Couchers individualisés

  • Ce sujet contient 43 réponses, 12 participants et a √©t√© mis √† jour pour la derni√®re fois par moilapa, le il y a 8 ann√©es et 4 mois.
20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 44)
  • Auteur
    Messages
  • #19684
    moilapa
      @moilapa

      T’es en train de parler √† “quelqu’un” qui ne
      fait que recopier des extraits des autres posteurs…

      #19690
      ludou
        @ludou

        Michel1111 a écrit :

        Les enfants auront toujours à trouver leur place dans un monde qui existe déjà et, parfois, se coltiner et se débattre face à des places déjà définies.

        salut,

        les adultes aussi… et pas qu’un peu !

        #19693
        Import
          @import

          Apr√®s, il reste des espaces pas ou peu formalis√©s par des adultes en termes √©ducatifs mais la rue, le parc restent largement ordonn√©s par les activit√©s qui s’y d√©roulent d√©j√†…

          Les enfants auront toujours à trouver leur place dans un monde qui existe déjà et, parfois, se coltiner et se débattre face à des places déjà définies.

          #24502
          ludou
            @ludou

            trop long, encore une fois… dommage.

            #24535
            moilapa
              @moilapa

              S’agit-il de dire aux animateurs de ne pas aller vers les enfants ?
              Oui : dans cette situation o√Ļ l’enfant n’a pas le choix.
              Oui. C’est aussi simple que √ßa. Ne plus penser
              que la présence des enfants va de soi. Que
              cet enfant n’est plus un d√Ľ pour ces milliers de
              connards d’animateurs du sociocul.

              Il s’agit de “retourner” la situation.
              Retourner le rapport de force.

              Je reprends l’exemple de cette √©cole sur la commune de Balma :
              donc grosse école (316 primaires cette année)
              Sur les temps “hors classe” , notamment le midi :
              des surveillants dans la cour et 4 animateurs cla√© qui anim’
              non pas dans la cour mais de l’autre c√īt√© d’un portail, dans un super
              espace (salles d√©di√©es, en herbe, terrains de sports…)
              (espace cla√© pris en compte d√©s le travail architectural de l’√©cole
              à construire, même si cette année il y a eu des changements)

              Les 4 anim’ arrivent dans la cour et proposent chacun une activit√©.
              Si des enfants sont int√©ress√©s, ils repartent ensemble. Sinon (si pas d’enfant)
              ils repartent et vont “pr√©parer” dans une salle.
              (en fait un temps o√Ļ l’animateur rumine son humiliation)

              Ce qui se passe : les animateurs ont beaucoup de mal à trouver
              des “clients” : le sport peut attirer un groupe (souvent foot) ou
              un jeu (gamelle)
              Sinon, les animateurs repartent bredouilles et ne font pas d’animation.
              C’est le cas de figure le plus courant.

              C’est une remise √† leur place des animateurs dans cette
              cour o√Ļ ils sont des intrus, o√Ļ ils n’ont rien √† foutre si
              ils ont cette pens√©e de l’enfance propre aux logiques de
              l’animation sociocul : ici l’enfant n’est plus un d√Ľ, mais une personne
              (ça change tout)
              C’est un √™tre capable de penser, d’avoir un avis et de pouvoir
              l’exprimer (et je comprends que cela soit
              difficile à appréhender pour des personnes qui animent
              en colo ou centre de loisirs, o√Ļ tout autre type de garderie
              transform√©e en temps d’√©ducation)

              C’est ce qui me semble le plus int√©ressant des syst√®mes :
              le choix premier, la logique, pour les enfants, c’est
              de rester entre eux, de jouer dans la cour sans adulte.
              Et quand certains vont vers l’animateur, c’est plus
              par ce que le terrain offre (herbe, cages de foot)
              et non pour des “rapports privil√©gi√©s” avec
              ces adultes incapables de penser ces enfants entre eux.

              C’est une situation qui devient violente non plus pour
              les enfants (la situation de tout centre de loisirs, colo…)
              mais pour les adultes (il arrivait d’ailleurs qu’une
              animatrice se fasse chambrer par des grands au vu de ses
              “propositions”…)
              C’est ce qui se passerait sur tous ces accueils enfants
              si la prise en compte de l’enfant √©tait une r√©alit√©.
              Voir aussi cet autre exemple dont je parlais d’un
              cla√© devenant centre de loisirs les mercredis o√Ļ l√† la logique
              première était que les enfants soient entre eux, à jouer avec
              les jouets amen√©s (et qu’ils avaient le droit d’amener)

              Là aussi, les animateurs ne pouvaient constater que leur
              m√©diocrit√©, leur peu d’int√©r√™t en tant qu’animateurs
              (et personnes)
              (√† noter d’ailleurs qu’une partie du travail de la direction
              consistait √† emp√™cher l’expression de la violence des
              adultes-animateurs dans cette situation de refus
              des enfants)
              et √† noter aussi : il suffisait qu’un animateur juste un peu
              moins con proposequelque chose de pensée, et il trouvait sans
              probl√®me un “public”, rajoutant √† la violence des
              autres animateurs.

              A noter aussi s’agissant du premier exemple : l’incomparable rapport entre enfants et
              surveillants (confiance, √©coute…) et du rapport avec les animateurs (fuite, d√©sint√©r√™t…)

              L’enfant n’est plus dans un syst√®me o√Ļ il est oblig√© de supporter
              ces adultes omniprésents : son choix va tout naturellement vers ses pairs
              (ce qu’il ne peut pas faire dans les syst√®mes de garderie type
              colo ou centre de loisirs)

              Il est bien dans une situation de contrainte, mais il a le choix à minima
              de ne pas √™tre sous la coupe d’adultes interventionnistes.

              Sur le coup, les surveillants ont très souvent avec eux
              des enfants, qui viennent √©changer, discuter…

              Sur la r√©ponse “je ne suis plus un enfant” de cette personne qui ne
              voit pas en quoi les violences qu’elle impose aux enfants devraient
              s’appliquer √† elle :
              C’est une r√©ponse tr√®s int√©ressante : elle est LE justificatif,
              celui qui suffit √† tout justifier…
              C’est juste “parce qu’avec les enfants c’est possible.
              Moi je ne me laisserai pas faire si des connards
              pr√©tendaient dire jusque dans mes loisirs ce que je dois…”

              C’est juste parce que l’enfant est plus faible, pas en mesure de se
              défendre (rendre les coups)
              C’est ce dont je parle s’agissant d’une “image collective”
              de l’enfant : c’est dans la nature de l’enfant d’√™tre plus faible,
              à ma merci : la question du pourquoi alors ne se pose
              pas, ni évidemment celle du miroir de mes pratiques
              sur ma propre personne !!

              (c’est d’ailleurs la m√™me logique humaine s’agissant des
              hommes qui cognent leur compagne : pourquoi ? Juste parce que
              c’est possible.

              C’est aussi ce qui fait que l’animation ado est tout autre
              logique que l’animation avec des primaires ou des
              mater’ (et que malheureusement tous ces accueils enfants
              n’ont pas la chance d’avoir un enfant hyper
              violent capable de cogner sur une conne d’animatrice
              (pour reprendre un exemple d√©j√† cit√© s’agissant
              d’un cla√©)

              C’est l√† quelque chose d’humain, que l’on retrouve
              partout : pourquoi ? Juste parce que c’est possible,
              que cet autre est √† ma merci d’une fa√ßon ou d’une autre…

              Quand cette logique n’a plus lieu (animations
              o√Ļ l’enfant vient si il veut, repart quand il le veut,
              combats parfois tr√®s violent avec les parents…)
              l’animateur lambda n’est plus rien, ne ce sent plus
              rien, est totalement insécurisé (comme quand on
              évoque la présence des parents sur les ateliers, pour les
              mêmes raisons de perte de pouvoir)

              La question est celle de ce pouvoir.
              L’animation sociocul n’est qu’une question de pouvoir.
              Et de lieu clos : si l’enfant a la possibilit√© de juste fuir,
              ce pouvoir dispara√ģt (en partie, mais cela serait d√©j√†
              une premi√®re √©tape int√©ressante, une animation o√Ļ l’on aurait plus
              l’√©chelle de la participation comme r√©f√©rence)

              #24587
              Guihi
                @guillaume-82

                Tes 3 premi√®res phrases me confortent dans l’id√©e que je me suis faite de toi… il n’est pas n√©cessaire d’aller plus loin !

                D√©sol√© pour les autres, si nous pouvions recentrer sur le sujet que proposais Marie… cela aurait au moins de l’int√©ret!

                #24589
                moilapa
                  @moilapa

                  Crevette : si tu passes par l√† (j’ai pas √©t√© assez rapide
                  une fois encore) juste rajoutée :

                  Comme de par exemple mettre en avant les profils qui
                  vont d’abord parler de salaire, de conditions de travail…
                  Pr√©f√©rer pour ces m√©tiers de gens qui vont d’abord parler d’eux-m√™mes
                  avant une pr√©tendue “empathie” (et l√† encore
                  je renvoie à ce qui est déjà dit sur le forum)

                  Merci si tu peux…
                  (merci aussi si tu peux pas)

                  #24592
                  moilapa
                    @moilapa

                    Il ne s’agit pas de demander pour l’enfant ce qu’il n’a jamais eu
                    (une utopie, quelque chose de totalement idéaliste et
                    d√©connect√©e d’une quelconque r√©alit√©)
                    Cela n’a absolument rien de r√©volutionnaire, ou m√™me de complexe
                    à mettre la place.
                    Je dirais m√™me (en apparence) : tout ce qu’il y a de plus con :

                    Puisqu’il s’agit juste de foutre la paix aux gamins.
                    Abandonnées toutes logiques éducatives, toute volonté de domination.
                    (en apparence parce qu’√©videmment cela sous entendrait une
                    capacité des personnes à remettre en cause les logiques, les constructions
                    mentales érigées tout au long de leur propre enfance,
                    √©ducation… vie sociale en fait (!!!)
                    D’une n√©cessit√© de d√©construction qui en v√©rit√©
                    ne peut que prendre des années , voir une vie)

                    O√Ļ ce simple “foutre la paix aux gamins”, qui semble ce qui
                    pourrait √™tre ce qu’il y a de plus facile √† mettre en place….
                    et qui en r√©alit√© de demander √† une personne d’√™tre totalement autre (!!!)
                    ce à la fois ce que la dernière des teubés qui surveillait la cour
                    de r√©cr√©ation apr√®s son boulot √† la cantine √† une “autre √©poque”
                    pouvait parfaitement r√©aliser… et sans doute totalement
                    inaccessible √† une majorit√© des animateurs… (sans parler de nos √©changes
                    sur le c√īt√© “mais si je n’interviens pas aupr√®s des enfants
                    pour produire, mettre en place, dirig√©e, dire… √† quoi je sers ???)

                    de ce que n’importe laquelle de ces “bonnes vieilles cantini√®res” √©tait
                    pour l’enfance bien moins nocif que n’importe quel animateur persuad√© de devoir √©duquer…

                    Il s’agit juste par exemple d’√©tendre √† la totalit√© d’un accueil enfants
                    (colo, centre de loisirs…) la logique qui pr√©domine
                    quand on y parle de “r√©cr√©ation” (on est d’accord
                    que cela n’a aucun sens dans le champ des loisirs :
                    une récréation dans une (ce qui devrait être) récréation !)

                    Sans doute faudrait-il commencer par changer
                    les termes accolés à ces travailleurs : ne pas utiliser ce terme
                    trompeur “animateur” notamment…
                    Et au del√†, changer “l’image mentale” avec laquelle ces
                    personnes débarquent (changer de fait aussi les profils des
                    personnes qui viendraient vers ces postes)
                    Et de ce que parler de “surveillance” et non “d’animation”
                    doit “agir” sur le profil des personnes qui se proposent…

                    Comme de par exemple mettre en avant les profils qui
                    vont d’abord parler de salaire, de conditions de travail…
                    Pr√©f√©rer pour ces m√©tiers de gens qui vont d’abord d’eux-m√™me
                    avant une pr√©tendue “empathie” (et l√† encore
                    je renvoie à ce qui est déjà dit sur le forum)

                    Peut √™tre que de changer “l’attendu” de ces m√©tiers
                    changerait le profil de ces travailleurs, même si il y aura
                    forc√©ment dans ce choix de m√©tiers li√©s √† l’enfance d’obligatoires
                    “redondances” : on n’√©vacuera jamais dans le choix
                    de ces métiers une part de volonté de domination du plus faible,
                    de manipulation (parce que moins apte à se défendre),
                    comme il en sera toujours de m√™me dans tous les m√©tiers o√Ļ
                    l’on met des personnes en situation de toute puissance
                    (m√©tiers soignants dans les h√īpitaux, m√©tiers
                    li√©s √† la vieillesse, l’enfermement, la faiblesse en g√©n√©ral) et des
                    gens plus faibles à leur merci : enfants séparés de leurs parents en premier lieu,
                    d√©ficients mentaux, enfants en colo…

                    L√† encore, on peut parler de “nature humaine”, de ce que cela
                    est juste parce que l’occasion est. Juste parce que l’on peut.
                    (et je renvoie à ce que je dis à propos des agressions sexuelles sur enfants
                    qui tiennent plus statistiquement de “la simple possibilit√© de” que
                    d’une quelconque “p√©dophilie” en tant que maladie, cause
                    “ext√©rieure” √† la volont√© de l’agresseur qui ne serait ainsi qu’une
                    partie de coupable (notamment cette (déjà vieille) histoire des soldats des nations unis
                    dans des camps de réfugiés en Afrique)

                    bien √©videmment, cette question “p√©dophile” n’√©tant qu’une
                    infime partie de ce qu’est la violence subie par les enfants dans ces m√©tiers de l’enfance,
                    l’arbre et la for√™t…

                    Comme de par exemple mettre en avant les profils qui
                    vont d’abord parler de salaire, de conditions de travail…
                    Pr√©f√©rer pour ces m√©tiers de gens qui vont d’abord parler d’eux-m√™mes
                    avant une pr√©tendue “empathie” (et l√† encore
                    je renvoie à ce qui est déjà dit sur le forum)

                    #24630
                    moilapa
                      @moilapa

                      Sans doute que je ne suis pas l√† tout √† fait dans cette id√©e d’√©change…

                      S’agissant de ce que j’ai d√©j√† longuement dit : tu veux savoir ce que je dis : eh bien tu fais l’effort de faire le tri parmi les milliers de posts pass√©s.
                      Sinon :
                      Il faut s’efforcer (√† raison d’y parvenir) d’extraire l’√©go dans le processus d’√©laboration d’une pens√©e : je me bats les couilles de qui tu es, de ce que tu ressents,
                      de ce que tu trouverais d’int√©ressant dans mes √©crits.Toute vanit√©, toute propention √† chercher l’aquiescement de ses semblables, voir leur
                      sympathie…
                      Le m√©dia internet a cet avantage qu’il permet tr√®s ais√©ment d’inhumaniser l’autre, de l’utiliser…
                      La personne n’a int√©r√™t ici que si un v√©cu peut √©clairer une pens√©e. Sinon on en revient √† de la branlette (convenances, politesses…)
                      C’est la difficult√© de se pencher sur les comportements de l’esp√®ce animale √† laquelle on appartient, comme c’est la difficult√© des
                      sociologues, anthropologues et autres observateurs de l’humain (toute proportion consciente s’agissant de mes lamentables essais ici).
                      Notre humanit√© est un frein quand il s’agit d’observer et de penser cette humanit√©.
                      Etre √† la fois celui qui observe et le cobaye… ‘pas possible : on ne peut √™tre cobaye √† observer et correctement observateur (et de ce que l’observation
                      des primates non humains nous apprend plus certainement sur notre “nature humaine”)
                      (de la m√™me fa√ßon que si l’on pr√©tend avoir une pens√©e “√©cologique”, on ne peut avoir aucun respect pour la vie humaine)
                      La difficult√© de conjuguer la capacit√© √† se penser (d’√™tre des √™tres capables de se penser) √† ce qu’il y a de meilleur en nous : notre animalit√©.

                      Je ne suis pas l√† pour convaincre, faire que des gens soient d’accord avec moi (cela serait avoir pour eux le respect que je n’ai pas).
                      Il s’agit pour moi de construire ma propre pens√©e, les autres pouvant par leurs apports, leurs objections, leur temps, leur volont√©, leurs d√©constructions apporter
                      √† cette construction laborieuse (qui √©videmment doivent pareillement apporter √† cet autre d’une fa√ßon ou d’une autre)
                      Il s’agit aussi ici de ne pas laisser confortablement s’√©tirer des discours de merde fondateurs et liant de ce que qu’est l’animation sociocul
                      (et au del√† de cette saloperie intellectuelle qu’est l’√©ducation populaire) que l’on entend que trop dans ce milieu pourri qu’est l’animation sociocul.

                      Je dis aussi que les gens qui pensent “je ne suis plus un enfant” quand il s’agit de ne pas r√©pondre en quoi les logiques inflig√©s aux enfants
                      auraient un sens pour les enfants, sont des salopards qui justifient ainsi toute violence par le fait qu’un enfant est un enfant. Dans cette volont√© de ne pas
                      vouloir faire un “effet de miroir” sur soi, sur ce que l’on inflige aux autres sur soi (soit quasiment la d√©finition de l’√©ducation)
                      “La question de l’instrumentalisation de mes loisirs ne se posent pas parce que je suis adulte”..
                      Il y aurait donc une sp√©cificit√© des loisirs des enfants, qui consisterait √† faire chier les gosses parce qu’ils sont gosses ?
                      Notamment en se r√©f√©rant √† un futur √† la con, qui n’a aucun sens, aucune r√©alit√© ?

                      Penser futur (l’enfant “futur citoyen” et non un √™tre vivant l√†, maintenant, au pr√©sent, soit un √™tre qui n’existe pas plut√īt qu’un √™tre bien r√©el, pensant, √©prouvant, l√†,
                      mainteant) c’est ce qui permet de justifier toutes les conneries imaginables,
                      comme de ne pas voir tout b√™tement en quoi la volont√© √©ducative n’a rien √† foutre dans le cadre des loisirs, par essense, que l’on parle de ces moins que rien que sont ces
                      connards de m√īmes ou des “adultes finis”)
                      Penser “futur” s’agissant de l’enfance, c’est penser l’enfance comme ce qu’elle a de moins, ce qu’elle n’a pas encore (et qu’√©videmment des bons
                      missionaires font se charger d’apporter aux enfants dans une oeuvre bienfaitrice de gavage industriel, y compris dans des temps et espace o√Ļ ces logiques
                      pourtant ne devraient rien avoir √† foutre), ce qui rend alors logique toute id√©e de manipulation (√©videmment pour le bien de l’enfant !!)
                      Il s’agit de remplacer ce qui est de l’ordre du non contr√īlable (la capacit√© √† r√™ver, le jeu d’un enfant ou le jeu entre enfants…) par des logiques industrielles, morales, rentables.
                      En cela, il ne s’agit pas d’enrichir l’enfant mais de l’apauvrir. Via toutes sortes de filtres qui font par exemple qu’un adulte n’osera pas, ne fera pas parce que… quand l’enfant osera simplement.
                      Et toutes ces th√©ories √† la con (√©ducation informelle, √©ducation non-formelle !!!) qui n’ont pour but que de faire croire qu’il y aurait une √©ducation “douce” (!!!),
                      non violente (!!!), une √©ducation qui ne n√©c√©ssiterait pas la contrainte !!! Qu’il y aurait des gentils, des gens capables de penser l’enfant, le prendre en compte, et
                      des m√©chants…
                      Il n’y a pas d’√©ducation sans violence, sans contrainte. Comme il n’y a pas d’√©ducateur sans volont√© √©ducative, sans volont√© de manipulation.
                      Si celui qui apprend √† l’autre n’a pas cette volont√© de manipuler, alors on est pas (plus) dans le cadre de l’√©ducation.
                      Si il n’y a pas contrainte (√©vidente ou plus subtile, via tous les noms qu’on pourrait accoler au terme “√©ducation” pour le rendre plus glamour, plus
                      acceptable pour les pauvres andouilles qui n’assument pas totalement leur oeuvre de domination, leur jouissance de l’enfant √† leur merci) on est plus dans l’√©ducation :
                      on est dans autre chose : le partage, la transmission, le temps partag√©, l’amour…
                      Toutes ces th√©rories de merde n’ont d’int√©r√™t que pour ceux qui y croient : les √©duquants qui se voudraient diff√©rents d’autres √©duquants qu’ils vomissent, qu’ils
                      rejettent (toute l’histoire de cette √©udcation nouvelle de mes couilles, o√Ļ il ne s’agit que de degr√©s dans la violence et la manipulation)

                      L’enfant peut effectivement penser “rentabilit√©” dans ces “temps suspendus”, caculer, notamment au moment o√Ļ il va vers l’Autre. Mais il est surtout capable de gratuit√©,
                      de “non dissimulation” dans ces rapports aux autres dans ces “temps suspendus” (le temps du jeu o√Ļ l’on se “laisse aller”, o√Ļ ne compte que le plaisir
                      √† jouer : et d’ailleurs si “machination” il y a : est-on encore dans le jeu ? Quand on calcule le b√©n√©fice pour soi d’un jeu, est on en “√©tat de jeu”
                      (non) Et c’est l’√©ducation qui peut √† peu le nourrit de ses calculs dans le rapport √† l’autre. Ce qu’il y a de rassurant, c’est de voir les r√©sistances √† l’eouvre dans
                      ce travail de désolidarisation : ce qui vit quand il y a entre enfants, ce qui est caché aux adultes : ce qui importe plus que tout par exemple dans le temps scolaire :
                      ce qu’il se passe durant une r√©cr√©ation et non ce qu’il se passe dans la classe (o√Ļ il ne s’agit qua d’apprendre √† courber le dos, √† accepter la domination des uns sur les autres)
                      Et m√™me si : ces temps ne nous appartiennent pas : nous n’avons aucun droit sur ces temps entre enfants, si il s’agit de rentabiliser quoi que ce soit.

                      De toute fa√ßon, l’enfant a l’excuse de l’enfance, dans ce qui devrait rester de l’ordre de “l’inconscience” de l’irresponsabilit√© (et des limites
                      de la charte des droits de l’enfant) : le probl√®me est que c’est avant tout le terrain de jeu de l’adulte, de cet l’adulte qui a des vues de rentabilit√© sur l’enfance.
                      L’enfant lui n’a pas (ne devrait pas) avoir de compte √† rendre sur l’enfance.
                      Comme il ne devrait y avoir aucune volont√© √©ducative dans tous ces regroupements d’enfants qui pr√©tendent aux loisirs d’une fa√ßon ou d’une autre.

                      Il ne s’agit pas de dire qu’il faut laisser de l’espace √† cet entre-enfants pour en esp√©rer quelque b√©n√©fice (pour les enfants, pour la soci√©t√©, pour le futur ou je ne sais quelle autre fumisterie id√©ologique…)
                      mais juste parce que cet entre-enfants fait partie de ce que devrait √™tre une enfance (et j’√©vite ici de parler de construction de l’enfant). Dans ce qu’il y a notamment d’impens√©e (dans le jeu notamment), d’incontr√īlable, d’impr√©visible,///
                      (j’ai d√©j√† donn√© cet exemple du rapport entre l’enfant et le livre, l’enfant d’avant l’√©cole primaire, de l’enfant avant qu’on ne lui dise ce que le livre doit √™tre, le meilleur exemple de ce que
                      l’on d√©truit dans le processus actuel d’√©ducation)
                      Qu’on ne se m√©prenne pas : il ne s’agit pas ici de ce discours rance sur l’enfant du c√īt√© de la nature, de l’animalit√©.
                      C’est une vue de l’esprit que de penser que notre culture, notre √©ducation, nos “constructions sociales”… s’opposent √† la “nature” : la volont√© de
                      s’extraire d’un “Tout” dont on ne peut que faire partie.
                      L’enfant (de par nature) est moins arm√© pour survivre que l’adulte. Et encore moins arm√© pour vivre dans la soci√©t√© toujours plus complexes des hommes.
                      Or cette n√©cessit√© (d’avoir la protection des adultes) ne devrait pas √™tre ce qu’elle est : une soumission, l’abandon aux volont√©s toutes puissantes des adultes.

                      Ce n’est pas ce qui d√©finit l’enfant , ce qu’il aurait de moins (la parole, la force : ici le point central du rapport entre adultes et enfants : la diff√©rence de force
                      qui fait que l’adulte peut imposer sa volont√© et ses pulsions √† l’enfant ; j’ajoute donc ici : pas d’√©ducation sans pulsion, non pas “du c√īt√©” de l’enfant et de ce qu’il yaurait √† combattre,
                      mais du c√īt√© de l’adulte et de tout ce qu’il y a de promesses dans cet enfant √† ma merci) , de ce qu’il serait un d√©muni : ce n’est pas ce qui doit d√©finir un √™tre humain, que ce qu’il aurait de “moins”,
                      de “pas fini” : parce tout simplement aucun humain ne pourra se pr√©tendre fini…

                      Cette fa√ßon de voir l’enfance en ce qu’il y aurait de “moins” (comme aujourd’hui on voit dans nos vieux ce qu’ils ont de moins, en fait de non productif dans nos soci√©t√©s “modernes)
                      c’est ce qui permet aux adultes de se penser finis, l√©gitimes pour par exemple √©duquer ces connards d’enfants, les modeler… comme le fait qu’aucune des andouilles qui ne voient absolument pas
                      en quoi il y aurait possibilit√© de remise en question de leur l√©gitimit√© √† √©duquer l’enfant, jusque dans ces derniers recoins (comme pour ce qui nous int√©resse ici le loisir) et qui sont incapables de
                      r√©pondre √† la question de cette l√©gitimit√© quand il s’agit de eux, de leurs loisirs par exemple…
                      On est dans cette logique o√Ļ “c’est juste possible”, “c’est comme √ßa”…

                      Et sur cette “vision collective” sur l’enfance, en plus de ce que j’√©num√®re d√©j√† dans
                      les posts pr√©c√©dents : j’oublie une des donn√©es qui me semblent fondamentales de cette vision agressive de l’enfance :
                      l’angoisse des parents pour l’avenir, de tout ce qui est ressenti comme ins√©curisant par ces parents dans ces
                      soci√©t√©s de plus en plus inhumaines, complexes, bas√©es sur l’id√©e de concurrence et de consommation de tout.

                      Or moi, je ne vois pas la “l√©gitimit√© de fait” de l’√©ducation (sans doute est-ce li√© au fait que je me contre fous de ce qui sera, de ce que
                      par exemple ces m√īmes feront de la plan√®te, de ce que je me contrefous que les g√©n√©rations √† venir fassent de l’Europe une dictature o√Ļ l’on
                      br√Ľle vivant tel ou tel bouc √©missaire (et de ce qu’il aura toujours des vall√©es d’Azazel, parce que l√† on peut bien parler de “nature humaine”) tout simplement parce que √ßa ne m’appartient pas)

                      Voyons juste alors ces temps comme des temps de répis dans cette guerre que les adultes
                      m√®nent contre l’enfance, les sp√©cificit√©s √† faire disparaitre de cette enfance (et ce qui manque alors √† l’adulte : la volont√©, la capacit√© √† choisir, √† r√™ver √©veill√©…)
                      Il s’agit d’en faire un √™tre rentable, industriellement productif,

                      L’enfant a cette excuse de l’enfance (il me semble par exemple parfaitement “entendable” qu’un enfant souhaite f√™ter son anniversaire, de par son √©gocentrisme pu√©rile et n√©cessaire √† sa “construction,
                      c’est pour moi totalement incompr√©hensible qu’un adulte c√©l√®bre le jour de sa venue sur terre, la preuve d’une immaturit√© √©gocentrique qui me laisse sans voix)
                      Et il faudrait lui laisser cette excuse dans ces temps “suspendus”.

                      L’int√©r√™t pour l’enfance ne devrait pas √™tre dans ce que l’enfant aurait “en moins” (s’agissant de capacit√©s cognitifs, de l’√©laboration de complexit√©, de savoirs, d’histoires,de culture, d’√©ducation,
                      de capacit√©s √† produire pour la soci√©t√©…) et qui justifie tout dans cette id√©e alors “d’am√©liorer”, mais dans ce qu’il y aurait √† pr√©server. Sans que l’on sage r√©ellement de quoi il s’agit, de ce que
                      cela pourrait ou non apporter √† l’humanit√©, de ce qu’il y a l√† quelque chose qui ne nous regarde m√™me pas (plus)… Dans cette seule sachesse de savoir qu’il y a l√†
                      quelque chose qui échappe à notre capacité de compréhension.
                      Je crois que l’on oublie beaucoup de son enfance, de la fa√ßon dont on pouvait penser le monde √† cette √©poque, parce que l’on est plus capable de comprendre…

                      Sur l’objection de Solleana et des limites d’une vision circonscrite aux loisirs : je fais effectivement usage d’un terme r√©ducteur,
                      mais aussi bien pratique.
                      Ce √† quoi je fais r√©f√©rence est bien plus √©tendu que ce que l’on entend par loisirs. C’est du temps que l’on prend pour soi,
                      du temps que l’on prend pour rencontrer les autres. Sans que ce d√©sir de temps partag√© ait d’autres raisons que cette envie li√©e
                      √† notre condition d’animal social. (Pour certains d’ailleurs, le travail pouvant entrer dans cette d√©finition)
                      C’est un temps que l’on prend pour soi, m√™me quand il est tourn√© vers les autres, pour ce “go√Ľt des Autres”.
                      Que ce soit un enfant seul dans sa chambre, des enfants entre eux au pied de l’immeuble, en vadrouille dans les bois en face des habitations,
                      dans la cour de l’√©cole quand enfin les adultes ont d√©cid√© de leur foutre la paix… tous ces temps qui sont de plus en plus rares, combattus…

                      Et que devraient être tous ces accueils enfants.

                      #24707
                      Guihi
                        @guillaume-82

                        Il en est de même pour moi… tes propos me semblent parfois peut cohérent, et beaucoup digresser, et c’est bien pour en tirer un sens que j’essaie de les comprendre car je pense qu’il y a une logique et un fond intéressant ….

                        Il est dommage que tu sois aussi désagréable dans tes commentaires, car en dévalorisant le point de vue de certains qui pour toi sont des “autres conneries du genre” ou “Quel abruti dirait cela?” et en te montrant agressif, tu n’aides ni le débat à avancer, ni ton propre point de vue! Qui comme je le disais plus haut semble pourtant avoir une logique et un fond intéressant… c’est vraiment dommage…

                        Maintenant pour répondre à tes questions :

                        Pourquoi voudrais-tu rentabiliser ces temps ? On parle bien de temps de loisirs. Je ne comprends absolument pas en quoi “loisirs” te fait penser à tous ces termes…

                        Il y a différentes formes de “rentabilité” comme tu la nommes si bien, tu connais l’éducation informelle, et l’éducation non-formelle ? Tout ce qu’on apprend on ne l’apprend pas dans le strict cadre de l’école, ou des activités lors du centre de loisirs. TOUS les temps sont “rentabilisés” par l’enfant, que ce soit en terme d’apprentissage, de détente, de récupération… les loisirs n’échappent pas à la règle : (apprendre à lasser ses chaussures de sport, se mettre en tenue pour la piscine, concevoir une stratégie pour gagner contre les adversaires, établir une partition de musique, une balade en groupe ce sont des apprentissage selon les ages)

                        Pour éclaircir ton propos, pourrais tu prendre des exemples de tes propres loisirs et expliquer en quoi ils sont faits pour te rendre plus autonomes ou je ne sais quoi d’autres ?

                        Je pourrais t’en citer plusieurs, mais qui n’auraient que peu d’intéret… car je ne suis plus “un enfant” et que je dirige mes loisirs en fonction de mes plaisirs, et un des plaisir est d’apprendre…

                        Et, avant que tu ne rajoutes je ne sais quel autre idée s’agissant du sens de ce dont je parle : il n’y a pas de sens autre que ce que sont ces temps : ils n’ont pas à être rentable de quoi que ce soit, productif de quoi que ce soit. Ces temps n’appartiennent qu’à ceux qui les vivent. eux seuls peuvent éventuellement dire ce que ces temps pourraient être, pourraient leur apporter. Dans le cas des loisirs plus précisément : ils n’ont d’autres sens que le loisirs, le désir de personnes de se rencontrer, d’échanger. Et rien d’autres. A l’instant présent. Comme le jeu se suffit à lui^-même, n’a pas à être instrumentalisé.

                        Simple question de point de vue! Je comprend et j’accepte d’entendre le tien. Cependant le mien est différent, pour les raisons expliquées plus haut.

                        Et surtout : aucune raison d’être vis à vis d’un “futur”, de “futurs citoyens” et autres conneries du genre.

                        Encore une question de point de vue…. et merci de considérer mon opinion et mon point de vue comme des “autres conneries du genre”.

                        Es-tu certain que ce soit l’animation socio-culturelle qui ait amené au fonctionnement actuel? Et qu’elle soit la cause du “manque d’autonomie des jeunes” ? Il ne s’agit pas juste d’une simple question d’autonomie !!! Il s’agit du regard de la société sur l’enfance ! De la pensée collective de l’enfance telle quelle existe aujourd’hui.

                        Point de vue intéressant, mais pourrais-tu développer?

                        Et evidemment que ce n’est pas juste l’œuvre d’un mouvement de pensée ! Quel abruti dirait cela ??? La télé, les “grands événement sociaux”, politiques, historiques… et en France notamment la spécificité qu’est l’histoire de l’éducation populaire (qui n’est qu’une longue histoire de la volonté de contrôler l’enfance…

                        Encore une fois merci pour “l’abruti” ! Et encore une fois, même remarque pourrais-tu éclairer nos lanternes de ton point de vue en développant un peu plus?

                        Non : ce ne sont pas des constats : ce sont des pratiques, celle que j’applique et qu’il est très simple de mettre en œuvre : il s’agit de juste foutre la paix aux gamins (ce qui est la logique “de départ”, libre ensuite à l’enfant d’aller vers l’adulte d’ailleurs si c’est ce qu’il souhaite : bref il s’agit de donner ce droit minimal à l’enfant (qui n’existe pas dans tout accueil enfants) : celui de choisir d’avoir ou non affaire à des adultes durant un “temps suspendu” dans “l’ensemble” de sa journée…

                        Comme tu le précises bien, c’est ton point de vue et ta pratique, qui je le reconnais semble avoir un intéret pédagogique pertinent! Mais pourrais tu un peu plus développer, de la manière dont tu le met en place? Dans quel cadre? etc…


                        Pratiques expliquées en long en large et en travers dans le forum au fils des années. Donc, si tu veux faire la critique de ces pratiques, cites dans ces pratiques ce qui te semble discutable et l’on échangera alors…

                        C’est justement ce que j’attend de pouvoir faire : ECHANGER ! Envoie moi les liens vers les pratique expliquées sur le forum, je prendrais le temps de les lire et d’y répondre (sur un fil dédié) pour pouvoir échanger!

                        #24710
                        moilapa
                          @moilapa

                          Je ne comprends rien de ce que tu racontes…
                          Une solution plus pertinente aux probl√©matiques rencontr√©es pour le d√©veloppement de l’enfant?

                          et
                          En quoi cela le rend-t-il plus autonome? Plus responsable? etc…

                          Pourquoi voudrais-tu rentabiliser ces temps ?
                          On parle bien de temps de loisirs.
                          Je ne comprends absolument pas en quoi “loisirs” te fait
                          penser √† tous ces termes…
                          Pour éclaircir ton propos, pourrais tu prendre des exemples de tes propres
                          loisirs et expliquer en quoi ils sont faits pour te rendre plus autonomes ou je ne sais quoi d’autres ?
                          Et, avant que tu ne rajoutes je ne sais quel autre id√©e s’agissant
                          du sens de ce dont je parle : il n’y a pas de sens autre que ce que sont
                          ces temps : ils n’ont pas √† √™tre rentable de quoi que ce soit,
                          productif de quoi que ce soit.
                          Ces temps n’appartiennent qu’√† ceux qui les vivent.
                          eux seuls peuvent éventuellement dire ce que ces temps pourraient
                          être, pourraient leur apporter.
                          Dans le cas des loisirs plus pr√©cis√©ment : ils n’ont d’autres sens que le
                          loisirs, le d√©sir de personnes de se rencontrer, d’√©changer.
                          Et rien d’autres. A l’instant pr√©sent.
                          Comme le jeu se suffit √† lui^-m√™me, n’a pas √† √™tre instrumentalis√©.
                          Et surtout : aucune raison d’√™tre vis √† vis d’un “futur”, de “futurs citoyens” et autres
                          conneries du genre.

                          - Es-tu certain que ce soit l’animation socio-culturelle qui ait amen√© au fonctionnement actuel? Et qu’elle soit la cause du “manque d’autonomie des jeunes” ?
                          Il ne s’agit pas juste d’une simple question d’autonomie !!!
                          Il s’agit du regard de la soci√©t√© sur l’enfance ! De la pens√©e collective de l’enfance
                          telle quelle existe aujourd’hui.
                          Et evidemment que ce n’est pas juste l’Ňďuvre d’un mouvement de pens√©e ! Quel abruti dirait cela ???
                          La t√©l√©, les “grands √©v√©nement sociaux”, politiques, historiques… et en France notamment la sp√©cificit√©
                          qu’est l’histoire de l’√©ducation populaire (qui n’est qu’une longue histoire de la volont√© de contr√īler l’enfance…

                          il n’y a que des constats et non pas de solutions
                          Non : ce ne sont pas des constats : ce sont des pratiques, celle que j’applique et qu’il
                          est tr√®s simple de mettre en Ňďuvre : il s’agit de juste foutre la paix aux gamins (ce qui est la logique
                          “de d√©part”, libre ensuite √† l’enfant d’aller vers l’adulte d’ailleurs si c’est ce qu’il souhaite : bref il s’agit de donner
                          ce droit minimal √† l’enfant (qui n’existe pas dans tout accueil enfants) : celui de choisir d’avoir ou non affaire √† des adultes durant un “temps suspendu”
                          dans “l’ensemble” de sa journ√©e…
                          Pratiques expliquées en long en large et en travers dans le forum au fils des années.
                          Donc, si tu veux faire la critique de ces pratiques, cites dans ces pratiques ce qui te semble discutable et
                          l’on √©changera alors…

                          #24721
                          Guihi
                            @guillaume-82

                            Moilapa, ce n’est que la nostalgie d’une √©poque r√©volue!

                            je comprends l’id√©e g√©n√©rale de vouloir laisser plus de libert√© aux enfants, un espace de cr√©ativit√© et d’expression loin des adultes… mais encore une fois il n’y a que des constats et non pas de solutions a part ‘”l’abandon de ceci ou l’abandon de cela”

                            Mais es-tu certain, que cela soit :
                            – Une solution plus pertinente aux probl√©matiques rencontr√©es pour le d√©veloppement de l’enfant?
                            – Es-tu certain que ce soit l’animation socio-culturelle qui ait amen√© au fonctionnement actuel? Et qu’elle soit la cause du “manque d’autonomie des jeunes” ?
                            – N’y a t il pas une adaptation au mode de vie actuel?

                            Car m√™me si je ne rejette pas ta proposition, qui a tout de m√™me son int√©r√™t et sa pertinence, je me pose la question de l’int√©gration de celle-ci dans le mode de construction de l’enfant! En quoi cela le rend-t-il plus autonome? Plus responsable? etc…

                            #24776
                            moilapa
                              @moilapa

                              Cependant, je ne vois que critique du mod√®le et du fonctionnement actuel, et je n’arrive a trouver aucune proposition ou solution dans ton discours!
                              T’as visiblement tu t’es pas foul√© pour tes recherches…

                              Abandon de la logique √©ducative s’agissant de loisirs de l’enfant,
                              abandon de la logique “projets” dans l’animation sociocucul,
                              vrai regard et critique de l’histoire de l’√©ducation populaire et
                              de ses d√©vastations de l’enfance en France,
                              “recentrage de la pens√©e” sur l’entre enfants dans tous ces lieux qui
                              accueillent des enfants, avec comme seule logique le gardiennage,
                              etc…

                              La vid√©o propos√©e par Shaaa est l’exemple de ce que je dis s’agissant de
                              cette impossibilit√© de “retour en arri√®re”.
                              Petite critique sur ces discours et √©crits sur l’enfance dans les ann√©es 70 :
                              la grande majorité des mères ne travaillaient pas (dans le sens salariat : mères au foyer)
                              et il ne s’agissait pas principalement de faire garder les enfants.
                              Et il ne s’agissait pas que de la question des enfants des couches populaires ou pauvres.

                              Sinon : ces √©tudes et regards se limitent au regard des “enfants des villes”
                              (sans doute parce que plus facile à observer)

                              Dans les “campagnes” (et ne pas entendre par l√† juste des enfants d’agriculteurs isol√©s dans des villages paum√©s mais aussi
                              des classes ais√©s vivant dans des pavillons dans des villages pr√®s d’aglom√©rations)
                              les enfants (pour ce que j’en ai v√©cu en tant qu’enfant dans les ann√©es 70) disposaient d’une libert√© inimaginable aujourd’hui : les jours sans √©coles :, regroupement avec les copains des familles voisines et d√©part pour les bois
                              jusqu’√† la nuit tomb√©e…
                              Avec un “p√©rim√®tre d’aventures” de quelques kilom√®tres autour des maisons, plus √©tendu avec les v√©los,
                              et s’√©tendant encore avec l’√Ęge (une dizaine de kilom√®tres √† la pr√©-adolescence)
                              Alors certes il y avait quelques centres de loisirs ici ou l√† : mais c’√©tait le fait de rares enfants,
                              un lieu honteux o√Ļ tr√®s peu d’enfants √©taient parqu√©s : ce n’√©tait pas la logique (et une possible punition au dessus de la t√™te des marmots)
                              Aujourd’hui, il est difficilement imaginables que les m√īmes passent leurs journ√©es sans leurs parents,
                              sans adultes, sans que ces parents sachent o√Ļ sont leurs m√īmes, ce qu’ils font…

                              C’est une logique propre √† une √©poque, c’est ce vers quoi il faut tenter (vainement) d’aller sur les accueils enfants :
                              la premi√®re logique devrait √™tre pour l’enfant la possibilit√© de ne pas avoir affaire aux adultes…

                              #24784
                              ludou
                                @ludou

                                et au fait, Marie, combien y a-t-il d’enfants √† peu pr√®s sur ces s√©jours ?

                                (au passage, √ßa aurait en effet √©t√© int√©ressant que dir-cv r√©ponde et pr√©cise un peu comment il fait. Car de m√©moire, il ne fait que de tr√®s gros s√©jours avec genre 200 enfants, donc √ßa m’int√©resserait de savoir… peut-√™tre que pour une fois, on aura une r√©ponse ?)

                                #24800
                                Shaaa
                                  @shaaa

                                  En m√™me temps, c’est toujours le cas. O√Ļ sont les filles ?

                                  http://www.ades.cnrs.fr/IMG/pdf/mixite_loisirs.pdf

                                  #24817
                                  ludou
                                    @ludou

                                    situla a écrit :

                                    Shaaa a écrit :

                                    ūüėÄ

                                    ouais..c’√©tait quand m√™me pas l’√®re d’or pour les enfants parce que : o√Ļ sont les filles ?

                                    bah si y’en a plein ! Les gosses qu’ont des cheveux longs, c’est bien des filles, non ? ūüėÄ

                                    Cette vid√©o avait √©t√© post√©e ici il y a quelques temps d√©j√†. C’√©tait l’√©poque o√Ļ les √©ducateurs avaient une barbe longue. Aujourd’hui, cette mode a √©t√© reprise par d’autres. Comme quoi, l’apparence, √ßa n’est peut-√™tre qu’une question de p√©riode…

                                    Pour en revenir aux filles (on est loin du coucher individualis√©), il y a le souci de culture ancr√©e maintes fois √©nonc√©. Aujourd’hui, j’entends une fille dire √† un animateur “oh non, pas un foot ! C’est nul”
                                    “ah ? Et pourquoi c’est nul ?”
                                    “c’est pour les gar√ßons !!!”
                                    “ah bon ? Mais toi tu n’y joues jamais ?”
                                    “non”
                                    “pourquoi ?”
                                    “parce que je sais pas jouer”
                                    “ah…”

                                    En vrai,

                                    #24826
                                    situla
                                      @desmier-2

                                      Shaaa a écrit :

                                      ūüėÄ

                                      ouais..c’√©tait quand m√™me pas l’√®re d’or pour les enfants parce que : o√Ļ sont les filles ?

                                      #24832
                                      Shaaa
                                        @shaaa

                                        ūüėÄ

                                        #24842
                                        Guihi
                                          @guillaume-82

                                          moilapa, il est effectivement int√©ressant d’avoir un regard critique sur les pratiques d’animation que l’on rencontre et les formes d’√©ducation propos√©es √† l’heure actuelle.

                                          Cependant, je ne vois que critique du mod√®le et du fonctionnement actuel, et je n’arrive a trouver aucune proposition ou solution dans ton discours!

                                          Quelles seraient les solutions que toi tu proposerais, pour que l’enfant s’√©panouisse dans le monde libre et sans le “contr√īle” de l’adulte?

                                          #24846
                                          moilapa
                                            @moilapa

                                            Et mieux vaut un enfant devant un √©cran quel qu’il soit
                                            que sous la coupe d’animateurs en colo, centre de loisirs…

                                          20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 44)
                                          • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
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