le parent a lui aussi, comme le grand parent, d’abord cette premi√®re attente de “vivre aupr√©s”, de partager un bout de vie avec cet enfant voulu(moindre mesure parce que certains parents peuvent se laisser submerger par leurs angoisses). La dimension √©ducative n’est pas (ne devrait pas √™tre) un but, elle peut d’ailleurs surgir “par accident” de tout temps de vie, que l’adulte ait ou non imaginer un quelconque “plus” √©ducatif pour l’enfant. Elle est ce qui peut permettre, en aucun sa propre justification : seule, elle n’est pas de sens : elle doit √™tre l’outil d’autre chose)
        Et √ßa, les bataillons de cr√©tions ne l’ont pas compris : ce n’est pas parce que l’on d√©crete qu’il y aura dans tel temps un “bonus √©ducactif” qu’il y existera : ce qui fait l’enrichissement d’une personne (ou pas) √©chappe √† cette volont√© √©ducative. Comme par exemple dans le jeu et ce qu’il a de profond√©ment indescriptible,
        incontr√īlable, libre…

        L’√©ducateur, lui, n’a pas pour but premier de “vivre aupr√®s” : son but premier est l’√©ducation.
        L’enfant n’est plus sujet mais objet.
        (comme le b√©b√© avant de na√ģtre n’est qu’un fantasme)

        La preuve c’est que cette volont√© existe avant la rencontre (le projet p√©da…) avant donc que l’enfant n’existe !!! C’est bien que pour l’√©ducateur il n’a pas affaire √† une personne unique, singuli√®re, mais √† un objet, un fantasme (c’est la d√©finition du fantasme !! L’√©ducation est avant tout un fantasme !!!)
        Et le fantasme de ce pseudo √©duquant n’est pas la seule cause : il y a aussi cette image commune de l’enfance, comme je viens juste de l’entendre encore √† la radio, dans une interview sur France Inter “L’enfant symbolise le futur”.
        Non. L’enfant ne symbolise pas le futur, il est au pr√©sent, il est le pr√©sent, avec un m√™me droit sur ce pr√©sent qu’un adulte, quoi qu’en pense tout √©ducateur. Il est un √™tre vivant, respectable, l√†, maintenant. Et non un objet avec lequel on peut jouer parce “pas fini”, par d√©finition mall√©able selon les lubies de chacun, quelqu’un dont on peut justifier toutes les triturations parce que pas encore l√†…
        Parler ainsi de l’enfant (comme du symbole du futur) c’est faire de l’enfant un fantasme, un objet de fantasme : c’est la d√©finition de l’√©ducation. C’est l√† la m√™me utilisation de l’enfant comme non existant, comme appartenant de fait, que dans par exemple l’inceste : il y a dans tout √©ducateur l’id√©e que l’enfant lui appartient de fait au moins en partie. De la l√©gitimit√© de fait de ce qu’il va faire avec ce jouet √† sa merci.
        Si cet accord du parent dans le cadre de l’√©cole est presque v√©rifiable (m√™me si j’esp√®re qu’il existe encore des parents qui ne demande pas √† l’√©cole d’√©duquer) qu’en est-il s’agissant des animateurs ??? Dans le cadre d’un loisir ???
        Le but de l’√©ducation nationale, on peut penser que c’est l’√©ducation, puisqu’elle ne veut plus qu’on l’appelle instruction nationale… mais le but d’un loisir, c’est de se divertir, s’amuser, rencontrer, d√©couvrir… (Comment se fait-il que des abrutis arrivent √† accoler “loisirs” et “√©ducation”, deux mots qui n’ont absolument rien √† voir l’un pour l’autre ?
        En partie de part l’histoire propre √† la france, en partie √† cause de cette id√©ologie morbide de l’√©ducation populaire…)

        Ce que font nombre d’animateurs (non sociocul) en parfait intelligence avec les gamins, parce qu’ils sont l√† dans l’id√©e de partager du temps, du jeu, rencontrer… Comme les 7 animateurs que je dois “encadrer” cet √©t√© qui vont recevoir des enfants dans le cadre d’un club enfants, et √† qui je n’ai demand√© que de r√©fl√©chir aux activit√©s qu’ils vont proposer aux enfants… et de s’agissant des enfants, de partir d’une logique de confiance. Faire confiance en l’enfant, en son intelligence, √† sa volont√© gigantesque de trouver sa place parmi les autres…
        animateur qui vont avoir 7 ou 10 jours pour non r√©fl√©chir √† l’enfant mais r√©fl√©chir √† ceux qu’ils sont eux (et de d√©construire possiblement des formatages pour ceux pass√©s par l’animation sociocul, faire en sorte qu’ils ne voient plus l’enfant comme un ennemin, la b√™te √† vaincre mais comme de quelqu’un de respectacle : un Autre et non un adversaire…)
        D’une disucssion autour des choix des animations, il y a d√©j√† tout ce qu’il √©tait √† dire, √† penser…
        Et les parents qui leur laissent ces enfants n’attendent rien d’autre que ce que leur enfant passe du bon temps avec d’autres m√īmes et qu’il ne leur soit pas rendu am√īch√©… c’est tout.

        Alors pourquoi d’autres animateurs auraient-ils la necessit√© de cette volont√© √©ducative ?
        Parce qu’il leur est impossible de renoncer √† ce qui est une pulsion : une pulsion √©ducative qui ne cible que les enfants, √™tres plus faibles…
        Et pire (effrayant !!!) : quel rapport √† l’enfant si il n’y a pas ce pr√©texte si pratique √©ducation ?
        Si l’√©ducation des enfants est (√©videmment) une sublimation de la pulsion sexuelle, comment g√©rer ces pulsions sexuelles si il n’existe plus cette barri√®re entre l’adulte d√©sirant et l’enfant, cet √™tre sexu√© tentateur, s√©ducteur ? (l√† j’en reviens √† ce que je d√©veloppe en parall√®le sur la b√™tise si rassurante qui voudrait que seuls les p√©dophiles peuvent agresser sexuellement des enfants, dont l’actualit√© nous a si bien d√©montr√© combien cela est cr√©tin et limit√©)
        Pire : en sachant que cette éducation est aussi une pulsion ! Soit prétendre sublimer une pulsion par une autre pulsion !!!
        comment comprendre sinon cette terreur √† envisager le renoncement √† cette √©ducation pour les enfants ? M√™me dans ces situations o√Ļ absolument rien ne peut justifier cette volont√© (ici le loisir) ????
        La peur de soi, de ses pulsions, la peur de la disparition de ce rempart entre l’enfant et le d√©sir pour l’enfant ?
        Ce rempart que ne cesse de vouloir construire, au fil des d√©cennies, l’animation sociocul, √† coup d’outils et d’√©crits qui tendraient √† mettre √† distance enfants et animateurs… de discours (Ne prenez pas d’enfant dans vos bras… vous pourriez √™tre tent√© d’enfouir votre doigt dans leur petit cul…)

        On retrouve l√† l’id√©e fondatrice de cette “√©ducation populaire”, o√Ļ des gens “au dessus du peuple forc√©ment” : mettre √† distance la pulsion sexuelle !!!! chez cet ouvrier qui va d√©couvrir le “temps lib√©r√©”, la vacance, le loisir, l’oisivet√© !!!! Cet animal bien √©videmment qui ne peut √™tre contr√īl√© que dans la situation du travail… C’est toujours cette crainte premi√®re qui est √† l’oeuvre dans ces logiques de l’enfance dans l’animation sociocul, m√™me si elles ont √©chou√© s’agissant des adultes (voir l’histoire des vacances en France)
        C’est ce qu’il y a derri√®re cette sempiternelle critique d’une animation qui ne serait “que” amusement, dans la bouche de ces animateurs sociocul qui n’en finissent pas de vomir les “autres animateurs”, que l’on retrouve ici tr√®s p√©riodiquement, sous une forme ou une autre… Et dont je n’entends que l’√©pouvante de leur propre pulsion sexuelle pour l’enfant !! Que se passe t-il si il n’y a plus cette √©ducation entre l’enfant et moi !!!! Dans cette fange qu’est le plaisir √† jouer, √† partager…
        Quelle mis√®re int√©rieure en v√©rit√©…

        On ne peut pas √©voluer dans ce m√©tier d’animation tant qu’on ne voit l’enfant que comme de la viande, un jouet √† triturer, √† modeler √† l’image de son fantasme.
        Derri√®re ce pr√©tendu “bien pour l’enfant”, il n’y a que l’√©ducateur qui se fasse jouir.
        A quoi on ajoute cette formidable “fuite en avant” de l’animation sociocul qui s’accumule aux fils des ann√©es, qui n’est pas propre d’ailleurs √† cette √©ducation sociocul : on la retrouve partout dans la soci√©t√©, toujours plus complexe, toujours plus inhumaine, o√Ļ l’on accumule les lois comme on accumule des outils et des d√©crets dans l’animation sociocul… Et pour quel r√©sultat ? Toujours plus de b√™tise, de non sens, de connerie errig√©e en r√®gle intouchable… une animation de plus en plus √©loign√©e des enfants, de ce qu’est un enfant…
        Alors qu’il y a d√©j√† tout dans “1,2,3 soleil”, bien bien plus que dans n’importe quel “projet p√©da” √† la con… . Il y a d√©j√† tout dans le jeu. C’est tout ce dont un animateur a besoin : du jeu, et de la confiance qu’il accorde √† ce jeu, √† ce qui forc√©ment lui √©chappe. Dans la complexit√© du jeu et de l’humanit√©. La confiance en l’Autre, fusse t-il un enfant.
        Renoncer ici √† la complexit√© et faire confiance en ce que l’on ne peut contr√īler : l’humanit√©, l’Autre.
        La question est l√† : vivre avec l’Autre ou vouloir le contr√īler ?

        Pourquoi je ne demande √† ces animateurs de ne pas pr√©parer cet √©t√© autrement que par les animations qu’ils proposeront (et en sachant bien qu’il ne s’agira que de propositions, puisque je vais mettre en place un syst√®me qu’il ne leur permettra pas d’imposer) ?

        Parce qu’on ne peut pr√©tendre dire ce que sera une rencontre, un √©change avec des gens que l’on ne connait pas encore, le contexte √† un moment donn√© qui n’existe pas encore, comme l’√©tat d’esprit de ces personnes √† ce moment donn√©, les √©v√©nements ant√©rieurs qui feront que… ce que la singularit√© de chacune des personnes qui vont se rencontrer va cr√©er. C’est quelque chose qui ne peut √™tre pr√©dit, ni m√™me envisager. Surtout s’agissant de l’unicit√© d’un √™tre. Et c’est l√† la seule chose qui compte dans ces temps √† venir.
        D’o√Ļ : la seule certitude, la seule r√©alit√© sur laquelle on peut travailler : c’est soi.
        C’est sur soi que l’on va travailler pour √™tre toujours plus capable de comprendre, de r√©agir le moins connement possible, d’essayer de ne pas blesser, essayer d’√™tre une “richesse” pour les Autres… tendre vers…
        Ce n’est pas en ciblant l’Autre (ce connard d’enfant √©videmment !) que l’on peut √©voluer.

        Sur ce symptium et cette “responsabilisation”
        Ce n’est √©videmment qu’une lubie de plus, une id√©e √† la mode, apr√©s “autonomie” et autres gourmandises, comme d’autres lubies suivront. C’est une question de mode…
        Tant qu’il s’agira de voir l’enfant comme l’objet √©ducatif, l’objet du d√©sir √©ducatif, le fautif (le responsable) on n’avancera pas dans ce rapport √† l’enfant dans des situations hors l’√©ducation. On √©volura pas dans cette “image collective” de l’enfant…
        C’est pourtant la chance qui est donn√© √† un animateur : celui de voir l’enfant autrement que comme un objet √† √©duquer : on est pas la famille, on est pas le ma√ģtre d’√©cole, l’entraineur de foot, on a rien (on ne devrait rien) √† attendre de ce m√īme.
        Cette possibilit√© d’√©chapper √† cette lutte contre les pulsions, elle est l√†, depuis le d√©but : dans ce que nous sommmes des animateurs, et non des √©ducateurs !!! D√©s le d√©but, elle √©tait l√† ! Et cette sublimation, elle passe alors par le jeu, le “pour du faux”.
        Et heureusement, un √™tre humain n’est pas un robot, ni juste l’√™tre social cr√©√© par une soci√©t√© donn√©e : “naturellement”, ces rapports entre enfants et adultes se font, existent, ce “jeu de s√©duction ma√ģtris√©” existe dans tout rapport entre ces animateurs et ses enfants. Tous les jours d’animation, dans chaque face √† face d’animation. Ces √©changes qui participent de la construction ET de l’enfant ET de l’adulte, continuellement, sans jamais s’arr√™t√©. Et non la volont√© des uns sur les autres…

        Et c’est sur quoi l’on doit travailler, une fois cette volont√© d’√©ducation (si confortable et facile) abandonn√©e.
        Cette obligation d’√©ducation dans des temps o√Ļ elle n’a pas lieu d’√™tre ne fait que nourrir cet haine pour l’enfant, cet √™tre sexuel, ce “petit ange” tentateur qui est le seul responsable (et l√† j’en reviens √† ce sympotium) : on est dans le religieux, la pens√©e chr√©tienne, de ce tentateur qu’il faut combattre “pour son bien”… quand il ne s’agit que du d√©sir du “tentat√©”… l’enfant s√©ducteur n’√©tant pas en attente de r√©ponse sexuelle √† ses avances…

        Et donc (enfin) : l’enfant est responsable ici du d√©sir qu’il provoque ces chez adultes, ces √©ducateurs…
        Voil√† ce dont l’enfant sera juger sur ce sympotium, comme sur toute
        autre rencontre entre √©ducateurs…

        #23309
        Semastien
          @seb-r

          Bon, vu le “en cour de r√©daction”, il te restait encore une goutte ou deux √† secouer.

          Je reformule, donc ce qui te d√©frise c’est que des gamins puissent √™tre confi√©s √† un petit nombre d’adultes inconnus des parents et loin de chez eux. En soi, √ßa te provoque une gerbe textuelle et √©nerv√©e.
          Bon bein √ßa j’y peux rien, chacun ses phobies.

          Pour ce qui est de l’intention p√©dagogique, les grands-parents en ont une quand ils emm√®nent les gamins au zoo, la baby-sitter en a une lorsqu’elle punie le grand qui a frapp√© sa sŇďur, etc.

          Toute interaction entre individus produit des cons√©quences. Quand il s’agit d‚Äôinteraction entre gamins et adultes responsables, √©tonnamment ces derniers peuvent se pr√©occuper de ses cons√©quences.
          S’en pr√©occuper, c’est questionner son r√īle dans l’interaction. Se poser la question : “Quel r√īle on va jouer afin que l’interaction se passe au mieux ?”

          Donc il s’agit de questionner :
          – Le r√īle
          – Le “mieux”

          Parfois, pour bien s’entendre dessus, certains on pris des notes sur un papier.
          √áa aurait pu s’appeler “pense-b√™te” mais certains ont pr√©f√©r√© l’appeler pompeusement “Projet p√©dagogique”. Je suis d’accord c’est pompeux.

          Tu dis que tu n’as pas d’intention p√©dagogique, autrement dis que tu te contrefous des cons√©quences de l’interaction entre toi, ton √©quipe technique d’animation, et les gamins, soit.
          Mais tu peux te le permettre parce que tu n’as pas en responsabilit√© ces gamins.

          √ätre incons√©quent, c’est ton choix, ne nous oblige pas √† l’√™tre.

          #23320
          moilapa
            @moilapa

            Salut Mathk. Tu dis :
            Ils l’ont.
            C’est la premi√®re question qu’on pose aux enfants en s√©jour. “Es-tu content d’√™tre ici ? Pr√©f√®rerais-tu rentrer chez toi ?”

            Ils l’ont si ensuite la r√©ponse est suivie d’un retour chez lui, d’un d√©part de la colo… Est-ce le cas ?
            Est-ce qu’un enfant peut d√©cider de partir de la colo ??? Ou de seulement ne pas avoir
            √† supporter ces abrutis d’animateurs de colo et leurs lubies √† la con ???
            Se retrouver √† juste jouer avec des copains, ce que l’on pourrait
            au moins accorder √† une colo, si il n’y avait le probl√®me de ces animateurs
            plein d’envies…

            si l’enfant n’a pas la possibilit√© de fuir, alors on est
            dans une situation de contrainte, voir de violence,
            et non dans celle du loisir.
            Vous aurez beau tourner autour du pot, prétendre
            prendre en compte l’enfant : est-il ici par ce que Lui
            l’a d√©cid√© ou parce que des adultes l’ont d√©cid√©
            à sa place ????
            Est-on dans une situation de garderie (obligation pour le parent)
            chose alors oh combien noble, ou dans une situation
            r√©cup√©r√©e par des adultes affam√©s de contr√īle,
            de jeux de manipulation de l’Autre ?

            Et Est-ce que des adultes ont décidé de faire de ce temps
            de garderie une occasion d’essayer quelques th√©ories fumeuses
            sur cet objet-enfant √† leur merci ? D’y projeter ce qu’ils ont en
            eux de fantasmes, d’envies, de besoins ?
            De jouer au mieux les ma√ģtres d’√©cole…

            et encore une fois je renvoie √† vos loisirs √† vous…

            Ce qui disqualifie √† tes yeux les colos, c’est de devoir subir une √©ducation, comme si ailleurs ils n’en recevaient pas.
            Comme si durant les vacances en camping ou village vacances, les parents arr√™taient leur r√īle d’√©ducation.

            Non : ce qui “√† me yeux disqualifie d’abord la colo” c’est le fait que des enfants se retrouvent √† la totale merci d’un groupe
            d’adultes dans un lieu totalement clos pendant une ou plusieurs semaines, comme ils le seraient dans une secte.
            (je renvoie ici au post o√Ļ je liste tout ce qui rapproche une colo d’une secte)

            Sur la question de l’√©ducation : c’est la question de la volont√© √©ducative et non de ce qu’un temps
            puisse √™tre √©ducatif (ce n’est pas √† moi de d√©cider
            si un temps est ou sera éducatif, apportera quoi que ce soit
            √† une personne !!!! Ce qu’elle en fera, ce qui vivra en elle
            des ann√©es plus tard, ce qui participera de sa construction !!!) : la volont√© des adultes d’√©ducation dans ce qui devrait √™tre du loisirs, de la vacances !
            C’est pas compliqu√© √† comprendre : quand toi dans tes loisirs tu vas au cin√©ma, en quoi serait l√©gitime
            un trouducul qui viendrait te dire ce que tu dois regarder, comment tu dois regarder
            ce film, ce que tu dois en penser… soit quelqu’un qui aurait des projets pour toi,
            sans te les dire, pour qui tu serais un jouet, une marionnette,
            comme les enfants le sont pour toi.

            Ce qui peut exister sur un camping et qui n’existe pas sur la colo : des temps o√Ļ cette fr√©n√©sie √©ducative s’arr√™te.
            Ou des situations o√Ļ l’enfant peut √©chapper un temps √† une partie de ces d√©sirs multiples qui existent sur lui.
            Que cela soit quand les enfants errent entre eux toute la journ√©e, o√Ļ quand ils se retrouvent sur
            des animations telle que je l’ai longuement d√©crites √† maintes reprises sur le forum.
            Et non il n’y a pas “transfert de responsabilit√©” ici : puisque ces enfants
            sont sous la responsabilité de leurs parents.

            Du moment qu’elle est transf√©r√©e, cette responsabilit√© nous oblige a adopter un comportement ad√©quat et s√©curitaire √† leur √©gard
            .
            Et alors ? Il n’y a pas besoin des outils et des pr√©paratifs fa√ßon sociocul pour √ßa : la babysitter n’√©crit pas
            de projet p√©da pour s’occuper des m√īmes, les grands parents ne sont
            pas oblig√©s d’√©crire un projet p√©da pour les parents, ou d’autres √©crits pour dire
            ce qui va être fait et comment cela va être fait !!!

            encore une fois : le fait que l’on puisse faire sans pour un groupe
            d’enfants (exemple de l’organisation dont je parle
            en camping par exemple) prouve que ces outils, au contraire de
            ce que tu dis, n’ont absolument rien de n√©cessaire.

            Non seulement ils ne sont pas nécessaire, mais ils font ce tout qui font des
            colos et de l’animation sociocul en g√©nral une permanante course √† la connerie.
            O√Ļ l’enfant n’est que l’objet des jeux des adultes qui jouent
            aux éducateurs.


            Afin de choisir un comportement, il faut le justifier. De là la recherche des valeurs qui nous sert de soubassement au cadre
            .
            Et √ßa c’est un bel exemple de branlette.
            Qui voudrait justifier quand il ne s’agit que de chercher
            à cacher les pulsions qui amènent des adultes à avoir des enfants
            √† leur merci totale des jours entiers…
            Bin, j’ai 7 animateurs enfants √† “coordonner” cet √©t√©, et la seule chose
            √† laquelle je leur ai demand√© de penser, c’est ce qu’ils
            envisageaient s’agissant d’animation.
            Tout le reste sera à créer en intelligence avec les enfants,
            sur place.
            toute cette branlette derrière laquelle tu te caches, toi et
            tes semblables, ce n’est qu’un mur de merde dont il est facile
            de se passer.
            Et je ne vais √©videmment pas parler d’√©ducation mais de “vivre avec”
            de partager du temps”. D’√™tre avec, de partager.
            D’√™tre sur ces temps comme ils le sont “nauturellement” quand des enfants
            viennent les voir hors temps d’animation, quand ils se
            croisent par hazrad (ou pas) sur le village.
            Avec évidemment la possibilité pour les parents
            d’√™tre sur ses activit√©s, etc… tout ce que j’ai d√©j√† list√©.

            Les enfants choisissent ou non de se retrouver en colo, certes.
            En quoi est-ce différent du choix de passer les vacances chez les grands-parents, au camping ou en village vacances ?

            Tout simplement que dans l’exemple que je donne d’une
            organisation possible des animations en camping, on n’est pas dans un
            syst√®me de garderie avec “passation” de responsabilit√© :
            le gamin de 3 ans peut, si il le d√©cide, aller traverser la route ou se promener en ville : ce n’est
            pas mon problème mais celui des parents.
            Un enfant ne peut être là contre son grés.
            D’o√Ļ parfois des tr√®s grosses tentions avec des parents
            qui n’ont pas compris que c’est moi qui d√©cide ce qui est bien ici
            pour leur m√īme et non eux : la volont√© de l’enfant surpasse leur volont√© de parent.
            Il suffit juste de se baisser √† hauteur de l’enfant, de faire fermer sa bouche au parent
            devant l’enfant, et de lui demander tout doucement : tu as envie d’√™tre l√† ?
            Qu’il est 3, 6 ou 10 ans, c’est sa volont√© qui fera ou non sa pr√©sence
            sur ce temps partagé.

            Si je prends l’exemple de cet ann√©e (vv et non camping) :
            en parall√®le des clubs enfants (o√Ļ l√† garderie, syst√®me proche
            de ce qu’est un centre de loisirs, de ce que les
            parents en attendes) il y a des animations ouvertes à tous :
            les enfants qui passaient par là peuvent y venir quand ils veulent,
            en repartir quand ils veulent, comme ils iraient à la piscine
            ou sur le terrain de volley.
            Ces animations ne sont pas forcément annoncées,
            n’ont pas forc√©ment d’heure de d√©but et jamais d’heure de fin.
            Il peut d’ailleurs ne pas y avoir d’animateur.
            Comme l’enfant utiliserait la balan√ßoire de l’air de jeu
            ou la piscine.

            Mais en sachant, qu’en tant que responsable animation enfants,
            le plus important sont les enfants qui ne vont pas au club
            enfants, ni à aucune animation, mais vivent leur
            petite vie d’enfants entre eux, les apr√®s-midi sans adulte : ce sur
            quoi je travaille et ce que je veux protéger en tant que responsable
            enfant sur un vv ou un camping.

            D’autant plus facile quand il y a en parall√®le et ce syst√®me degarderie
            (clubs enfants façon centre de loisirs) et ces temps de rencontres
            ouvertes à tous.


            Apr√®s, ton jugement de valeurs sur l’utilit√© des colos importe peu.
            – apprendre √† vivre sans papa-maman, faire son lit, ranger sa chambre tout seul comme un grand, sortir de sa coquille, d√©couvrir les autres…” C’est quelques arguments en faveur des colos.
            Ha oui j’ai oubli√© de citer l’auteur.

            T’aa surtout oubli√© en bon trouducul que tu es de dire ce
            qui vient après :
            Mais on en revient alors au même problème : les animateurs.

            Sinon, c’est quelque chose qui va t’√©tonner, mais en 8 ans
            j’esp√®re avoir fait √©voluer ma pens√©e…
            Quand on retrouvera des types comme toi dans des années
            à toujours faire chier les gamins avec tes idées à la con,
            tes d√©sirs en tous genres…

            Il vaut mieux la penser la complexité, justement afin de justifier nos pratiques et adopter le comportement qui nous semble le plus adéquat en situation.
            Des gens comme toi, des décennies de colo toujours
            plus connes d’ann√©es en ann√©es sont la preuve que cette compexit√©
            (pseudo complexit√© s’agissant de colo et d’animation sociocul) n’est
            pas la solution √† une vie “en bonne intelligence” entre
            ces enfants et ses adultes…

            C’est surtout une question de qui on parle s’agissant de cette
            “complexit√©” ce bataillon de jeunes dont c’est la premi√®re
            expérience de travail (première expérience loin de maman et papa)
            ou des gens qui commence à pouvoir avoir cette introspection
            nécessaire ? (puisque la seule chose sur laquelle
            on puisse se pencher, c’est soi)

            Par le pass√©, tu n’h√©sitais pas √† reconna√ģtre ton r√īle d’√©ducateur, je me demande ce qui t’a fais √©voluer au point d’insulter copieusement √† l’occasion de textes diarrh√©iques ceux qui s’en revendiquent aujourd’hui.
            Là aussi, 8 ans plus tard, heureusement de mon point de vue,
            j’arrive √† construire une pens√©e, √† la faire √©voluer (√ßa serait m√™me
            le contraire qui serait probl√©matique de mon point de vue)… Et ici, notamment d’un
            travail de déconstruction, après avoir passé des années et années dans
            cette animation sociocul.
            D’avoir enfin la possibilit√© d’avoir un regard
            impartial, pensé.
            (et d’avoir rencontr√© gens gens comme toi qui
            pullulent dans ce milieu, nocifs et affam√©s d’enfance)
            En ayant par exemple (ce qui n’existe pas dans l’animation
            sociocul) un regard sur l’enfance, sur ce qu’un enfant
            pouvait attendre de ses loisirs…
            Quand une majorit√© de sac√†merde n’ont d’autre soucis
            que de vivre leur fantasme s’agissant d’enfance √† leur merci,
            de jouer les ma√ģtres d’√©cole, d’√©duquer ces encul√©s de
            connards de gosses, ces objets de jouissance, ces jouets √† vaincre…

            — en cours de r√©daction —

            #23332
            Semastien
              @seb-r

              moilapa a écrit :
              (et la réponse est notamment la vacance
              de l’√©ducation subie par l’enfant)
              […]
              Le droit de l’enfant ici, cela serait notamment
              de pouvoir refuser d’avoir affaire √† des gens comme vous…

              Ce qui disqualifie √† tes yeux les colos, c’est de devoir subir une √©ducation, comme si ailleurs ils n’en recevaient pas.
              Comme si durant les vacances en camping ou village vacances, les parents arr√™taient leur r√īle d’√©ducation.
              Que tu puisses te contenter d’√™tre un technicien, c’est du fait que tu n’es pas en responsabilit√© des enfants. Du moment qu’elle est transf√©r√©e, cette responsabilit√© nous oblige a adopter un comportement ad√©quat et s√©curitaire √† leur √©gard.
              Ce comportement ad√©quat se pr√©pare en √©quipe afin qu’on soit coh√©rent et que les enfants puissent adopter rapidement des rep√®res.
              Afin de choisir un comportement, il faut le justifier. De là la recherche des valeurs qui nous sert de soubassement au cadre.

              Les enfants choisissent ou non de se retrouver en colo, certes.
              En quoi est-ce différent du choix de passer les vacances chez les grands-parents, au camping ou en village vacances ?

              La libert√© de choisir des enfants s’accroche √† la d√©cision finale des parents ou tuteurs. Et, que l’on anime en VV, en camping, en colo ou en centre a√©r√©, on aura toujours des gamins qui n’auront pas choisis d’√™tre l√†.

              Apr√®s, ton jugement de valeurs sur l’utilit√© des colos importe peu.
              apprendre √† vivre sans papa-maman, faire son lit, ranger sa chambre tout seul comme un grand, sortir de sa coquille, d√©couvrir les autres…” C’est quelques arguments en faveur des colos.
              Ha oui j’ai oubli√© de citer l’auteur.

              moilapa a écrit :
              Dans son rapport √† l’enfance, on a pas besoin
              de penser la complexité.
              Sauf si c’est l’enfant qui cherche cette complexit√©.

              Il vaut mieux la penser la complexité, justement afin de justifier nos pratiques et adopter le comportement qui nous semble le plus adéquat en situation.

              PS :

              Par le pass√©, tu n’h√©sitais pas √† reconna√ģtre ton r√īle d’√©ducateur, je me demande ce qui t’a fais √©voluer au point d’insulter copieusement √† l’occasion de textes diarrh√©iques ceux qui s’en revendiquent aujourd’hui.

              #23333
              Makh
                @makh

                moilapa a écrit :

                Le droit de l’enfant ici, cela serait notamment
                de pouvoir refuser d’avoir affaire √† des gens comme vous…

                Ils l’ont.

                C’est la premi√®re question qu’on pose aux enfants en s√©jour. “Es-tu content d’√™tre ici ? Pr√©f√®rerais-tu rentrer chez toi ?”.

                De fa√ßon plus g√©n√©rale, rendre les enfants responsables de leurs vacances c’est tr√®s compliqu√©, y compris pour les enfants eux m√™mes. C’est casser un code tellement omnipr√©sent qu’il faut pr√©voir un temps d’adaptation assez important et une pr√©sence des adultes faces √† ces enfants qui paraissent d√©sŇďuvr√©s (et qui le remontent parfois).

                #23334
                moilapa
                  @moilapa

                  La réponse à ta question est dans la réponse
                  √† la question : “Qu’Est-ce qu’un loisir” ?
                  De quelle vacance parle t-on ici ?

                  (et la réponse est notamment la vacance
                  de l’√©ducation subie par l’enfant)

                  Dans la réponse à tes propres loisirs,
                  vacances : il n’y a pas de diff√©rence entre
                  ce à quoi tu as droit toi dans le cadre de
                  ces temps suspendus et ce √† quoi √† droit l’enfant.

                  Le droit de l’enfant ici, cela serait notamment
                  de pouvoir refuser d’avoir affaire √† des gens comme vous…

                  La complexit√©, la recherche, l’analyse, elles
                  concernent le travail sur soi, celui que l’on est,
                  celui que l’on impose aux autres dans un temps
                  de rencontre.
                  La question n’est pas l’enfance, mais celui qui pr√©tend
                  travailler auprès de cette enfance.
                  Par exemple ici, cette question de “responsabilit√©”,
                  elle ne concerne en rien l’enfant mais ceux qui pr√©tendent,
                  ces gens qui vont se rencontrer, ce qu’ils sont,
                  ce qu’il a fait leur choix de ce m√©tier, les
                  raisons profondes qui font ce besoin d’√™tre
                  aupr√®s d’enfants : il n’y a que cela qui a du sens
                  dans ce type de r√©unions. Et il n’y a que cela
                  qui n’est finalement jamais abord√© dans toutes ces
                  rencontres.

                  Dans son rapport √† l’enfance, on a pas besoin
                  de penser la complexité.
                  Sauf si c’est l’enfant qui cherche cette complexit√©.

                  #23338
                  Semastien
                    @seb-r

                    moilapa a écrit :
                    Un enfant arrive sur une colo “les pieds sous la table”,
                    attend juste qu’on lui propose des moments
                    amusants sans avoir participer à leur conception,
                    sans avoir donner son avis sur la matière à
                    jouer… et alors ? Si tel est son d√©sir s’agissant
                    de ses loisirs…
                    […]
                    Mais chacun de ses enfants doit pouvoir décider
                    de ce que seront LEURS vacances.

                    En somme les adultes proposent et les enfants disposent (sans se fermer aux propositions des enfants) ?

                    #23342
                    moilapa
                      @moilapa

                      Ce que l’on ne peut enlever √† toutes ces logiques,
                      c’est une certaine coh√©rence, une logique dans l’acharnement
                      Dans cette volont√© de vaincre l’enfance…
                      (certains pourraient croire ici se démarquer
                      de cette animation sociocul complètement
                      conne, fête permanente à la bêtise, mais
                      ce n’est pas le cas : c’est bien la m√™me logique
                      stupide, irréfléchie)

                      De h√Ęter l’enfant √† “devenir autonome”,
                      le rendre “citoyen engag√©”, responsable…
                      bref,√©liminer tout ce qui fait l’enfance
                      (et si droits de l’enfant existaient, c’est bien
                      dans ce droit √† l’irresponsabilit√©, le droit √†
                      l’inconsistance, incoh√©rence, l’irrationnel,
                      l’instabilit√© et surtout l’INCONSEQUENCE)

                      Il s’agit de “d√©sinfantiliser” l’enfance.
                      En lui demandant, au passage, via un improbable avenir,
                      d’atteindre les buts que les adultes n’ont pas √©t√©
                      fichus de fr√īler…

                      Rendre les enfants responsable ici, c’est les
                      rendre responsable et de leur √©tat d’enfance,
                      et de ce que les adultes n’ont su faire.

                      C’est les rendre responsables (coupables) de ce
                      qu’ils sont, de leurs limites d’enfance et des
                      échecs des adultes.

                      Or l’animation, ce n’est pas de l’√©ducation : c’est
                      m√™me √† l’oppos√© de l’id√©e d’√©ducation. Un animateur
                      ne devrait pas vivre “contre” mais “avec” les enfants.
                      L’enfant au pr√©sent, l√†, et non celui qu’il pourrait
                      devenir si… un enfant tel qu’il est maintenant,
                      et non le fantasme model√© par des” adultes pulsionnelles”,
                      qui r√©pondent √† cette pulsion d’√©ducation comme
                      d’autres r√©pondre √† d’autres pulsions…

                      On n’a pas √† “responsabiliser ces enfants dans
                      le cadre de leurs loisirs, leur demander d’abandonner une
                      part “d’insouciance”, leur demander de partager
                      une part des “soucis” des adultes, on a pas √† leur
                      demander ce qui n’est pas encore leurs “probl√®mes”…

                      Un enfant arrive sur une colo “les pieds sous la table”,
                      attend juste qu’on lui propose des moments
                      amusants sans avoir participer à leur conception,
                      sans avoir donner son avis sur la matière à
                      jouer… et alors ? Si tel est son d√©sir s’agissant
                      de ses loisirs…
                      Un autre a envie de concevoir, imaginer,
                      ne pas accepter du “tout cuit” pr√©par√©s par
                      les adultes ? Oui.
                      Mais chacun de ses enfants doit pouvoir décider
                      de ce que seront LEURS vacances.
                      Dans ce cas, aux adultes de ne pas les trahir,
                      en proposant √† l’un des acitvit√©s qui ne lui conviennent
                      pas, o√Ļ l’adulte √† cacher des plans secrets (√©ducation,
                      prétentus bénéfices de telle ou telle activité,
                      fa√ßon mon acitvit√© va d√©velopper chez l’enfant
                      sa psychomotricité mes couilles), ne pas
                      trahir l’autre en lui faisant croire qu’il a
                      réellement accés au choix, que sa volonté soit
                      réellement entendue, attendue et non déjà
                      piégée dans une direction déjà déterminée.

                      Ces rencontres n’ont qu’un but : baliser √†
                      l’avance ce que vont √™tre ces pseudos
                      “errements”, qui ne sont en rien des errements.

                      Ca pue la merde à plein nez.

                      #23385
                      crevette76
                      Administrateur
                        @crevette76

                        moilapa a écrit :
                        (voir cette étude récente sur une centaine
                        d’enfants de moins de un an o√Ļ des chercheurs
                        observent ces “enfants qui explorent
                        l’inattendu”, de ce que ces enfants sont
                        d’autant plus int√©ress√© par un objet qu’il n’a
                        pas r√©agit comme on s’attendait √† ce qu’il
                        r√©agisse…

                        Stahl A, Feigenson L. Observing the unexpected enhances infant’s learning and exploration. Science 2015, 348:91-4.

                        Schulz L. Infants explore the unexpected. Science 2015, 348:42-3.

                        parlées ici

                        source
                        …je file, bonne √©coute

                        #23386
                        moilapa
                          @moilapa

                          S’agissant des terrains d’aventures
                          (la preuve vivante de ce que l’on ne veut
                          pas pour les enfants en France, le
                          contre exemple mort qui dit en creux
                          ce qu’est ce format qui lui a persist√©
                          (la colo, le centre de loisirs…) et le d√©risoire
                          de rencontres comme celle annoncée :
                          dés le départ foutage de gueule : on part
                          d’un syst√®me, d’une organisation qui est
                          une prison pour enfant (la colo, le centre de
                          loisirs…) et on pr√©tend y permettre une
                          libert√© aux enfants, celle de s’exprimer,
                          de faire, de penser… quelle blague…)

                          et leur dur√©e de vie limit√©e d√©s leur naissance…

                          (il existe une étude sur le sujet de la disparition
                          des terrains d’aventure, quelque part dans une
                          universit√© parisienne… que je n’ai pas r√©ussi √†
                          faire parvenir sur la BU de Toulouse… si
                          jamais tu as plus de possibilit√©s que moi…)

                          Est-ce que ce n’est pas justement ce
                          qu’a √©t√© l’histoire de ces terrains
                          d’aventure en France qui en fait la
                          richesse ?
                          Quand on lit ceux qui ont vécu ces expériences dans
                          les 70-80, on sent une force liée au caractère forcément
                          éphémère, une urgence, une rage chez les enfants à construire et
                          détruire en lien avec ce savoir que tout cela serait
                          vou√© √† dispara√ģtre tr√®s vite…

                          La disparition de cette fa√ßon d’imaginer les
                          enfants entre eux, o√Ļ l’enfant √©tait r√©ellement
                          acteur, faiseur, penseur… √©tait sans doute
                          inévitable en France, en grande partie de
                          part l’histoire de l’√©ducation populaire,
                          cette éducation populaire qui fait que le sort
                          des petits français est sans doute parmi les
                          pires des places faites aux enfants en europe…
                          Inimaginable en parall√®le de ce qu’est devenu
                          une pens√©e collective de l’enfance en France…
                          Et c’est juste un formidable foutage de
                          gueule que de faire croire que cela serait
                          dans cette animation sociocul que de telles
                          id√©es pourraient survivre… quelle bande de cons…

                          qu’il ne soit plus rel√©gu√© dans les “poubelles d’espaces” que sont les terrains provisoirement vagues
                          Ces lieux se doivent d’√™tre des poubelles,
                          des terrains vagues, des friches : à partir du moment
                          o√Ļ il y a “installation institutionnelle”, il y a ces
                          règles qui vont progressivement empêcher tout,
                          vouloir faire de l’enfant un citoyen (et autres
                          idéologies à la con)
                          Eph√©m√®re sans doute aussi, parce qu’en
                          France on est pas en Angleterre ou dans ces
                          pays nordiques, ces autres
                          pays o√Ļ l’on est capable de penser l’enfant
                          √† minima… avec ce b√©mol qu’il manque
                          cette idée de pouvoir tout détruire, que chaque
                          enfant puisse arriver et détruire avant de penser
                          construire… comme cela existait dans ces
                          formidables exp√©riences fran√ßaises…

                          Ces lieux doivent être des lieux de destruction, sinon ils
                          n’ont aucun sens.
                          Il y a de moins en moins d’endroits pour √ßa ?
                          C’est le m√™me discours avec les squats, avec
                          l’absence de lieux d’habitation, dans des villes
                          pleines de lieux vides…
                          Ce que l’on ne veut pas, c’est de cette “anarchie”, de
                          cette possibilité pour des êtres en marge (ici
                          des enfants, ailleurs des jeunes “hors la
                          soci√©t√©”) qu’ils aient des moyens de s’organiser
                          par eux-mêmes.

                          Dans une ville, pour peu que l’on veuille, on
                          trouve de la place pour tout. Dire qu’il n’y a pas
                          d’espace o√Ļ cette id√©ologie des terrains
                          d’aventure pourrait se d√©ployer, c’est en fait
                          dire que l’on ne veut pas de cette id√©ologie.
                          Comme certaines municipalités ne veulent
                          pas d’habitations √† loyer mod√©r√©…

                          Derri√®re cette tentative “multi s√©culaire”
                          de dompter l’enfance, de contr√īler l’entre
                          enfants, de manipuler les organisations
                          enfantines qui naissent sans adulte
                          (de récupérer comme dans le cas de cette
                          rencontre) n’est pas propre √† la question de l’enfance,
                          de la ma√ģtrise de l’enfance.

                          C’est tout b√™tement ce besoin humain de
                          rationnaliser l’irrationnel. de contr√īler
                          l’incontr√īlable (et l’on s’invente des dieux
                          pour expliquer les colères du volcan, de la
                          mer et du ciel…)
                          Et cet incontr√īlable ici, c’est l’enfant. Ce qu’il y
                          a en lui de non renoncement encore, de capaciter
                          √† s’√©merveiller…
                          Et pour √ßa, deux m√©thodes : d’un c√īt√© la
                          violence visible, de l’autre des √©ducateurs qui
                          voudraient prétendre ne pas être violents pour
                          ces mêmes enfants, qui voudraient se faire
                          croire √† eux-m√™mes qu’ils sont diff√©rents des
                          adeptes de la bonne vieille taloche… ce sont
                          les m√™mes, j’ai juste plus de sympathie pour
                          ceux qui ne font pas semblant, qui assument la
                          violence inh√©rente √† toute √©ducation…

                          Pas d’√©ducation sans violence, m√™me si
                          des trouducul ici ou ailleurs voudraient
                          arriver √† se persuader du contraire…

                          sur cette pulsion éducative, ce besoin de
                          contr√īler l’incontr√īlable chez l’enfant,
                          ces capacités auxquels les adultes (éducateurs
                          tout particulièrement) ont renoncé :
                          (voir cette étude récente sur une centaine
                          d’enfants de moins de un an o√Ļ des chercheurs
                          observent ces “enfants qui explorent
                          l’inattendu”, de ce que ces enfants sont
                          d’autant plus int√©ress√© par un objet qu’il n’a
                          pas r√©agit comme on s’attendait √† ce qu’il
                          r√©agisse…

                          Ce qui est en jeu ici (et dans toute idée
                          d’√©ducation) c’est ce contr√īle de l’enfance
                          dans ce qu’elle a de r√©volutionnaire, d’incontrolable,
                          de capacit√© au r√™ve, √† l’√©merveillement, √†
                          la découverte (comme le dit Jean Claude Ameisen
                          à propos de ces enfants de 1 an, ce sont eux les
                          chercheurs, et non ceux qui sous des prétextes
                          “humanitaires”, tentent de ma√ģtriser l’enfance)

                          Ici on va utiliser cette id√©e de “responsabilisation”,
                          anti th√®se de ce que devait √™tre l’enfance…
                          Toujours cette même raison de vouloir cacher
                          ce qui est en jeu dans la volonté éducative :
                          une pulsion.

                          Vouloir √©duquer, c’est une pulsion, au m√™me
                          titre que des pulsions sexuelles, des pulsions
                          de mort…

                          En faisant mine de “penser l’enfance”,
                          on s’absout de penser Soi…

                          #23399
                          Semastien
                            @seb-r

                            Merci Shaaa pour cette contribution ūüôā

                            #23401
                            Shaaa
                              @shaaa

                              Pour revenir sur les terrains d’aventure, √† la (re)lecture des bouquins et la d√©couverte du manquant : “du terrain pour l’aventure – Pratique antiautoritaire de l’animation des loisirs en milieu urbain”.

                              C’est le bilan de deux ann√©e; d’existence d’un terrain pour l’aventures situ√© sous les tours du New-York de Paris (La D√©fense), √† Courbevoie. Deux ann√©es “incroyablement riche: d’enseignements, de d√©couvertes sur la relation que l’enfant √©tablit avec le milieu, la fa√ßon dont il s’approprie l’espace et l’organise”.

                              Sur te terrain vague, en d√©limitant leur territoire, les enfants donnent l’espace sa dimension sociale fondamentale d’√©changes, de rencontres absente de la ville √©clat√©e, parcellaire, s√©gr√©gative. Le terrain pour l’aventures garantit un libre usage de l’espace en apportant les instruments n√©cessaires √† son exploration, √† sa structuration, √† une relation cr√©atrice avec le milieu. II faut se battre pour qu’il fasse partie des espace essentiels √† d√©gager ou √† garder libres ; qu’il ne soit plus rel√©gu√© dans les “poubelles d’espaces” que sont les terrains provisoirement vagues. Occuper des terrains en attente de construction sera un choix de mis√®re une solution de secours aussi longtemps que l’√©cole, les centres de loisir propres et respectables, les aires de jeux aseptis√©es et la ville autoritaire ne laisseront pas la place aux jeux de l’enfant. (….). Ouvrir un terrain pour l’aventures, c’est aussi aller √† contre-courant d’une ignorance, d’une absence d’int√©r√™t g√©n√©ralis√© pour l’espace con√ßu que comme marchandise, source de profit.

                              Il y en a quelques images ici : http://www.cndp.fr/media-sceren/banque-images/un_terrain_pour_l_aventure-54356-s.html

                              Bref. Il y a un √©l√©ment contextuel assez important : il y avait des terrains vagues suite aux d√©molitions et reconstructions des tours d’immeubles. Aujourd’hui… l’urbanisation √©tant bien √©tablie, il ne reste plus grand chose… Pour autant, les animateurs de ces TA avaient bien conscience d’arriver sur un territoire qui ne leur appartenait pas. Mais ils montrent aussi que pour d√©fendre un lieu “entre-enfants”, il y a la n√©cessit√© d’avoir des adultes contre des adultes pour d√©passer, en premier lieu, la dissym√©trie cons√©quente.

                              Quant √† l’√©chelle de Hart, il la revisite en 2008 et son analyse est tout √† fait int√©ressante car il fait la critique des usages d√©tourn√©s qui en ont √©t√© fait mais aussi il rajoute ces fameux moments “entre-enfants” pour dessiner un “escabeau”. Comme quoi, c’est utile de r√©ch√©flir ! ūüėÄ

                              (Pour ce qui est des critiques des p√©dagogies nouvelles qui avancent d√©guis√©es, il est certain qu’il est plus facile de s’opposer √† un r√©gime despotique qu’un r√©gime (pseudo-)participatif. Cela dit, tr√®s rapidement, les ma√ģtres d’√©cole ont utilis√© des √©l√®ves pour discipliner d’autres √©l√®ves de la m√™me fa√ßon qu’on utilise aujourd’hui l’√©ducation par les pairs (√† la sant√©, √† l’√©cologie, √† la citoyennet√©…). :-D)

                              On en trouve encore des exemples dans des journaux récents sur la récré ou les parcs publics : http://www.slate.fr/culture/85803/enfants-aventure

                              #23408
                              moilapa
                                @moilapa

                                Shaaa, il y a, il me semble, une différence
                                primordiale : la pr√©sence ou non d’adultes intervenants
                                et la pr√© existance ou non d’un “balisage” qui poursuit un but quelque qu’il
                                soit (et ton exemple des terrains d’aventures pose probl√®me
                                au moment o√Ļ les animateurs in situ suivent
                                les préceptes énoncés ailleurs que sur le terrain,
                                étrangers à ceux-là même qui vivent la rencontre : sinon on
                                est d√©j√† dans le contr√īle : la mairie peut donner le
                                terrain, les moyens, fournir les salaires… mais
                                rien ici de ce qui compte ne lui appartient : l’enfance
                                n’appartient √† personne, pas m√™me √† l’humanit√© :
                                s’agissant de l’animation sociocul : un animateur
                                n’est tenu a absolument suivre aucune des
                                philosophies, idéologies de ses employeurs : il
                                n’a aucun compte √† leur rendre en tant que
                                participant de la rencontre : de la même façon,
                                l’enfance n’appartient pas √† la mairie propri√©taire
                                des murs de l’√©cole, de l’asso qui a gagn√© l’appel
                                d’offre, le directeur et son ridicule propjet
                                p√©da… ce temps entre -enfants n’apparitent
                                pas même aux parents )
                                Et cet entre-enfants est précisément la seule chose de valeur
                                dans ces lieux de rencontre, la seule chose
                                qui compte.
                                Après, si des couillons veulent remplir un
                                beau projet et y expliquer qu’il faudra des rideaux
                                bleus aux fen√™tres…

                                Les enfants n’inventent rien, ne font qu’utiliser
                                la société (la reproduire, la consolider) pour leurs jeux ?
                                peu importe : ce qui compte c’est que cela
                                soit l√† leur volont√© ludique, aussi influenc√©e soit-elle…
                                N’en rajoutons pas alors volontairement dans
                                ce lavage de cerveaux : laissons les enfants libre
                                de détruire le monde si tel est leur volonté.

                                Tout projet √©crit n’a aucune valeur ici : il pourrait
                                de nouveau en avoir une si jamais les enfants,
                                par je ne sais quelle improbable raison, en
                                venaient à vouloir écrire et faire vivre un
                                projet écrit (et évidemment sans que jamais cette
                                id√©e ne leur ait √©t√© souffl√© par un attentionn√© √©ducateur…

                                A ce titre, personne n’a le droit de faire des “plans sur la comette”
                                (soit √©duquer) d’imaginer ce
                                que serait un avenir vis √† vis d’enfants : √ßa
                                leur appartient. Laissons les détruire ce monde qui
                                ne nous appartient plus…

                                D’o√Ļ ce que j’ai d√©j√† dit √† plusieurs reprises :
                                la meilleur chose qui puisse arriver à ces enfants,
                                c’est avoir affaire √† des adultes qui n’ont rien
                                *√† foutre d’eux : le meilleur des animateurs,
                                c’est par exemple cet animateur de cla√© qui n’aime
                                pas les m√īmes, qui est l√† parce qu’il a besoin de vivre.

                                il s’agit ici que de cr√©er un “balisage” de plus qui va permettre aux adultes
                                d’aller dans leur direction, quoi qu’il se passe entre les
                                enfants, de les enfermer dans un piège comme
                                on piégerait des guêpes avec une bouteille renversée :
                                (comme on les a d√©j√† pi√©g√© effectivement via des “autonomies”
                                “participation” et autres “√©ducations nouvelles”…
                                facile avec des gamins qui n’ont pas la capacit√©
                                de “voir venir” qui de par leur nature sont
                                oblig√©s de faire confiance en l’adulte, : c’est le sens de cette rencontre comme
                                de toutes ces rencontres de “p√©dagogues”, depuis nos
                                nos v√©n√©rables ma√ģtres, les Cousinet, freinet et autre tar√©e fa√ßon Montessori.
                                Soit de tout temps jouir de la na√Įvet√© de l’enfant
                                pour en faire selon un objet à éduquer, un
                                objet sexuel, un travailleur quasi gratuit…

                                Si on ne donne pas comme premi√®re possibilit√© √† l’enfant de
                                pouvoir nous échapper, de pouvoir refuser nos belles
                                th√©ories, rien n’a de sens.

                                Il ne s’agit ici que de volont√© de l’adulte, et non
                                de prise en compte de l’enfant (et cela ne l’a jamais
                                √©t√© s’agissant d’animation sociocul, d’√©ducation
                                populaire : d√©s le d√©but il n’a s’agit que de manipuler.
                                Et de se réunir pour se branler en groupe, se
                                faire plaisir, se faire croire que l’on est si bon pour
                                les enfants, si utiles…
                                Quoi qu’il arrivera, au final ce qui sortira de
                                ces beaux √©changes servira √† asservir les m√īmes :
                                ce qui n’existe pas encore sera d√©j√† impos√©
                                à ces gamins, qui vont bouffer de la responsabilité
                                (la faute √† cette connerie des Droits de l’enfant)
                                comme ils ont bouffé de
                                “l’autonomie” et autres vilains mots…

                                Exemple couillon : ce qu’il ressort d’une exp√©rience issus
                                de ces √©changes; c’est que finalement les enfants
                                s’organisent pour recr√©er une dictature qui choisi telle ou telle
                                cible pour cimenter ses bases : ces personnes vont-elles
                                laisser les enfants aller plus loin dans l’exp√©rience ?
                                Evidemment non : parce que cela ne correspond pas à
                                leurs valeurs √† eux : le “jeu” est pip√©.

                                Il ne s’agit bien plus que de “responsabiliser” : il s’agit de formater,
                                c’est le lien entre tous ceux qui pr√©tendent √©duquer l’enfant,
                                que cela soit façon bonne vieille taloche ou prétendue
                                prise en compte de l’enfant : tous se rejoignent dans cette
                                idée de manipulation.

                                J’en reviendrais alors toujours √† cette √©chelle de la participation
                                et de ce qui est pens√© comme le plus haut degr√© de “participation”…

                                On ne lutte pas contre ce qui fait une personne, on ne peut
                                esp√©rer d’une personne qu’elle renonce √† tout ce qu’elle est,
                                tout ce qu’elle croit…
                                Comment pourrait-on croire que ce type d’individus bien pr√©cis,
                                qui ont choisi ce type de m√©tier o√Ļ l’on mod√®le l’enfant,
                                serait en mesure de vouloir renoncer à tout ???? Renoncer à tout
                                s’agissant de cet enfant √† leur merci ???

                                Il s’agit de se r√©unir pour r√©fl√©chir √† cet enfant-ennemi,
                                cette bête à abattre, toujours et encore,
                                et non √©videmment r√©fl√©chir √† soi…
                                Soi étant bien le dernier individu sur lequel on
                                voudrait se pencher… L’autre est toujours le
                                problème.

                                Pour ma part, je ne prétends évidemment rien.
                                Je me permet juste de dire à ces personnes qui
                                se font plaisir en se disant “bons” √† l’enfant, qu’elles ne
                                sont que des consommatrices de cet enfant : elles se font
                                du bien, elles dévorent ces enfants.

                                Comment croire qu’elles puissent renconer √† une telle jouissance ?
                                Renoncer √† ce qui fait ce qu’elles sont ?

                                Cela tient plus de la cuisine que de la pensée :
                                comme des vieux messieurs qui se réuniraient pour
                                s’√©changer les meilleurs recettes pour consommer de
                                la chair fraiche…
                                J’aurais l’impression de me trouver √† la table de Chronos…

                                Voil√† ce qu’est tout √©ducateur : un consommateur d’enfant.

                                #23414
                                Semastien
                                  @seb-r

                                  Shaaa a écrit :
                                  Certes, mais on éduque qui à part les enfants ? Les jeunes et encore ? Mais ensuite ?

                                  √Čtrangement, on emmerde bien moins les majeurs quant √† leurs occupations durant leurs temps “lib√©r√©s”.

                                  Ou de mani√®re positive : √Čtrangement aucune (√† ma connaissance) proposition de vacances “√©ducatives” pour adultes. Sauf les chantiers de jeunes, bon, ou le woofing par exemple ? Ce dernier ne se revendiquant pas de l’√Čducation Populaire, mais √ßa pourrait.

                                  Shaaa a écrit :
                                  √Čducation, je crois pas. Apprentissages, peut-√™tre… et encore ce n’est pas assur√© et c’est un brin diff√©rent…

                                  √Čducation, apprentissage, formation continue, c’est vrai que c’est dommage cette s√©paration s√©mantique.
                                  Certains l’assument pour les adultes.
                                  Je pense notamment aux soci√©t√©s coop√©ratives d’√Čducation Populaire :
                                  http://www.lecontrepied.org/

                                  http://www.vent-debout.org/

                                  Shaaa a écrit :
                                  Je ne sais pas si parler d’√©ducation, encore une fois, n’est pas contre-productif. Plus simplement, je dirais “politique”. Ce sont des valeurs politiques… √Čducatives, j’ai un doute.

                                  Contre-productif, je ne sais pas. Je suis pour la r√©appropriation des termes “√Čducation Populaire”.
                                  L’√©ducation est beaucoup trop connot√© au syst√®me scolaire, c’est une plaie.

                                  #23415
                                  Shaaa
                                    @shaaa

                                    Semastien a écrit :
                                    Pour ne pas que le mot “√©ducation” devienne une insulte, il faut le comprendre autrement que comme une m√©canique froide ciblant les enfants.

                                    Certes, mais on éduque qui à part les enfants ? Les jeunes et encore ? Mais ensuite ?

                                    √Čtrangement, on emmerde bien moins les majeurs quant √† leurs occupations durant leurs temps “lib√©r√©s”.

                                    L’√©ducation concerne tout individu, de tout √Ęge. Elle n’est surtout pas univoque et unilat√©rale. Chaque personne s’√©duque ici au travers des √©changes de ce forum.

                                    √Čducation, je crois pas. Apprentissages, peut-√™tre… et encore ce n’est pas assur√© et c’est un brin diff√©rent…

                                    Quel est le sens que l’on donne aux interactions avec les enfants ? Leur droit aux vacances ? Leur droit √† l’entre-soi ? Qu’on l’assume ou non, les moyens mis-en-oeuvre pour arriver √† ces finalit√©s seront porteurs de valeurs √©ducatives (ici la libert√© et le respect de l’enfant, leur auto-d√©termination).

                                    Je ne sais pas si parler d’√©ducation, encore une fois, n’est pas contre-productif. Plus simplement, je dirais “politique”. Ce sont des valeurs politiques… √Čducatives, j’ai un doute.

                                    #23418
                                    Semastien
                                      @seb-r

                                      Pour ne pas que le mot “√©ducation” devienne une insulte, il faut le comprendre autrement que comme une m√©canique froide ciblant les enfants.
                                      L’√©ducation concerne tout individu, de tout √Ęge. Elle n’est surtout pas univoque et unilat√©rale. Chaque personne s’√©duque ici au travers des √©changes de ce forum.

                                      Quel est le sens que l’on donne aux interactions avec les enfants ? Leur droit aux vacances ? Leur droit √† l’entre-soi ? Qu’on l’assume ou non, les moyens mis-en-oeuvre pour arriver √† ces finalit√©s seront porteurs de valeurs √©ducatives (ici la libert√© et le respect de l’enfant, leur auto-d√©termination).

                                      #23420
                                      Shaaa
                                        @shaaa

                                        On et je pourrais objecter un certain nombre de points sur lesquels tu passes un peu rapidement. Par exemple, ce ne seront pas “que” que des penseurs car, a priori, il y aura des praticiens qui agissent quotidiennement ou/et r√©guli√®rement avec des enfants et des jeunes.

                                        Apr√®s, m√™me si l’objet “responsabilit√©” me semble ambigu√ę, c’est aussi son int√©r√™t. √Ä la mani√®re de la sacro-sainte “autonomie”, de la “socialisation”, de la “libert√©” ou de tout autre terme polys√©mique d√©multipliant les interpr√©tations, acceptant toutes les torsions.

                                        Pour en donner un aper√ßu. Imaginer que des enfants puissent faire leurs affaires entre eux, seuls… tout en reconnaissant la valeur de leur production (pour sa futilit√© ou autre), c’est d√©j√† concevoir ces personnes en capacit√© de d√©cider et “r√©pondre de ses actes” c’est-√†-dire avec la possibilit√© d’expliquer et justifier ses choix… Soit un “enfant-acteur” comme dirait les autres penseur-es. ūüėÄ Qui vit et s’adapte aux institutions dans lesquelles il cotoie d’autres enfants et des adultes : √† l’√©cole o√Ļ il peut employer un certain nombre de strat√©gies comme dans un ACM. Bref. D’ailleurs, peut-on dire que les enfants dans un terrain d’aventure (pas en France) sont “responsabilis√©s” ? (ou peut √™tre autoris√©s ?).

                                        Cela dit, “responsabiliser”, c’est aussi une technique d’engagement bien connu des adultes pour faire en sorte que les enfants veuillent (bien) faire ce que les adultes avaient d√©j√† d√©cid√© pour eux. Ou comment, par des r√®gles d√©cid√©es collectivement, (ou en d√©signant des petits capos), je peux cr√©er une ambiance d’auto-discipline et je renverrai les enfants √† leur responsabilit√© : “vous avez d√©cid√© ces r√®gles, vous devez les respecter” : le pi√®ge se referme. Ou les joies de la manipulation… (et on pourrait largement d√©border sur le monde du travail des adultes ou le management adore responsabiliser les salari√©s).

                                        Comme bien des notions, la responsabilit√© est √† double-tranchant ; d’o√Ļ l’utilit√© d’en discuter. Et le probl√®me n’est pas les enfants, loin de l√†. ūüėÄ

                                        Maintenant, on peut toujours tenir la m√™me position en critiquant (l√©gitimement) les pratiques habituelles qui vont toujours dans le sens de la domination adulte (comme il y a une domination masculine) qui se retrouve naturalis√©e pour des questions d’√©ducation, de tradition et de transmissions (ou de “taille” et de “force”, de “capacit√©s”) et s’instituant dans des organisations, des objets, des pratiques… jusqu’aux toilettes (cf. la s√©paration sexu√©e) occultant un conflit de classes d’√Ęge comme on dirait dans les ann√©es 1970 (mais plut√īt dans les terrains d’aventure).

                                        De ce fait, et tu le dis, on rel√®gue facilement les enfants comme des √™tres √† √©lever, √† contenir, √† canaliser, √† diriger… etc. √† √©duquer dont les pratiques, entre eux, sont rarement per√ßues comme utiles, l√©gitimes ou int√©ressantes. Mais s’il n’y avait pas eu quelques gens qui pensent (et √©crivent), on sera pas franchement plus avanc√©. ūüėÄ

                                        On peut aussi tenter de comprendre comment ces visions du monde se construisent (ou l’inverse) et comment elles se maintiennent, se d√©fendent, se d√©veloppent… tout en int√©grant et r√©utilisant les tentatives pour les attaquer… (et malgr√© ces fameux gens qui pensent. :-D)

                                        Du coup, faut bien qu’on (adultes) s’√©duque √† penser autrement, non ? :titille:

                                        #23456
                                        moilapa
                                          @moilapa

                                          Quelle discussion possible ?
                                          Avec des gens qui ne voient en l’enfant qu’une
                                          bête à dominer, à abattre ?
                                          quand la seule bête à abattre pour chacun de nous,
                                          c’est nous m√™mes, qu’il n’y a absolument rien d’autre
                                          √† quoi travailler que soit…
                                          En m√™me temps, j’envie ces personnes : comme
                                          il est ainsi facile de “penser”, de dire que “l’autre
                                          est le probl√®me”, sans jamais se poser la question
                                          de soi….
                                          Tous ces gentils “penseurs” qui vont se r√©unir pour “penser
                                          √† l’Autre, sans jamais poser la question de soi”…

                                          Qui se pensent utiles ???
                                          Qui pensent que des enfants entre eux, cela
                                          ne peut suffire, des enfants qui simplement jouent…
                                          Qu’il y a n√©cessit√© de rentabiliser ces temps de friche
                                          o√Ļ ces encul√©s d’enfants pr√©tendent √† la non productivit√© !!

                                          h√Ętons nous de faire de ces temps de vacances des
                                          temps o√Ļ l’on va faire de cet enfant ce que l’on d√©sire :
                                          ici, responsabilisons ces connards de gosses !!!
                                          Avec leur putain d’insouciance improductive !
                                          L’enfant, le seul √™tre √† ne pas avoir droit √† la vacances,
                                          qui doit faire de ce temps un temps de travail sur lui-même,
                                          √† qui l’on r√©clame des comptes… jouet des fantasmes de
                                          tous ces adultes qui pour leur malheur ont porté
                                          ces fantasmes sur l’enfance….

                                          dans cette id√©ologie d’une √©ducation qui n’en finit
                                          jamais pour l’enfant, qui ne pourra y √©chapper qu’une
                                          fois adulte, puisqu’√©videmment cette √©ducation ne concerne
                                          aucune de ces bons penseurs…. mais juste cet
                                          encul√© d’enfant.

                                          Il n’y a dans ces processus que de la haine,
                                          haine de l’enfance, de l’enfant, des enfants entre eux.

                                          Surtout : ne voyons pas l’enfant comme un √™tre maintenant,
                                          quelqu’un en face de nous maintenant, mais partons du principe
                                          qu’il faut travailler √† ce qu’il sera, ce qui a de l’importance.
                                          Soit nier la personne au profit d’un √™tre qui n’existe pas et
                                          n’existera pas, le fantasme de quelques adultes…

                                          Ca permet tous les fantasmes… A commencer par se croire utile…
                                          apr√®s tout, eux ou d’autres : chacun leurs d√©lires,
                                          leurs fantasmes, leur vision de manipulation de l’enfance : ils se valent tous…
                                          Et il n’y a rien √† en attendre : parce qu’il ne s’agit
                                          pas r√©ellement de penser l’enfance mais d’en profiter,
                                          consommer pour son bon plaisir mesquin…

                                          Comme la religion permet toutes les conneries…

                                          #23482
                                          Shaaa
                                            @shaaa

                                            Viens en discuter. ūüėÄ

                                            (ma pro-position est moins vindicative mais reste critique quant aux usages de la responsabilisation)

                                          20 sujets de 21 à 40 (sur un total de 52)
                                          • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
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