Repenser l’Ă©duc pop

  • Ce sujet contient 32 réponses, 2 participants et a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour la derniĂšre fois par XXYYZZ, le il y a 3 annĂ©es et 10 mois.
20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 33)
  • Auteur
    Messages
  • #863014
    XXYYZZ
      @xxyyzz

      Merci pour ta réponse courte , mais claire Simon.
      c’est un article que j’avais dĂ©jĂ  postĂ© il y a longtemps.
      J’ai modifiĂ© quelques mots , mais , j’ai oubliĂ© de modifier la date.
      bien sur je voulais parler de 2020 .
      Puisque je suis lĂ  .OĂč en est l’association ??
      le forum est trÚs peu fréquenté. Le reste??

      #863012
      XXYYZZ
        @xxyyzz
        #861852
        Simon
        Administrateur
          @simon

          Un seul mot : Wahou

          #861367
          XXYYZZ
            @xxyyzz

            Avé à tous. je déterre ce sujet en début de vacances scolaires.

            Le vieux militant dépassé, croulant, mais sincÚre, que je suis, va se lùcher grave

            Mes propos, complÚtement idiots, concernent surtout les séjours de vacances et un peu les accueils de loisirs, qui se déroulent pendant les vacances scolaires.
            Je ne parle pas des pĂ©riscolaire, des mercredis jeunesses et encore moins de l’animation professionnelle..

            J’ai Ă©tĂ© animateur de colo en 1963(Ă  l’époque on disait moniteur) jusqu’à 1969.

            J’ai recommencĂ© Ă  sĂ©vir en 1977 comme assistant sanitaire puis directeur jusqu’en 2008. .Environ une grosse quarantaine de direction essentiellement des colos.. Pauvre de moi ! Plus environ 70 stages BAFA BAFD encadrĂ©s ou dirigĂ©s
            Lorsque j’étais moniteur nous devions ĂȘtre disponible 24 h sur 24, 6 jours sur 7. Comme directeur c’était encore « mieux » Horreur !!!

            Mais miracle personne n’est mort d’épuisement, (mĂȘme si les colos n’avaient pas lieu Ă  Lourdes) les accidents Ă©taient rares et tout le monde, moi le premier acceptait cela sans rechigner.
            Naturellement l’organisation mise en place permettait de nous amĂ©nager des temps de repos, dans la journĂ©e, le soir, la nuit.
            Sur les sĂ©jours que j’ai dirigĂ©s Ă  Maurice il n’y avait pas de congĂ©, mais chacun prenait un moment ou mĂȘme une journĂ©e pour se reposer ou faire ses achats personnels. LE BON SENS PREVALAIT
            Quel esclavagiste je faisais !

            Actuellement cela ne serai plus possible. De plus en plus d’animateurs refuseraient. Et pourtant tout le monde Ă©tait satisfait. Bien sur tout le monde Ă©tait prĂ©venu avant le sĂ©jour.

            Les réunions du soir étaient conviviales. Apres le travail il y avait un moment plus détente et collation , 5Úme )ou autres.
            J’ai toujours connu une bonne ambiance dans les colos aux quelles j’ai participĂ©, aussi bien pour le travail que pour la dĂ©tente.

            Ceci en Ă©tant animateur, adjoint ou directeur.

            Surtout fait important, l’immense majoritĂ© des enfants Ă©taient satisfait.

            Bien sur il y a eu des relations amoureuses ou sexuelles entre animateurs et animatrices. PlutĂŽt que de faire une chasse effrĂ©nĂ©e j’en ai discutĂ© avec les personnes intĂ©ressĂ©es afin que cela ne se rĂ©percute pas sur le boulot

            Aujourd’hui, depuis la requĂȘte d’un syndicat, Ă  cotĂ© de la plaque, qui ignore ce qu’est une colonie de vacances (pardon un ACM, comme souvent on change l’étiquette de la bouteille sans changer le contenu), il faut un temps de repos obligatoire. Ceci approuvĂ© par des instances officielles composĂ©es de « rond de cuir bureaucrate ».
            .
            Finis les équipes soudées, les réunions sympathiques, bref toute une ambiance que de nombreux animateurs et directeurs ont connu qui est en train de disparaßtre. Chacun fait ses heures puis basta.
            C’est la mort de tout un univers
            Cela a malheureusement une incidence sur les enfants, car, les enfants qui ont besoin d’un adulte pour leur sĂ©curitĂ© affective voient plusieurs personnes en face d’eux. Cela entraĂźne aussi une ambiance plus scolaire ou pensionnat.. Ceci aggravĂ© par les directives officielles et certains organismes. Les derniĂšres rĂ©formes accentuent l’aspect Ă©ducatif des ACM. On oublie que les enfants sont en vacances et qu’ils doivent s’amuser.

            Permettez-moi de citer Jacques Chauvin .Dans son excellent livre : les colonies de vacances il a Ă©crit.
            Moins d’école et plus de vacances.

            Plus loin
            les enfants sont en vacances et quand on est en vacances, on est plus Ă  l’école. Quel scoop !
            Plus loin encore, je trouve une phrase qui m’a marquĂ© car je la trouve particuliĂšrement vrai :

            “Les vacances sont l’occasion de pratiquer des activitĂ©s tant ludiques que culturelles ou sportives, selon ses souhaits, ses envies, de la dĂ©couvertes d’activitĂ©s nouvelles Ă  la pratique, plus ou moins intensive de son ou de ses passe-temps.”
            je rajoute :”un vrai animateur ne doit pas imposer une activitĂ© Ă  l’enfant , si celui ci n’en a pas envie.
            il peux proposer , suggérer, mais pas obliger.

            Ensuite les directeurs ont de mois en moins de liberté pour recruter une équipe.
            La discrimination par rapport au sexe de la personne recrutée est une idiotie.
            L’argument lĂ©gal ne tiens pas. Un paragraphe parle d’exception qui peut trĂšs bien s’appliquer aux Ă©quipes des ACM.

            Je prétends :
            Une équipe mixte permet une meilleure qualité des ACM.
            Lorsque je recrutais une Ă©quipe, j’ai eu la chance de n’avoir jamais Ă©tĂ© obligĂ© de passer par des annonces. Mais j’ai toujours dit haut et fort que je cherchais une Ă©quipe mixte. Il m’est arrivĂ© de refuser une personne car j’avais trop de filles ou trop de garçons dans l’équipe.

            Naturellement je n’allais pas jusqu’à chercher la paritĂ© absolue. C’est idiot. Les compĂ©tences de la personne comptaient aussi..
            Toit aussi idiot l’argument que j’ai lu dans l’article sur planetanim : 5 idĂ©es reçues sur la mixitĂ©.
            Les garçons viennent de Mars et les files de Venus.
            Franchement s’il n’y a que ça pour justifier le contenu de l’article c’est du n’importe quoi.

            Il vaut mieux une équipe mixte pour la vie collective et quotidienne, et pour la confidentialité. Certains enfants préféreront se confier à un animateur homme ou à une animatrice femme.
            Je vois surtout l’intĂ©rĂȘt des enfants. Quelle remarque bizarre !

            Voila j’ai terminĂ© de donner ce que j’appelle mes avis. Peux ĂȘtre que d’autres vont rĂ©agir, ou pas. Dans quel sens ? MystĂšre et boulle de gomme. De touts façon chacun son avis.

            Il ne me reste plus qu’a souhaiter Ă  tout le monde une et heureuse annĂ©e 2014.
            Qu’elle vous apporte joie, bonheur, et ce que vous dĂ©sirez pour vous vos proches. Je n’inclus pas la santĂ© dans mes vƓux, car hier une personne m’a expliquĂ© que la santĂ© n’est importante que pour les petits vieux. Vous ĂȘtre tous moins vieux que moi, et je ne suis pas si petit que ça donc pas acte.

            Ah j’ai failli oublier.
            Je vous souhaite aussi de bons ACM avec des animateurs qui ne travaillent que 7 heures par jour, des séjours touts éducatifs et pas ludiques et une équipe non mixte.

            Bye

            #31076
            Shaaa
              @shaaa

              Allez, je participe au dĂ©bat ! 😀 Et contrairement Ă  toi, Makh, ça m’intĂ©resse bigrement que les mots soient polysĂ©miques, ou aient diverses dĂ©finitions (cf. le sport), car cela invite au dĂ©bat, Ă  la confrontation d’idĂ©es et surtout Ă  l’explicitation de son point de vue, de ses expĂ©riences qui ont fait qu’on pense “ça” aujourd’hui et peut-ĂȘtre autre chose demain… Bref. (Au passage, j’ai bien lu tes prĂ©cisions sur tes pratiques et je reste curieux… :roll:)

              De mon cĂŽtĂ©, je crois qu’il ne s’agit pas de “repenser l’Ă©ducation populaire” mais surtout de “repenser l’Ă©ducation” tout simplement… et bien plus radicalement. 😀

              Notre sociĂ©tĂ© est (trĂšs) profondĂ©ment scolarisĂ©e notamment parce qu’une forme d’Ă©ducation domine, Ă©tend son emprise et cultive son hĂ©gĂ©monie : la forme scolaire (de la socialisation, en gĂ©nĂ©ral) dixit Guy Vincent. Je vous renvoie surtout vers le beaucoup moins cĂ©lĂšbre Ivan Illich et sa “SociĂ©tĂ© sans Ă©cole” de 1971, trĂšs mal traduit de “Deschooling society”, dont les critiques et les propositions (et les mises en garde) me paraissent bigrement d’actualitĂ©…

              Cette conception scolarisĂ©e de l’Ă©ducation s’est imposĂ©e comme la norme Ă  l’aune de laquelle on juge voire on occulte les autres formes possibles, les autres apprentissages rĂ©alisĂ©s en son sein (non reconnu comme apprendre Ă  bavarder avec son voisin sans se faire pincer…) ou en dehors. Le premier duquel : vous avez appris Ă  parler avant l’Ă©cole mais elle vous rĂ©apprendra le “parler acadĂ©mique”. C’est bien elle qui construit une hiĂ©rarchisation social des savoirs en plus de dĂ©finir leur lĂ©gitimitĂ© (sociale) pour ĂȘtre “bien Ă©duquĂ©”. De maniĂšre plus ironique, que ce soit les “criminels en col blanc” (qu’on oublie trop souvent) ou ceux, moins riches, ils ont tous dĂ©veloppĂ© des savoirs qui ne seront pas forcĂ©ment reconnus : frauder, planquer, gĂ©rer un rĂ©seau souterrain, manipuler…

              Et, c’est ça qui est intĂ©ressant, c’est que vous Ă©voquez finalement ce “type” d’apprentissages contre ou en dehors de l’institution. Comme dirait l’autre, Schugurensky (en fait), c’est la partie immergĂ©e de l’iceberg et l’Ă©cole, qui a tant de visibilitĂ© (et de consĂ©quences sur la suite) n’est qu’une bien maigre partie de ce que nous savons (sans compter sur ce que nous savons et que nous savons pas… :-D)

              Sinon, pour penser d’autres formes d’Ă©ducations, d’autres apprentissages mais aussi si “l’Ă©ducation Ă  l’Ă©mancipation” est possible ; dĂ©bat philosophique Ô combien intĂ©ressant.

              Sur “l’informel”, il y a une note de synthĂšse (dĂ©solĂ© pour les 40 pages) qui se veut un Ă©tat des savoirs sur la question :
              http://rfp.revues.org/516

              Sinon, plus court, un vieil article de P. Perrenoud oĂč il Ă©voque le “curriculum cachĂ©”, un des premiers concepts (anglosaxons) pour mettre en lumiĂšre ces apprentissages cachĂ©s de l’institution scolaire (mais pas que) :
              http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1993/1993_21.html

              CĂŽtĂ© “Ă©mancipation”, je pense Ă  RanciĂšre avec Jacotot, lĂ  de suite, mais il y en a certainement d’autres :
              http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Emancipation-et-education

              AprĂšs… pour mettre Ă  mal cette forme scolaire, ce ne sont pas les Ă©ducation non-formelle qui s’en chargeront. Pour donner, encore un peu, de grain Ă  moudre Ă  balthazar, le travail de Christian Laval est tout Ă  fait intĂ©ressant autour de la transformation de l’Ă©cole vers un modĂšle entrepreneurial au grand bonheur des compĂ©tences dont “La nouvelle Ă©cole capitaliste”.

              #31096
              balthazaar
                @balthazaar

                @Makh
                Vous ĂȘtes lĂ  a piailler justement parce que vous avez reçu une Ă©ducation consĂ©quente, parce que vous avez eu accĂšs Ă  la lecture, qu’on vous a laissĂ© du temps pour discuter, Ă©changer, entendre et Ă©mettre des avis.
                C’est fort probable, oui. Pourtant ce qui me fait rĂ©agir aujourd’hui (et que quand je parle avec mes collĂšgues et mes amis je me sens seul) ne vient surtout pas de l’Ă©cole ni de l’animation.

                Le systĂšme Ă©ducatif se transforme, il tend Ă  devenir quelque chose qui ne me plait pas. C’est contre ça que je rĂ©agis. C’est trĂšs bien que ce systĂšme Ă©volue et qu’il se transforme, mais pas en ce machin immonde oĂč on multiplie le nombre d’adultes mal formĂ©s, pas philosophes pour un sou. Pas en ce truc dĂ©bile ou des Ă©lus, sous prĂ©texte qu’ils ont un mandat, se prennent pour des chefs d’entreprise (et demandent que “les enfants” produisent ceci ou cela). Pas en cette pyramide hallucinante oĂč les enfants sont Ă  la merci des animateurs qui sont eux-mĂȘmes assujettis Ă  leurs responsables.

                L’ensemble de mes rĂ©flexions fait que je trouve ça dingue (bien que cohĂ©rent avec le reste) lorsque des sĂ©nateurs proposent que l’Ă©cole devienne obligatoire. Je ne peux pas me contenter d’un vague “l’Ă©ducation fait de bonnes choses”.

                La construction intellectuelle, affective, morale, physique… d’une personne, biensĂ»r que c’est bien, biensĂ»r qu’on ne peut pas la faire seul et qu’on a besoin des autres.
                Évidemment que les institutions ont jouĂ© un rĂŽle pour chacun de nous. RĂŽle positif ou nĂ©gatif.

                Et si je me rends compte que ce que j’apprĂ©ciais est en train de disparaĂźtre, Ă©crasĂ© par des principes et un fonctionnement que je n’approuve pas du tout, c’est bien normal de rĂ©agir, de chercher Ă  analyser, Ă  me dĂ©fendre.

                Je ne sais pas trop oĂč rĂ©flĂ©chir plus en avant. Est-ce qu’on peut dire qu’Ă©duquer, c’est contrĂŽler la construction (affective, physique, morale, intellectuelle…) d’une personne?

                Et vous pouvez cracher dessus tant que vous voulez, l’Ă©duc pop c’est probablement la seule chose qui reste de pas trop pourrie dans notre sociĂ©tĂ©, non seulement je la dĂ©fend mais je la revendique.
                VoilĂ  qui est un vibrant rĂ©quisitoire en faveur de l’interprĂ©tation Ă  la Lepage de l’Ă©ducation populaire.
                En effet si c’est de ça que tu parles, je trouve aussi qu’il faut dĂ©fendre ce que font ces gens. Ils n’ont rien Ă  voir avec l’animation pour enfants, ceci dit… Mis Ă  part Ă©ventuellement ce dont on est en train de parler, Ă  savoir le regard critique sur l’Ă©ducation.

                #31112
                Makh
                  @makh

                  EvaLutine a Ă©crit :
                  Ca met mal Ă  l’aise ce que tu Ă©cris.

                  Un mĂ©lange de supĂ©rioritĂ©, de haine, de mĂ©pris envers les gens…alors que tu dĂ©fends “l’Ă©ducation populaire”.

                  Paradoxal, non ? Tu ne sais pas trop oĂč tu te situes en fait, non ? Tu ne t’assumes pas.

                  Tu fais ça ni pour le plaisir, ni pour l’argent ?

                  Personne n’est dĂ©sintĂ©ressĂ© dans la vie. Tu te voiles la face. Tu cherches Ă  te prouver que tu es une mĂšre Theresa ? C’est malsain, ton attitude.

                  Enfin, tu dĂ©fends un fonctionnement respectueux des gens mais tyu les embauche en CEE, si j’ai bien devinĂ©.

                  Tu es totalement incohérent. Il y a un fossé entre tes discours et tes actions.

                  Non, il y a un fossĂ© entre mes actions et ce que je suis. Il y a un fossĂ© entre mes discours et ce que je suis, mais il n’y a aucun fossĂ© entre mes discours et mes actions.

                  Effectivement je mĂ©prise les gens, les Hommes en gĂ©nĂ©ral, mais je ne me sors pas du lot, je m’assume comme le sale connard Ă©goĂŻste que je suis et que nous sommes tous. Ce qui ne m’empĂȘche pas de donner le change en sociĂ©tĂ© et d’agir comme un type bien, c’est la puissance de la volontĂ©, autant s’en servir, si ça peut aider Ă  s’endormir en paix.

                  Dans un premier travail sur soi de “dĂ©construction”.

                  C’est justement dans une logique de dĂ©construction, et non de destruction, que je ne renoncerai pas Ă  l’Ă©ducation.
                  Elle Ă  fait de moi ce que je suis et je ne suis pas suicidaire au point de me renier de façon fondamentale. Mon Ă©ducation est constitutive de ma personne, en cela je la prend comme telle, avec tout ce qu’elle peut avoir de haĂŻssable mais aussi avec ce qu’elle comporte de libĂ©rateur.

                  On influe obligatoirement sur les gens qui nous entourent, on fait naitre des idĂ©es chez eux, mĂȘme sans rien dire, juste en agissant. On a mĂȘme parfois plus d’influence sur les autres du simple fait qu’on ne leur dit rien, et dieu sait que je donnerai cher pour que ça ne soit pas le cas. Alors je ne compte pas fermer bĂȘtement les yeux et faire semblant de ne pas voir cette influence, de la laisser s’instiller chez les gens autour de moi comme si je n’Ă©tais pas au courant. J’en prend ma part, on m’a Ă©duquĂ©, on m’Ă©duque et on m’Ă©duquera toujours, mais moi aussi j’Ă©duque, et quitte Ă  le faire et Ă  le savoir je le ferais du moins mal que je peux.

                  #31122
                  moilapa
                    @moilapa

                    Bin non ; sur le coup je trouve ça plutÎt
                    intĂ©ressant…

                    S’agissant de la rĂ©fĂ©rence scolaire dont j’abuse,
                    , elle est de fait dans cette “Ă©ducation populaire”
                    qui s’est (voudrait s’ĂȘtre) construite en
                    creux.
                    Elle l’est, Ă  partir du moment oĂč l’on fait
                    le choix de ce terme “Ă©ducation”.
                    Elle l’est de part les deux histoires
                    parallĂšles. Elle l’est dĂ©s l’idĂ©e mĂȘme
                    Ă  la naissance de cette Ă©ducation populaire.
                    Et elle ne s’en est jamais affranchie

                    Comme elle est de fait quand on parle d’Ă©ducation
                    familiale : elle est forcément présente.
                    Parce que des logiques s’entrechoquent,
                    des cultures, des “visions du monde”…
                    Des visions de l’Autre.
                    Avec lesquels l’enfant se doit de jongler.

                    MĂȘme quand je suis en camping, en
                    animation enfants, l’Ă©cole est prĂ©sente
                    dans ma réflexion : ne serait-ce que par
                    des détails comme la position assise,
                    le fait de devoir “finir”, le fait de ne pouvoir
                    aller et venir, d’attendre quelque chose
                    de l’enfant…

                    Sinon :
                    Il est pourtant si simple de renoncer Ă 
                    ce terme “d’Ă©ducation”, de renoncer Ă  cette
                    logique d’Ă©ducation.
                    De juste dire qu’il n’y a pas de passerelles
                    Ă  chercher entre par exemple l’Ă©quipe
                    enseignante et l’Ă©quipe d’animation sur un claĂ©,
                    mais une rupture justement. En aidant le
                    mÎme à comprendre ces différences. Dans des
                    logiques qui ne devraient pas pouvoir s’accorder,
                    bosser ensemble, dans un mĂȘme but.
                    En proposant aux mÎmes une autre possibilité
                    du rapport Ă  l’autre qui ne soit pas “comptable”…

                    En faisant juste que ces temps qui se prétendent
                    loisirs soient réellement des temps de
                    loisirs…

                    Ce qui fait :
                    Si il doit y avoir nĂ©cessitĂ© d’Ă©ducation
                    s’agissant d’animation sociocul, elle l’est
                    pour les adultes.
                    Dans un premier travail sur soi de “dĂ©construction”.

                    #31125
                    Import
                      @import

                      Ca met mal Ă  l’aise ce que tu Ă©cris.

                      Un mĂ©lange de supĂ©rioritĂ©, de haine, de mĂ©pris envers les gens…alors que tu dĂ©fends “l’Ă©ducation populaire”.

                      Paradoxal, non ? Tu ne sais pas trop oĂč tu te situes en fait, non ? Tu ne t’assumes pas.

                      Tu fais ça ni pour le plaisir, ni pour l’argent ?

                      Personne n’est dĂ©sintĂ©ressĂ© dans la vie. Tu te voiles la face. Tu cherches Ă  te prouver que tu es une mĂšre Theresa ? C’est malsain, ton attitude.

                      Enfin, tu dĂ©fends un fonctionnement respectueux des gens mais tyu les embauche en CEE, si j’ai bien devinĂ©.

                      Tu es totalement incohérent. Il y a un fossé entre tes discours et tes actions.

                      #31129
                      Makh
                        @makh

                        ludou a Ă©crit :

                        Quant Ă  l’argument du “vous, vous ĂȘtes Ă©duquĂ©s (vous savez lire et Ă©crire…) donc vous ne pouvez pas comprendre que l’Ă©ducation n’est pas nocive”, il est quand mĂȘme assez drĂŽle je t’avoue.

                        DrĂŽle je ne sais pas, stupide oui certainement, et grammaticalement incorrect de surcroit. Ce que je dis c’est “vous ĂȘtes Ă©duquĂ©s, vous avez donc loisir de dĂ©battre, d’Ă©changer”, ni plus ni moins.

                        De plus je n’essaie pas de dĂ©finir l’Ă©ducation populaire, la dĂ©finition “historique” a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© donnĂ©e plus haut, elle ne m’intĂ©resse guĂšre. J’explique en quoi elle reste une valeur rĂ©elle.

                        Sinon pour te rĂ©pondre, je n’ai jamais dit qu’on pouvait aider quelqu’un Ă  s’Ă©manciper, pour cause je ne le pense pas, c’est son choix. En revanche on peut mettre en place des systĂšmes plus propice Ă  la rĂ©flexion, Ă  l’Ă©change, Ă  l’expression de volontĂ©s individuelles. Et je rebondis donc sur l’intervention de Shaaa, “Qu’est ce que tu fais ?” :

                        Eh bien pas grand chose Ă  vrai dire, j’essaie de placer ma barre de contraintes (logistiques, sĂ©curitaires, administratives) au minimum, j’essaie de laisser faire les adultes pour qu’Ă  leur tour ils laissent faire les enfants. J’essaie d’avoir des Ă©changes informels avec le plus grand nombre, juste pour qu’ils puissent s’exprimer. J’essaie de m’arranger pour que les gens aient le temps, le temps de discuter, le temps de faire les choses. Je fais tampon aussi, entre les gens prĂ©sent sur l’ACM et l’employeur. J’essaie de donner aux animateurs la volontĂ© de bannir toute forme d’autoritĂ© partant du fait que c’est forcĂ©ment un Ă©chec. J’essaie de prendre les enfants comme des individus Ă  part entiĂšre, et mĂȘme si (culture oblige) je n’y arrive pas entiĂšrement, je me mord la joue pour ne pas qu’ils le ressentent. J’essaie de laisser les adultes aller jusqu’au bout de ce que j’estime ĂȘtre des erreurs, sans que cela m’empĂȘche d’en parler si ils en expriment le besoin. J’essaie de thĂ©oriser tout ce que devrait ĂȘtre un adulte Ă©duquant, pour jouer le meilleur rĂŽle possible. J’essaie de faire des petits amĂ©nagements Ă  droite Ă  gauche afin que chacun sur le centre ait la possibilitĂ© de trouver sa place, et de l’assumer sans se sentir en dĂ©calage. En bref je passe une partie de mon temps sur de l’administratif pour ĂȘtre sur de rĂ©pondre au contrat (tacite ou non) que j’ai passĂ© avec mon employeur, et le reste Ă  vivre avec tout le monde sur le centre.

                        Pour rĂ©pondre Ă  Moilapa maintenant, je n’y trouve aucun plaisir particulier (au contraire depuis quelques annĂ©es), je ne le fais pas parce que j’aime les enfants (je les dĂ©teste autant que les adultes), je ne le fais pas pour l’argent. Je le fais parce que ça m’occupe et je le fais parce que je le fais bien. J’aime l’idĂ©e de voir que les thĂ©ories que l’on met en place sont visibles au quotidien, j’aime voir que ça fonctionne et que ça me donne raison quant au mĂ©pris que j’ai face Ă  tous les fonctionnements institutionnels. J’aime voir les enfants et les adultes dĂ©ambuler dans le centre, sans pression, j’aime les voir Ă©changer les uns avec les autres comme des pairs. J’aime la façon dont ils me rĂ©pondent quand je les croise seuls ou en petits groupes dans des endroits improbables, avec cet aplomb qui me prouve, s’il le fallait encore, que si l’ĂȘtre humain Ă  Ă©normĂ©ment de mal Ă  s’empĂȘcher d’enchaĂźner ses congĂ©nĂšres il n’a en revanche aucun problĂšme pour s’en affranchir lorsqu’on le lui permet. J’aime le fait que mes “bureaux” ressemblent Ă  des halls de gare, que tout le monde y aille et y vienne sans ambages. J’aime le fait que mes absences ne soient gĂ©nĂ©ralement pas remarquĂ©e, ou uniquement par ceux qui m’apprĂ©cient vraiment. Mais tout cela je ne l’aime que de façon trĂšs pragmatique, j’aime le fait de voir fonctionner une thĂ©orie, car dans la pratique je ne l’aime pas plus que ça. C’est dur de se sentir inutile, c’est difficile de ne pas avoir la position paternaliste habituelle du directeur, c’est dur de s’affranchir du contrĂŽle, de sentir que tout nous Ă©chappe, alors que c’est pertinemment ce que l’on recherche. C’est dur et c’est usant, stressant, fatiguant, le seul plaisir que j’y trouve est purement intellectuel. C’est une façon de confirmer Ă  mes yeux le fait que l’Ă©ducation n’est pas forcĂ©ment restrictive mais qu’elle peut aussi, si tout le monde s’y met, fait des efforts pour aller contre nature, ĂȘtre bĂ©nĂ©fique, source d’expression, de libertĂ© et de dĂ©couverte.

                        Pour continuer avec Moilapa, je voulais revenir cinq minutes sur son parcours scolaire, j’entends bien que tu n’as rien appris Ă  l’Ă©cole, mais pourquoi ne parle tu que d’elle ? Je parle “Ă©ducation populaire”, tu me rĂ©ponds “Ă©cole”, Ă©videmment qu’on va dans le mur. Ton Ă©ducation tu l’as trouvĂ© ailleurs, hors des institutions, tu l’as trouvĂ© comme tu le dis chez CĂ©line, chez PergolĂšse, chez Stirner et tous les autres. Si cela n’est pas populaire, je ne sais pas ce que c’est alors.

                        Et pour finir avec toi, je voudrais revenir sur cette molle rĂ©flexion dont tu m’affubles :

                        “Parce que Ă©levĂ© dans un systĂšme, nourrie
                        par ce systĂšme, on ne pourrait voir ce que le
                        systÚme aurait de pourrie, à détruire ?

                        Au contraire, et c’est justement lĂ  que tu ne m’as pas compris, je dĂ©teste le systĂšme et ses institutions, et au vu de ton travail, de ce que tu laisses transparaitre de ton quotidien Ă  travers ce forum, je peux t’assurer que je le dĂ©teste autant que toi mais qu’en plus je le supporte trĂšs probablement moins bien que toi. Je hais ce systĂšme.
                        Mais dans toute la haine que je lui voue, si il ne doit ĂȘtre qu’une seule chose que je lui rend c’est bien la possibilitĂ© qu’il m’a laissĂ© d’apprĂ©hender toute sa laideur. Je pense qu’il aurait pu ĂȘtre plus coercitif, plus lobotomisant. Alors ça ne m’empĂȘcherait pas une seule seconde d’appuyer sur le bouton [OFF] si j’en avait un jour l’occasion, mais je lui reconnais au moins ça, d’avoir produit des personnes qui n’hĂ©siteraient pas une seule seconde Ă  le dĂ©truire.

                        Et pour Michmuch, non je ne vois pas de contradiction.

                        #31135
                        michmuch
                          @michmuch

                          Makh a Ă©crit :
                          Conneries sur conneries.

                          Tu peux préciser quelles sont les conneries?

                          L’Ă©ducation c’est la lumiĂšre, c’est l’Ă©mancipation, c’est ce qui nous permet de nous libĂ©rer d’une partie de nos chaines, celles qu’on peut ĂŽter tout au moins (…)

                          Je ne compte pas apprendre quoi que ce soit Ă  qui que ce soit, mais je ne compte pas non plus cracher sur la possibilitĂ© qu’on m’offre de mettre en place des systĂšmes pĂ©dagogiques alternatifs en ACM

                          Y’a pas contradiction dans ton discours?

                          Je ne compte pas apprendre quoi que ce soit Ă  qui que ce soit, mais je ne compte pas non plus cracher sur la possibilitĂ© qu’on m’offre de mettre en place des systĂšmes pĂ©dagogiques alternatifs en ACM, pas pour prouver quoi que ce soit, pas pour transmettre je ne sais quelle pensĂ©e, pas pour offrir aux enfants une vision temporaire d’un monde qui n’existera jamais, pour aucune autre connerie idĂ©aliste d’ailleurs, pas parce que c’est la meilleure façon de fonctionner, juste parce que c’est la seule. Et vous pouvez cracher dessus tant que vous voulez, l’Ă©duc pop c’est probablement la seule chose qui reste de pas trop pourrie dans notre sociĂ©tĂ©, non seulement je la dĂ©fend mais je la revendique.

                          C’est bien du charabia idĂ©ologique de l’Ă©duc’ pop’… pas de doute tu peux t’engager comme militant…

                          #31136
                          moilapa
                            @moilapa

                            Il peut exister pourtant des raisons saines de
                            de faire ce mĂ©tier d’animation, comme l’argent.
                            Comme le plaisir : mĂȘme si le plaisir est dĂ©jĂ  la
                            principale raison de faire ce métier : mais
                            ce plaisir nécessite forcément la violence pour
                            les enfants : c’est ce qu’est l’animation
                            sociocul aujourd’hui.
                            Cette violence est partout, et tous nous
                            cohabitons parfaitement avec, au jour
                            le jour, parce que c’est pas nous la victime,
                            parce qu’aprĂšs tout “moi mĂȘme j’en suis
                            pas mort”, parce que…

                            C’est juste trĂšs agaçant que toutes sortes
                            de fils de putes viennent tenir des discours
                            sur la prise en compte de l’enfant, sur la
                            richesse sociale de ce métier, les bienfaits
                            de cette formidable Ă©ducation populaire
                            (qui n’a jamais eu que pour but dĂ©s sa naissance
                            de contrĂŽler les enfants et le peuple)
                            tous ces discours pseudo scientifiques,
                            prĂ©tendument pensĂ©s : le mĂȘme
                            systĂšme oĂč l’on dirait : bien oui, je jouis
                            jour aprĂšs jour d’une situation oĂč l’enfant
                            se doit d’ĂȘtre violentĂ© pour que je puisse
                            jouir”… cela me ferait moins rebondir…

                            Si l’Ă©cole (la sociĂ©tĂ©) m’a appris Ă  lire,
                            ce n’est pas pour mon bien mais pour
                            son bénéfice à elle.
                            Elle ne m’a pas appris Ă  aimer lire. Ca, c’est
                            Celine qui s’en ai chargĂ©. Tous Ă©lĂ©ments
                            extĂ©rieurs Ă  l’Ă©cole.

                            Je ne dois rien de ce qui fait ma culture aujourd’hui
                            Ă  l’Ă©cole :
                            C’est pas les cours de musique qui m’ont
                            fait aimer le Stabat Mater de PergolĂšse,
                            j’ai toujours refusĂ© de faire le moindre
                            travail dans ces cours.
                            Ce ne sont pas cours d’anglais qui m’ont
                            permis de me dĂ©brouiller en anglais, j’ai
                            toujours refusé de faire le moindre geste,
                            d’y Ă©crire le moindre mot. c’est
                            le fait que certains auteurs anglo-saxons
                            ne soient pas traduit en France.
                            Ce n’est pas l’Ă©cole qui m’a permis non plus
                            de parler hollandais.

                            Ce ne sont pas les cours de dessins qui
                            m’ont permis aujourd’hui d’avoir le niveau
                            que j’ai dans ce domaine : ces cours n’y sont
                            absolument pour rien.

                            Si j’ai appris Ă  penser, Ă  douter, c’est pas Ă  l’Ă©cole,
                            c’est pas l’Ă©cole qui m’a fait dĂ©couvrir parmi
                            les philosophes célÚbres celui qui explique
                            parfaitement en quoi l’humanitĂ© doit finir,
                            en quoi il faut vouloir la fin de l’ĂȘtre humain…

                            Je ne dois Ă  rien Ă  l’Ă©cole… si ce n’est une
                            “vigilance de nĂ©cessitĂ© de haine permanente” :
                            c’est la seule chose que l’Ă©cole puisse revendiquer
                            dans mon cas : cette haine qui fait en
                            grande partie ce que je suis.

                            L’Ă©cole a participĂ© de ce que je suis, mais
                            en me construisant “contre” : comme la prison
                            fait partie de ce qui ont mis les pieds.

                            (par Ă©cole, j’entends la classe, l’institution,
                            et non la cour d’Ă©cole qui elle a rĂ©ellement
                            fait ce que je suis, ce que je sais)

                            (de la mĂȘme façon que rien de ce qui fait
                            l’animateur que je suis aujourd’hui, dans aucun
                            domaine, n’est “d’origine institutionelle” :
                            il ne s’agit que de rencontres et de dĂ©marches
                            personnelles.
                            Ou alors ici encore en creux : tout ce que je
                            vomis est cet “institutionnel” (pour ramasser
                            le propos)

                            L’Ă©cole a besoin de violence, de totalitarisme
                            pour juste exister : sans contrainte, il
                            n’y a pas d’Ă©ducation possible…
                            Et surtout : cette Ă©cole n’est pas en premier
                            lieu une question d’Ă©ducation !!!!
                            C’est trĂšs naĂźf que de penser ça : l’Ă©cole
                            a pour but avant tout de niveler, de soumettre,
                            de standardiser. L’Ă©ducation n’y est que
                            annexe. Sinon, comment expliquer que
                            l’Ă©cole aujourd’hui est avant tout une formidable
                            machine à reproduire les inégalités, une
                            machine qui broient une majorité au bénéfice
                            d’une infime minoritĂ©. Que le profil gagnant,
                            en dehors des données socioculturelles,
                            est le profil de l’ĂȘtre docile et obĂ©issant,
                            que ce “meilleur” est avant tout celui qui
                            s’est au mieux faire ce que l’on attend de lui ???

                            Quand Ă  l’animation sociocul, au lieu
                            au pire de prendre cette Ă©cole comme
                            miroir nĂ©gatif, elle s’en nourrit, elle lui
                            tend le cul avec dĂ©lectation…
                            Rien, absolument rien, ne nécessite de penser
                            Ă©ducation durant ces temps de loisirs : le
                            fait que certains font trĂšs bien sans le
                            prouve. Cela suffit juste à la démonstration.

                            Il en va de mĂȘme des autres formes
                            d’Ă©ducation pour ma petite personne: de la famille, les
                            associations en tous genres, sportives pour
                            les pires, , des regroupements
                            d’enfants, etc…

                            #31139
                            moilapa
                              @moilapa

                              Combien ta rĂ©flexion est molle…

                              Parce que élevé dans un systÚme, nourrie
                              par ce systĂšme, on ne pourrait voir ce que le
                              systÚme aurait de pourrie, à détruire ?
                              Ca fonctionne pour tout systĂšme, toute
                              organisation humaine ?
                              T’es vraiment le dernier des blaireaux…
                              Ma jouissance avant tout, peu importe si
                              le systĂšme violente jour aprĂšs jours
                              les plus faibles autour de moi…

                              On devrait aussi “sĂ©parer” les “dispositifs
                              et les utilisateurs” , avec je ne sais quelle baguette magique…

                              Mais bougre d’idiot, l’un n’existe pas sans
                              l’autre : une organisation humaine sans
                              les humains qui la compose ? c’est comme pour le communisme
                              en ex URSS : on peut y voir un mode
                              d’organisation humain intĂ©ressant , sauf que ce n’est
                              pas adaptĂ© Ă  ce qu’est l’humain : tu mets
                              des ĂȘtres fragiles (des enfants) dans un
                              systĂšme oĂč ils sont Ă  la merci de gens comme
                              toi, dans un huis-clos, et ces enfants souffriront
                              de ce que des gens comme toi se complaisent
                              eux dans cette organisation, arrivent Ă  en
                              jouir…
                              Ce n’est pas comme si on pouvait laisser
                              Ă  cette Ă©ducation populaire le doute de
                              la nouveautĂ© : ça fait des dĂ©cennies qu’on
                              y massacre les mĂŽmes, et que des adultes
                              viennent y jouir, mettre en vie tel ou tel
                              fantasme, tel ou tel revanche. Ou juste
                              obĂ©ir, parce que “aprĂšs tout moi j’en suis
                              pas mort”…

                              Essaie Ă  minima d’oublier ta petite personne
                              malsaine, regarde Ă  minima les violences
                              que tu imposes aux mĂŽmes autour de toi :
                              voilĂ  ce qu’est l’Ă©ducation populaire. VoilĂ 
                              ce qu’est le systĂšme Ă©ducatif aujourd’hui
                              dans notre pays.

                              Par contre oui on peut aller bosser au sein
                              mĂȘme de ses organisations : avec l’envie
                              de mordre.
                              Avec l’idĂ©e de changer quoi que ce soit ?
                              C’est tout autant stupide : c’est en nous,
                              c’est ce que nous sommes : tu offres des
                              enfants Ă  la merci d’adultes dans un huis clos
                              oĂč l’on a pas de compte Ă  rendre
                              : ces adultes en viendront Ă  violenter les
                              enfants…
                              Tout au plus limiter ces violences en un
                              moment donnĂ©, en un lieu donnĂ©… pour
                              quel résultat ? Pourquoi vouloir un résultat ?
                              Et prétendre changer ce que nous sommes
                              intrinsĂšquement !

                              Alors pour ma part, aucun idéalisme, aucun
                              espoir Ă  la con, volontĂ© politique, “conneire
                              idĂ©aliste” comme tu le dis…
                              Mais quitte Ă  avoir comme tout un
                              chacun cette propension Ă  faire du mal
                              Ă  l’autre, autant se la jouer Zorro
                              (et se faire du bien Ă  l’Ă©go) en se tournant
                              vers ces adultes, en utilisant ses contradictions. Le
                              plaisir n’en est que plus grand. Quel
                              plaisir Ă  s’en prendre de toute façon Ă 
                              des ĂȘtres qui ne se dĂ©fendront pas ?

                              connerie idĂ©aliste d’ailleurs, pas parce que c’est la meilleure façon de fonctionner, juste parce que c’est la seule. Et vous pouvez cracher dessus tant que vous voulez, l’Ă©duc pop c’est probablement la seule chose qui reste de pas trop pourrie dans notre sociĂ©tĂ©
                              Il n’y a rien de bon dans ces centres de loisirs,
                              ces colos, parce qu’il y a cette idĂ©e de
                              l’enfant ennemi, de l’enfant Ă  forcĂ©ment Ă©duquer.
                              Et non ce n’est pas le “seul” : il suffit juste
                              de remplacer toutes ces organisations de
                              “loisirs” par un systĂšme de garderie. Avec
                              des gens qui n’attendent rien de ses enfants.
                              Qui n’ont aucune raison profonde d’aller
                              vers ses mĂŽmes… ça serait dĂ©jĂ  pas mal…
                              Resterait alors la question du huis-clos,
                              l’absence de regard extĂ©rieur… “faut bien
                              qu’il y ait des barriĂšres, sinon ces connards
                              de mĂŽmes pourraient s’Ă©chapper…
                              Le regard extérieur permanent qui rend
                              plus difficile l’expression de toute pulsion.

                              Sinon, oui, il existe des temps et des
                              organisations oĂč adultes et enfants peuvent
                              partager du temps sans qu’il y ait entre
                              eux cette volontĂ© de maĂźtriser l’autre :
                              il faut juste commencer par se se débarasser de cette idée
                              d’Ă©ducation. Ce n’est pas parce que tu
                              n’en as jamais l’expĂ©rience que cela
                              n’existe pas (trĂšs enfantin comme façon
                              de penser)
                              Faire que ce soit le choix de l’enfant de
                              venir et d’y rester.
                              Ne serait-ce que ces deux “rĂšgles” simplissimes…

                              Mais ce n’est pas dans des systĂšmes oĂč
                              l’on pense “rendement, production,
                              Ă©ducation… que tu les trouveras…

                              Tant qu’il y a une attente, quelque qu’elle
                              soit, ces regroupements d’enfants seront
                              violence, fĂȘte aux pulsions.
                              Je vais t’Ă©duquer connard, parce que j’estime
                              que tu dois ĂȘtre Ă©duquĂ©. Parce qu’On m’a
                              dit de t’Ă©duquer… Parce que je voix la
                              vĂ©ritĂ©, oĂč la seule possibilitĂ©…

                              C’est du cĂŽtĂ© des temps de loisirs qu’il
                              faut chercher… vrais temps de loisirs…

                              S’agissant du loisir de l’adulte on y arrive
                              bien… pourquoi pas pour ces connards de
                              mĂŽmes ?

                              Sinon, juste : il ne s’agit pas de dire que
                              l’on peut se dĂ©barasser de toute Ă©ducation.
                              On ne parle ici que de temps de loisirs de
                              l’enfant !!!
                              Il y a des temps d’Ă©ducation : et ces temps
                              sont violences : il n’y a pas d’Ă©ducation
                              sans contrainte, cela n’existe pas. Et
                              sans doute que l’homme est fait de telle
                              sorte que l’Ă©ducation est nĂ©cessaire (bien
                              que , mais ce n’est pas mon propos ici)

                              Mais juste : pourquoi ne pas foutre la
                              paix -juste foutre la paix- Ă  ces mĂŽmes durant
                              leurs maigres temps de loisirs ?
                              Juste ça…
                              Personne ne m’a encore expliquĂ© pourquoi
                              sur ses temps de loisirs Ă  lui il y aurait
                              nécessité à ce que des connards viennent
                              pour l’Ă©duquer…

                              #31141
                              Shaaa
                                @shaaa

                                Je ne compte pas apprendre quoi que ce soit Ă  qui que ce soit, mais je ne compte pas non plus cracher sur la possibilitĂ© qu’on m’offre de mettre en place des systĂšmes pĂ©dagogiques alternatifs en ACM, pas pour prouver quoi que ce soit, pas pour transmettre je ne sais quelle pensĂ©e, pas pour offrir aux enfants une vision temporaire d’un monde qui n’existera jamais, pour aucune autre connerie idĂ©aliste d’ailleurs, pas parce que c’est la meilleure façon de fonctionner, juste parce que c’est la seule. Et vous pouvez cracher dessus tant que vous voulez, l’Ă©duc pop c’est probablement la seule chose qui reste de pas trop pourrie dans notre sociĂ©tĂ©, non seulement je la dĂ©fend mais je la revendique.

                                Qu’est-ce que tu fais alors ? quels sont ces systĂšmes pĂ©dagogiques alternatifs ?

                                #31142
                                ludou
                                  @ludou

                                  pas trop pourrie ? Ah…

                                  Ă©videmment je ne partage pas cette rĂ©flexion. Qu’il y ait des Ăźlots oĂč quelques personnes arrivent un peu plus Ă  se dĂ©faire des griffes de l’Ă©ducation populaire, sans doute. Que l’Ă©ducation se rĂ©sume Ă  ces gens, on en est extrĂȘmement loin. D’ailleurs, s’en revendiquent-ils ?

                                  A chaque fois que quelqu’un essaye de dĂ©finir l’Ă©ducation populaire, on retombe sur les mĂȘmes phrases-bateau et simplistes, les mĂȘmes rĂ©fĂ©rences (Condorcet en tĂȘte de cortĂšge). Dans les prĂ©sentations idĂ©alisĂ©es (et donc non historiques), les mots sont choisis, ils plaisent. Ils plaisent particuliĂšrement aux personnes en rupture avec l’Ă©cole d’ailleurs, et ça, ça ne fait Ă©videmment pas plaisir Ă  entendre car ça pourrait aller dans le sens d’une grande manipulation gĂ©nĂ©ralisĂ©e, d’une rĂ©cupĂ©ration (je ne juge pas les intentions individuelles ici). On voit en fait un fouillis de pratiques et de concepts partagĂ©s par beaucoup.

                                  L’Ă©mancipation ne peut pas venir des autres. On ne peut pas aider quelqu’un Ă  s’Ă©manciper, cette idĂ©e en elle-mĂȘme est contradictoire. La seule chose qu’on peut faire, c’est d’Ă©viter un maximum d’engluer les gamins, les anims, les dirlos dans des alternances de concepts/pratiques qui n’ont de sens que pour justifier qu’on fait bien (souvent pour s’en convaincre soi-mĂȘme).

                                  En mĂȘme temps, si on enlĂšve l’Ă©tiquette “Ă©duc pop” (entendue une quarantaine de fois par jour ces 3 derniers jours, dans un contexte d’Ă©ducation Ă  l’environnement), que reste-t-il aux animateurs et directeurs pour penser ? Que leur reste-t-il pour Ă©changer avec les parents et les institutions ?

                                  Ce n’est pas une accusation, c’est un constat. Nos prĂ©dĂ©cesseurs (parents, grands-parents, etc.) ont une grande part de responsabilitĂ© dans la situation actuelle. Nous avons la nĂŽtre en faisant perdurer des visions tronquĂ©es de la situation.

                                  Les machines Ă  broyer de l’humain que sont les fĂ©dĂ©s et les grosses assos ont trĂšs bien compris comment obtenir de l’investissement des jeunes. La valorisation de leurs actions, de leur implication dans les programmes qu’elles (les fĂ©dĂ©s) dĂ©cident de mettre en place, c’est un moyen parfait pour s’attirer les bonnes grĂąces (des jeunes et du pouvoir). Elles ont le temps d’exploiter l’Ă©nergie et la bonne volontĂ© de la jeunesse. Ils ne se rendront compte (et encore, pas toujours) qu’ils ont Ă©tĂ© dupĂ©s que bien plus tard… A moins qu’ils restent dans ces fonctionnements et remplacent les chefs de ces fĂ©dĂ©s pour Ă  leur tour expliquer aux autres comment bien vivre, comment donner du sens Ă  sa jeunesse.

                                  Quant Ă  l’argument du “vous, vous ĂȘtes Ă©duquĂ©s (vous savez lire et Ă©crire…) donc vous ne pouvez pas comprendre que l’Ă©ducation n’est pas nocive”, il est quand mĂȘme assez drĂŽle je t’avoue.

                                  #31144
                                  Makh
                                    @makh

                                    Conneries sur conneries.

                                    Vous ĂȘtes lĂ  a piailler justement parce que vous avez reçu une Ă©ducation consĂ©quente, parce que vous avez eu accĂšs Ă  la lecture, qu’on vous a laissĂ© du temps pour discuter, Ă©changer, entendre et Ă©mettre des avis. Vous en ĂȘtes lĂ  parce que tout au long de votre vie, des gens ont fait germer des idĂ©es en vous, directement (vous les avez croisĂ©s, en classe, en famille, en vacances, etc.) ou indirectement (vous les avez lu, entendu Ă  la radio, vu Ă  la tĂ©lĂ©, etc.). Vous utilisez un forum pour Ă©changer qui est une des bases de l’Ă©ducation populaire. Et malgrĂ© tout, Ăąnes bĂątĂ©s que vous ĂȘtes, vous voudriez vous faire croire par je ne sais quel biais malsain que l’Ă©ducation est nĂ©cessairement nocive ?
                                    L’Ă©ducation c’est la lumiĂšre, c’est l’Ă©mancipation, c’est ce qui nous permet de nous libĂ©rer d’une partie de nos chaines, celles qu’on peut ĂŽter tout au moins, et celles contre lesquelles on ne peut rien, elle a au moins le mĂ©rite de les mettre en lumiĂšre. “Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre”.

                                    Il ne faut pas confondre les dispositifs et les utilisateurs, la volontĂ© est une chose, la pratique une autre, et la rencontre des deux une troisiĂšme. MĂ©fiance vis Ă  vis de la salle de classe, espoir face aux forums, dĂ©bats, universitĂ©s populaires, mais j’attends de voir ce qui s’y trouve rĂ©ellement, le ventre est toujours fĂ©cond, mais ne s’y trouve pas que des bĂȘtes immonde.

                                    Je ne compte pas apprendre quoi que ce soit Ă  qui que ce soit, mais je ne compte pas non plus cracher sur la possibilitĂ© qu’on m’offre de mettre en place des systĂšmes pĂ©dagogiques alternatifs en ACM, pas pour prouver quoi que ce soit, pas pour transmettre je ne sais quelle pensĂ©e, pas pour offrir aux enfants une vision temporaire d’un monde qui n’existera jamais, pour aucune autre connerie idĂ©aliste d’ailleurs, pas parce que c’est la meilleure façon de fonctionner, juste parce que c’est la seule. Et vous pouvez cracher dessus tant que vous voulez, l’Ă©duc pop c’est probablement la seule chose qui reste de pas trop pourrie dans notre sociĂ©tĂ©, non seulement je la dĂ©fend mais je la revendique.

                                    #31159
                                    balthazaar
                                      @balthazaar

                                      @moilapa, @michmuch
                                      Malentendu. Quand je parle d’Ă©ducation populaire en tant que mĂ©thode, je ne pense pas Ă  l’animation. En tout cas sĂ»rement pas l’animation pour enfants. Je pense plutĂŽt Ă  des Ă©vĂ©nements du genre confĂ©rence-dĂ©bat sur la fabrication des purins vĂ©gĂ©taux.

                                      L’animation pour enfants ne correspond globalement pas du tout Ă  de l’Ă©ducation du peuple par le peuple, ce n’est pas de l’Ă©ducation populaire. Il y a des gens qui s’accrochent Ă  cette expression dans le domaine de l’animation pour enfants, probablement parce que ça leur sert de faire-valoir.

                                      Si un jour on regardait les choses en face, on n’aurait plus de projet Ă©ducatif mais un dĂ©cret sur l’orientation gĂ©nĂ©rale de de l’encadrement civique. On ne serait plus animateur mais encadrant civique. On oublierait le contrat d’engagement Ă©ducatif, on aurait un contrat d’encadrant civique volontaire.

                                      Et j’Ă©cris encadrant civique parce que le terme “policier” existe dĂ©jĂ  et qu’il a une signification lĂ©gĂšrement diffĂ©rente, bien que les missions au final soient assez semblables.


                                      @michmuch

                                      Ce qui est marrant dans ton propos, c’est que tu fais la diffĂ©rence entre Educ pop au sens noble, fĂ©dĂ©, Ă©duc pop institutionnelle, Ă©duc pop en tant que mĂ©thode… Tout ceci montre bien l’objet ectoplasmique qu’est l’Ă©duc pop… L’Ă©duc pop c’est l’Ă©duc pop, il n’y a pas la Vrai, la Fausse ou la MĂ©thode… Il y a l’Ă©duc pop et ce pourquoi elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e.
                                      Je me vois comme quelqu’un de banal faisant partie du peuple. Le sens noble de l’Ă©ducation populaire pour moi ça n’est certainement pas les fĂ©dĂ©s, l’histoire, l’administration ni rien. Je suis d’accord avec toutes les interventions de moilapa ainsi qu’avec ce que tu viens d’Ă©crire.
                                      Les fĂ©dĂ©s, l’histoire et l’animation, ça c’est le sens galvaudĂ©, dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© de l’Ă©ducation populaire.

                                      Si vous pensez que l’expression Ă©ducation populaire est trop liĂ©e aux ensembles d’institutions qui existent aujourd’hui en france et qui ont pour but de contrĂŽler les enfants et les jeunes gens sur leurs temps de loisirs, ça ne me dĂ©range pas d’utiliser une autre expression.

                                      Pour moi, Ă©crire sur un forum et lire les messages des autres, ça c’est de l’Ă©ducation populaire. Si ça vous gĂȘne, ça ne me dĂ©range pas d’utiliser une autre expression.

                                      La mĂ©thode Ă©duc pop, c’est quoi? l’Ă©ducation nouvelle? alors si c’est cela on peut en parler… on peut parler du comment l’Ă©ducation nouvelle et les fĂ©dĂ©s ont construit le projet libĂ©ral/capitaliste qui est en place aujourd’hui…
                                      Je fais la mĂȘme analyse. A ceci prĂšs que je ne dirais pas “ont construit” mais “sont en train de construire”.

                                      Par mĂ©thode j’entendais ni plus ni moins que s’enrichir intellectuellement les uns les autres. Ce que je suis en train de faire en vous lisant, j’apprends bien plus de choses (et beaucoup plus intĂ©ressantes) que si je regardais la tĂ©lĂ©.

                                      Regarde la réforme des rythmes scolaires, ne serait-il pas urgent de permettre à des enfants de jouer, plutÎt que de les faire chier avec des activités socio-éducatives?
                                      Oh que si! Ne me lance pas lĂ -dessus ha ha ha! Dans le sujet sur les tap j’avais fait une petite analyse sĂ©mantique : tous les “experts” qui vantaient la rĂ©forme utilisaient un vocabulaire de contremaĂźtre : performance, rendement, efficacitĂ©, travail…


                                      @moilapa

                                      En plus de la littĂ©rature traitant spĂ©cifiquement de cette “Ă©ducation populaire”, il est peut ĂȘtre intĂ©ressant de se pencher sur les ouvrages parlant de l’histoire des vacances en France.
                                      Sachant que plus haut je disais que selon moi l’expression “Ă©ducation populaire” est galvaudĂ©e en france, je pense mĂȘme qu’il serait forcĂ©ment plus intĂ©ressant de se pencher sur ce qui parle d’autre chose que “l’Ă©ducation populaire”.
                                      L’histoire des vacances, l’histoire du travail des enfants, l’histoire de l’esclavage, l’histoire de la piraterie, l’histoire de l’Ă©cole, etc.

                                      Cette fameuse “Ă©ducation populaire” n’a jamais autre chose que d’aider les gouvernants Ă  maĂźtriser ce peuple…
                                      Oui, voilĂ . Et c’est prĂ©cisĂ©ment pour ça que je suggĂ©rais de diffĂ©rencier la mĂ©thode (le sens rĂ©el de “Ă©ducation du peuple par le peuple”) et les institutions (l’animation pour enfants).
                                      On garde la mĂ©thode, c’est Ă  dire tout ce qui permet aux gens de communiquer entre eux, de s’informer entre eux, d’avoir conscience au mieux des instruments du pouvoir pour pouvoir au mieux s’en dĂ©faire.
                                      On laisse tomber les institutions qui se prĂ©tendent d’Ă©ducation populaire (et qui n’en sont pas Ă  mon avis), ou mieux : on rĂ©vĂšle leur hypocrisie.

                                      Si vous avez 1h20 devant vous, vous devriez voir cette vidĂ©o : Francis Dupuis-DĂ©ri, histoire du mot “dĂ©mocratie”. Si cette personne voit juste, et s’il en va de mĂȘme pour “Ă©ducation populaire”… on a tout intĂ©rĂȘt Ă  savoir ce que ça signifie et Ă  comprendre comment on nous en prive.

                                      #31165
                                      moilapa
                                        @moilapa

                                        En plus de la littérature traitant spécifiquement
                                        de cette “Ă©ducation populaire”, il est peut
                                        ĂȘtre intĂ©ressant de se pencher sur les
                                        ouvrages parlant de l’histoire des vacances
                                        en France.
                                        Cette peur face Ă  ces ouvriers, ce peuple
                                        qui allait obtenir des vacances ! du loisir !
                                        De l’oisivetĂ© ! Ce que ça allait forcĂ©ment
                                        amener de libérations incontrÎlées de
                                        toutes sortes de pulsions… forcĂ©ment. Et
                                        de ce qu’il fallait faire pour occuper “sainement”
                                        ce peuple hors du temps travail, l’encadrer…

                                        Le mĂȘme discours servi pour justifier
                                        la nécessité de contrÎle des enfants
                                        pendant leurs loisirs, justifier la nécessité
                                        de l’Ă©ducation dans le loisir (ce qui n’a
                                        proprement aucun sens : et ce qui fait qu’il
                                        ne s’agit plus de loisirs : que ce soit les
                                        colos, les centres aérés et autres formes
                                        de “dĂ©bilisation” de l’enfant…

                                        Tout ça pour cette seule idée de
                                        “contrĂŽle de connard de peuple”…

                                        Si il avait s’agit de rĂ©ellement agir pour
                                        les citoyens et la sociĂ©tĂ©, s’agissant
                                        par exemple de l’enfance,
                                        tous ces trou du cul
                                        auraient lutter Ă  changer l’Ă©cole, changer
                                        l’idĂ©e mĂȘme de ce que pourrait ĂȘtre l’Ă©ducation…
                                        Au lieu de ça, ils ont fait mĂ©tier d’aller faire
                                        chier les gosses sur leurs maigres
                                        temps de loisirs : je vais t’Ă©duquer connard,
                                        parce que j’estime que tu dois ĂȘtre Ă©duquer.
                                        Parce que moi je sais ce qui bien pour toi…

                                        Tous ces trous du cul, bizarrement, ne
                                        parlent pas de leurs loisirs Ă  eux, de
                                        ce que l’on pourrait estimer nĂ©cessitĂ©
                                        d’Ă©ducation… l’Ă©ducation, c’est bon ici
                                        pour les autres…

                                        Il y a quelque chose de logique Ă  ce que les
                                        mĂȘmes sacĂ merde qui dĂ©fendent “l’animation
                                        socio cul” dĂ©fendent cette “Ă©ducation
                                        populaire”…

                                        Cette fameuse “Ă©ducation populaire” n’a
                                        jamais autre chose que d’aider les gouvernants
                                        Ă  maĂźtriser ce peuple…

                                        A quoi servent tous ces trous du cul d’animateurs,
                                        partout en France, si ce n’est Ă  participer
                                        Ă  ce contrĂŽle ?

                                        #31170
                                        XXYYZZ
                                          @xxyyzz

                                          AvĂ© Ă  tous 🙂
                                          Comme j’ai un peu la flemme je me contente de donner quelques textes d’auteur sur l’Education Populaire.
                                          Bien sur je suis d’accord avec ces textes.

                                          L’ Education Populaire est le dĂ©veloppement de la pensĂ©e critique du plus nombre. Ardoino

                                          L’ensemble des moyens qui permettent de donner Ă  tous les Hommes l’instruction et la formation nĂ©cessaires afin qu’ils deviennent des citoyens aptes Ă  participer activement Ă  la vie du pays. CacĂ©res

                                          L’Education populaire n’est pas seulement l’éducation pour tous, c’est la possibilitĂ©, pour tous, de poursuivre, au delĂ  de l’école, et durant toute leur existence, le dĂ©veloppement de leur culture intellectuelle, esthĂ©tique, professionnelle, civique et morale. Plan Langevin-Vallon

                                          La culture doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matĂ©riels, intellectuels et affectifs, qui caractĂ©risent une sociĂ©tĂ© ou un groupe social. Elle englobe, outre les Arts et lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systĂšmes de valeurs, les traditions et les croyances. UNESCO

                                          Qu’on m’entende bien ! Il ne s’agit pas de distribuer une culture au rabais, qu’on aurait baptisĂ© populaire pour en marquer la pauvretĂ©, mais au contraire de crĂ©er, pour de larges masses, dans l’ordre de l’esprit, l’instrument de leur libĂ©ration et de leur dignitĂ©. LĂ©o Lagrange

                                          Et je vais au vent devant toi, comme une feuille qui sait oĂč les portes s’ouvrent. Paul Celan

                                          Ensuite reste comment et avec quels moyens, appliquer ces belles phrases. 😳 :hammer:

                                          Au sujet des grandes fĂ©dĂ©rations, je pense qu’il est difficile de gĂ©nĂ©raliser. MalgrĂ© un fond commun, les pratiques sont trĂšs diffĂ©rentes suivant les associations, les petits groupes, les personnes .

                                          Allez bye :coucoub:

                                          #31177
                                          michmuch
                                            @michmuch

                                            balthazaar a Ă©crit :
                                            Tu as l’air de trouver inutile politique et idĂ©ologies, je ne suis pas de cet avis.

                                            Je ne trouve pas inutile Politique et IdĂ©ologie… Je dĂ©nonce le faire de ne faire que cela. Et dans le cas de CrĂ©Ă©TaColo, c’est cela que je dĂ©nonce. Ne faire que du politique, du discours hors sol, de l’incantation…

                                            Ce qui est marrant dans ton propos, c’est que tu fais la diffĂ©rence entre Educ pop au sens noble, fĂ©dĂ©, Ă©duc pop institutionnelle, Ă©duc pop en tant que mĂ©thode… Tout ceci montre bien l’objet ectoplasmique qu’est l’Ă©duc pop… L’Ă©duc pop c’est l’Ă©duc pop, il n’y a pas la Vrai, la Fausse ou la MĂ©thode… Il y a l’Ă©duc pop et ce pourquoi elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e.

                                            Pour ce qui est de la mĂ©thode, c’est quoi la mĂ©thode? Soit on revient Ă  ce que je dis, c’est Ă  dire faire de la pĂ©dagogie et mettre au travail en mĂȘme temps les valeurs, les savoirs et la pratique (autrement dit : le politique, la science et le comment on fait), soit on parle simplement de mĂ©thode et cela relĂšve du mĂȘme dĂ©lire que de faire uniquement du politique… La mĂ©thode Ă©duc pop, c’est quoi? l’Ă©ducation nouvelle? alors si c’est cela on peut en parler… on peut parler du comment l’Ă©ducation nouvelle et les fĂ©dĂ©s ont construit le projet libĂ©ral/capitaliste qui est en place aujourd’hui…

                                            Vous pouvez toujours essayer de dĂ©fendre l’Ă©duc pop en la dĂ©coupant entre vrai et fausse, le problĂšme reste.. C’est l’educ pop le problĂšme…

                                            balthazaar a Ă©crit :
                                            Si on gĂšre des gens comme du bĂ©tail en suivant des recettes, on fait peut-ĂȘtre du loisir, mais probablement pas de l’Ă©ducation populaire.

                                            Pourtant les fĂ©dĂ©s ne font ni de l’Ă©duc pop, ni du loisir…
                                            Peut faudrait-il dĂ©jĂ  que nous fassions du loisir, que l’animation fasse du jeu. Regarde la rĂ©forme des rythmes scolaires, ne serait-il pas urgent de permettre Ă  des enfants de jouer, plutĂŽt que de les faire chier avec des activitĂ©s socio-Ă©ducatives? Étrangement, les fĂ©dĂ©s s’accordent toutes pour dire qu’il y a une place pour des activitĂ©s Ă©ducatives dans ces temps…C’est quoi alors la diffĂ©rence entre une activitĂ©s scolaires organisĂ©es par un enseignant et une activitĂ© socio-Ă©ducatives organisĂ©es par un animateur? Entre le paternalisme scolaire, le paternalisme de l’Ă©duc pop et la famille, quelle est la place de l’enfant? du jeu? du loisir? On peut dire tout ce qu’on veut mais Ă©cole et Ă©duc pop sont les deux mains d’un mĂȘme PĂšre.

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